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Découvrez la sélection du prix NRP 2015-2016

Publié le par La rédaction NRP

L’été dernier, notre jury, vos collègues professeurs de lettres et professeurs documentalistes, ont lu les 13 romans tous soigneusement choisis par les éditeurs de littérature jeunesse.

Découvrez les remerciements des trois lauréats : Clémentine Beauvais, Françoise Dargent et Eric Pessan

Les Petites reines, Clémentine Beauvais, Sarbacane

Les petites reines Cette année, Mireille Laplanche, Hakima Idriss et Astrid Blomvall ont respectivement été élues Boudin de Bronze, d’Argent et d’Or du collège-lycée Marie-Darrieussecq de Bourg-en-Bresse. Mais il en faut plus pour démonter Mