Archives par mot-clef : théâtre

Sortir au théâtre : La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht

Publié le par La rédaction NRP

Cette année, deux metteurs en scène ont fait le choix de monter la pièce de  Bertolt Brecht.

Le spectacle mis en scène par Dominique Pitoiset, avec Philippe Torreton,  termine sa tournée à la Passerelle de Saint-Brieuc les 26 et 27 avril (réservations 02 96 68 18 40).

À la Comédie française, la pièce, mise en scène par Katharina Thalbach sera jouée jusqu’au 30 juin. La distribution est époustouflante, et les jeunes qui assistent à la représentation en sortent enthousiastes (réservation pour les groupes d’élèves : 01 44 58 15 03).

 

10_04_theatre

 

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , ,

NRP_mai2016_couv_supp_college_mini
Edmond Rostand, Cyrano de Bergerac – n°648-2 mai/juin 2016

Publié le par La rédaction NRP

4e

Voir la fiche produitSommaire du supplément

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , ,

NRP_nov2015_couv_college_mini
Figures du roi – n°645 novembre 2015

Publié le par La rédaction NRP

Arthur, le roi médiéval (5e)

Le pouvoir royal dans le théâtre de Corneille (4e)

Le Roi se meurt, figure tragique ou dégradée du roi (3e)

 

Voir la fiche produitSommaire de la revue

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , ,

NRP_sept2015_couv_college
Contes et nouvelles – n°644 septembre 2015

Publié le par La rédaction NRP

Le Petit Chaperon Uf, un conte théâtral de J.-C. Grumberg (6e)

Le Graal selon Barjarvel, entre tradition et modernité (5e)

Nouvelles à chute, un art du trompe-l’œil (4e)

 

Voir la fiche produitSommaire de la revue

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , ,

Une Belle Saison pour l’enfance et la jeunesse

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

La Belle Saison

La Belle Saison, lancée par le ministère de la Culture, vise à faire découvrir toutes les richesses de la création dans le domaine des arts vivants pour le jeune public. Sa programmation dans toute la France s’étend jusqu’à fin 2015, mais elle a vocation à susciter une dynamique pérenne. L’ouverture a eu lieu lors du Festival d’Avignon cet été.

Au même moment, au Festival, était repris Mai, juin, juillet de Denis Guénoun dans la mise en scène de Christian Schiaretti. Un spectacle inégal qui, revenant sur divers événements de l’année 68 (occupation de l’Odéon dirigé à l’époque par Jean-Louis Barrault, réunion à Villeurbanne de directeurs de centres dramatiques et de maisons de la culture, altercations de jeunes spectateurs avec Jean Vilar à Avignon), a le mérite de faire réfléchir, justement, sur certains rapports de la jeunesse au théâtre. Le modèle de transmission que Vilar proposait aux jeunes n’est plus compris et s’écroule en 68, explique Schiaretti. En mai, une partie de cette jeunesse veut se couper de l’art en empêchant les représentations à l’Odéon et en lançant « Plus jamais Claudel ! ». En juillet, Vilar est contesté au profit de la contre-culture américaine – incarnée notamment par le Living Theatre de Julian Beck. Entretemps, en juin, les directeurs de théâtre prennent conscience du « non-public », c’est-à-dire de tous ceux qui sont coupés de la culture, et cherchent un moyen de développer la démocratisation culturelle. « Si le mot de culture peut encore être pris au sérieux, c’est dans la mesure où il implique l’exigence d’une intervention effective tendant à modifier les rapports actuels entre les hommes, et, par conséquent, d’une enquête active entreprise de proche en proche en direction de tous : c’est-à-dire, enfin, une authentique action culturelle » écrivaient-ils alors, soulignant aussi « l’urgence d’inclure l’étude du théâtre pour l’enfance dans toute réflexion sur la culture ».

Mai, juin, juillet de Denis Guénoun, mise en scène de Christian Schiaretti Du 26 mai au 6 juin 2015, TNP de Villeurbanne

Aujourd’hui, et depuis longtemps, des créations et des projets de médiation de grande qualité sont diffusés par des professionnels engagés (enseignants, auteurs, artistes, éditeurs…). La Belle Saison les recense et leur donne un coup de projecteur. Cela fait grincer les dents de certains, qui déplorent une opération de communication – « Label Saison » ! – plutôt que de production, en l’absence de financements. Il est cependant important de favoriser les coopérations et de soutenir l’innovation dans les parcours et les créations tournés vers la jeunesse, ne serait-ce qu’en donnant aux meilleures d’entre eux une plus grande visibilité. Par ailleurs, le dispositif CLEA (contrat local d’éducation artistique) se développe sur l’ensemble du territoire. Il est destiné aux jeunes et permet notamment d’organiser des résidences-missions, financées par les DRAC : un artiste est présent plusieurs mois pour transmettre sa démarche, en lien avec les équipes éducatives. Pour les artistes qui viennent dans les classes, l’action culturelle devrait être plus souvent envisagée comme une recherche artistique enrichissante ; leurs échanges avec les jeunes peuvent leur apporter beaucoup. Certains auteurs sont même amenés, à travers des commandes d’écriture, à écrire spécifiquement pour la classe. C’est le cas de David Lescot, qui prépare une création pour salle de collège…

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , , , , , ,

Falstafe, pour tous les âges

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

Falstafe © Christophe Raynaud de Lage

Falstafe © Christophe Raynaud de Lage

Falstafe de Valère Novarina, pièce directement inspirée du personnage de Falstaff dans le Henry IV de Shakespeare, est adapté pour tout public à partir de 9 ans par le jeune metteur en scène Lazare Herson-Macarel. Son spectacle a été créé cet été au Festival d’Avignon où une attention particulière est portée au jeune public par le nouveau directeur, Olivier Py, qui monte à nouveau son spectacle inspiré d’un conte de Grimm, La Jeune fille, le diable et le moulin.

Lazare Herson-Macarel a raccourci le texte de Novarina, resserré le nombre de personnages, conservé tout ce qui permet de mettre en valeur les ressorts comiques de la pièce et choisi les répliques qui font du personnage principal un Peter Pan. Falstafe est un vieil enfant qui ne veut pas grandir. « Je voudrais que ce soit déjà le soir, que je sois déjà au lit et que tout se soit très bien passé », dit-il, effrayé. Ce poltron truculent, voleur et menteur, refuse le réel. Clin d’œil à Don Quichotte, les scènes sont annoncées comme des chapitres de roman d’aventures : « Où l’on verra… ». Falstafe vit dans l’imaginaire, passe son temps à faire semblant – se déguisant en roi Henry IV, faisant le mort sur le champ de bataille, prétendant avoir combattu vaillamment contre de nombreux assaillants…

Créer une autre réalité, n’est-ce pas justement ce que fait l’artiste ? Falstafe est aussi une pièce sur le théâtre. Le personnage principal, ce Matamore, s’invente des exploits guerriers avec une telle énergie, une telle jubilation du langage, que le public, complice, se prend à y croire et se prête même au jeu de ses mensonges. « Au fond, à ce moment-là, tout le monde a 8 ans dans la salle ! », commente le metteur en scène. Il aime à rappeler ce que lui a confié Novarina : « Il n’y a que les enfants qui me comprennent ». Transformer l’ensemble des spectateurs en jeune public, pourquoi pas ? La démarche de la troupe, qui s’appelle la Compagnie de la jeunesse aimable (en référence à Rimbaud), est de défendre un théâtre populaire avec l’obsession de travailler pour ceux qui n’ont pas l’habitude du théâtre, grâce à l’engagement et la générosité des acteurs.

Le début de la pièce montre l’amitié scandaleuse entre un jeune prince (le futur Henry V) et le vieux Falstafe. Insouciants, ils font la fête sur un air de Don Giovanni, « Fin ch’an dal vino ». Dans un « décor de temps de crise », comme le décrit le metteur en scène – une sorte de décharge où s’amoncellent des objets du quotidien – les deux compères ne cessent de se déguiser, se jouer des tours, car ce lieu est aussi un paradis de l’enfance où l’on fait théâtre de tout ce qui traîne. Dans cet univers burlesque, la couronne est une assiette en papier, le trône du vieux roi Henry IV une poubelle, un instrument de cuisine devient sceptre ou tambour… Mais c’est précisément au cours d’un jeu, lors d’une scène de théâtre dans le théâtre, qu’ils sont amenés à se dire des vérités qu’ils n’auraient pas exprimées autrement, et que le prince va prendre conscience de ses responsabilités, se transformant réellement… Surchargé au début, l’espace se vide à la fin, laissant Falstafe seul. Car cette pièce est aussi le parcours initiatique d’un jeune homme qui accède à l’âge adulte, se réconcilie avec son père, assume son héritage, va de l’avant en abandonnant une part de lui-même. « Je ne te connais pas, vieil homme », dit-il à son ancien compagnon de débauche. Tout se termine en chanson, celle de la fin de la Nuit des Rois, qui est un adieu de la troupe au public.

Que peut apporter Falstafe aux plus jeunes ? « Le sentiment de leur propre liberté », répond Lazare Herson-Macarel. « Le théâtre est un endroit où lancer l’homme, le jeter autrement, le jouer d’un trait, le renouveler d’un saut, le ressusciter d’une chute » (Valère Novarina, L’Envers de l’esprit, 2009).

Des élèves du collège Anselme Mathieu à Avignon ont réalisé avec l’aide de deux journalistes une courte WebTV à partir de leur rencontre avec l’équipe de Falstafe, juste après avoir assisté à la représentation.

Tournée de Falstafe :
- Le 29 novembre à l’Espace du Séquoia à Corné
- Du 15 au 19 décembre au Nouveau Théâtre d’Angers
- Les 7 et 8 avril 2015 au Théâtre du Luxembourg à Meaux
- Du 15 au 25 avril 2015 au Théâtre Paris – Villette<
- Les 27 et 28 avril 2015 au Théâtre Sorano – Jules Julien à Toulouse

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , , ,

Jeunes critiques en Avignon

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

Le Prince de Hombourg, mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti © Christophe Raynaud de Lage

Le Prince de Hombourg, mise en scène de Giorgio Barberio Corsetti © Christophe Raynaud de Lage

Au Festival d’Avignon, des collégiens et des lycéens ont pour la première fois été invités à réaliser, parallèlement au dispositif annuel « Lycéens en Avignon », de brefs reportages sur quatre spectacles, menant une véritable enquête avec micros et caméras.

L’idée est de développer non seulement leur connaissance du spectacle vivant et leur regard critique grâce aux questions qu’ils posent aux équipes artistiques, mais aussi, via la vidéo, de partager leur compréhension de ce qu’ils ont découvert. Reporters en herbe, 36 jeunes d’Avignon (provenant pour certains d’entre eux du collège Anselme Mathieu et du lycée Aubanel) ont participé à l’opération pendant 5 jours avec l’aide de deux journalistes de A Way to Wake Up Productions, qui leur ont appris les bases de la réalisation et du montage. L’ensemble de leurs travaux sont en ligne sous forme de WebTV.

Ainsi, à propos de la mise en scène du Prince de Hombourg de Kleist par Giorgio Barberio Corsetti, les 3e du collège Anselme Mathieu ont interrogé techniciens et comédiens sur le défi technique que constitue la Cour d’honneur du Palais des papes, qui est aussi hantée de fantômes à travers 60 ans de théâtre…

WebTV des collégiens, dossier pédagogique Pièce (dé)montée et captation intégrale du spectacle  (à visionner sur Culturebox d’ici janvier 2015) sont en ligne.

Tournée du Prince de Hombourg :

- Gémeaux, scène nationale de Sceaux : du 5 au 8 et du 10 au 14 février 2015
– Théâtre Liberté à Toulon : les 19 et 20 février 2015
- Théâtre National Populaire à Villeurbanne : du 25 au 8 mars 2015

En visitant la Chartreuse de Villeneuve-lez-Avignon, les collégiens ont également cherché à comprendre comment ce lieu originellement destiné aux moines a pu s’adapter pour accueillir des spectacles. Accès à la Web TV.

Les lycéens, eux, se sont aventurés entre autres du côté de la carrière de pierre de Boulbon pour en explorer les coulisses et interviewer l’équipe artistique japonaise avant la représentation de leur Mahabharata-Nalacharitam. Les questions portent sur  cette épopée indienne et sur leur propre culture, mais aussi sur leurs magnifiques costumes blancs, proches du papier – une matière propre à représenter l’existence abstraite des personnages, éloignés de la vie quotidienne, explique le metteur en scène Satoshi Miyagi. WebTV  et extraits du spectacle .

Espérons que cette belle initiative des « Jeunes critiques en Avignon » sera offerte l’année prochaine à davantage d’élèves parmi ceux qui sont accueillis par les CEMEA pendant le Festival.

 

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , , ,

Queue de poissonne d’Ilka Schönbein et Laurie Cannac

Publié le par La rédaction NRP

Queue de poissonne d’Ilka Schönbein et Laurie Cannac (c) Marinette Delanne

Après Faim de loup (tiré du « Petit Chaperon rouge », une pièce dont vous retrouver une activité dans les ressources du numéro de mai 2011) Ilka Schönbein et Laurie Cannac s’inspirent de « La Petite sirène » pour raconter une autre histoire d’émancipation, de métamorphose et de rencontre destructrice avec le masculin…

 
 
 
 
 

Queue de poissonne, avec Laurie Cannac et Alexandra Lupidi. Mise en scène : Ilka Schönbein.
Conception, marionnettes, manipulation et jeu : Laurie Cannac.
Composition musicale originale : Alexandra Lupidi.
Durée : 1heure, tous publics.

En tournée :

– les 24 et 25 janvier à Pau (Espaces Pluriels) ;
– les 29 janvier et 2 février à Hendaye (Salle Mendizolan) ;
– du 19 au 21 février à Amiens (Maison du théâtre) ;
– le 27 février à Laval (Théâtre de Laval) ;
– le 15 mars à Charleroi (Palais des Beaux-Arts) ;
– le 21 mars à Homécourt (Centre Culturel Pablo Picasso) ;
– le 28 mars à Pont-Scorff (Le Strapontin) ;
– du 1er au 3 avril à Grenoble (Espace 600) ;
– du 13 au 15 mai à Saint-Étienne (Comédie de Saint-Étienne).

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec ,

Une nuit au théâtre

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

Ali Baba de Macha Makeieff - La Criee - Theatre National de Marseille © Brigitte Enguerand

Ali Baba de Macha Makeieff – La Criée – Théâtre National de Marseille
© Brigitte Enguerand

Dans une ville de Perse, il y avait deux frères, dont l’un se nommait Cassim et l’autre Ali Baba…

Ali Baba, Cassim et sa femme bientôt veuve, la rusée Morgiane et un peu moins de quarante voleurs se retrouvent sur le plateau dans la mise en scène de Macha Makeïeff. Si l’on voit souvent des contes européens – ceux de Grimm, Perrault, Collodi – adaptés au théâtre, notamment par Olivier Py et Joël Pommerat, la directrice du théâtre de La Criée à Marseille a choisi un récit oriental très ancien à l’origine incertaine. Ajouté a posteriori au recueil des Mille et une Nuits, Ali Baba et les quarante voleurs en est devenu l’un des plus célèbres épisodes. On reconnaît dans le spectacle les caractéristiques principales du récit, comme les frères que tout oppose, la magie du hasard et du « Sésame, ouvre-toi » ; des éléments arabes traditionnels sont bien présents dans le décor, les costumes, la musique et les danses. Mais certains sont modernisés à plaisir, comme la relation entre Ali et Aziz, son fils paresseux, ou le mariage de celui-ci, non avec Morgiane mais avec un autre… Le spectacle, plein de fantaisie et très rythmé, mélange les langues (perse, arabe, française) et les genres.

Lire la suite

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec , , ,

Il était une fois Cendrillon, Matamore et quelques tours de piste

Publié le par La rédaction NRP

Par Carole Guidicelli

Profitez du printemps pour (re)découvrir trois spectacles très inventifs : Cendrillon, (J. Pommerat), Grand fracas issu de rien (d’après V. Novarina), et Matamore (Cirque Trottola / Petit Théâtre Baraque).
Lire la suite

Publié le par La rédaction NRP
Marqué avec ,

« Caligula » en marionnettes et en musique à la Scène Nationale Evreux

Publié le par admin

Par Gaëlle Bebin

La marionnette de Cesonia dans Caligula © Maroussia Podkosova

Imaginons le dangereux empereur romain – chez Camus une figure de la cruauté qui met en évidence le non-sens de l’existence – réduit à la taille d’une marionnette manipulée à vue, qui chante en italien avec une voix de ténor…

Lire la suite

Publié le par admin
Marqué avec , , ,

Ouverture de la saison des spectacles

Publié le par la redaction nrp

Par Carole Guidicelli

Liste des spectacles cités dans l’article « spectacle » du numéro de septembre

Cyrano de Bergerac, d’Edmond Rostand, mise en scène par Dominique Pitoiset avec Philippe Torreton dans le rôle de Cyrano

  • du 20 février au 2 mars 2012 TnBA (Bordeaux)
  • du 6 mars au 9 mars 2013 au théâtre de Chateauvallon (Ollioules)
  • du 20 au 30 mars 2013 au MC2 (Grenoble)
  • du 17 au 20 avril 2013 à la Comédie St-Étienne (Saint-Étienne)
  • du 22 mai au 1er juin 2013 au théâtre des Célestins (Lyon)
  • le 13 et 14  mai 2013 au Phénix (Valenciennes)

Lire la suite

Publié le par la redaction nrp
Marqué avec ,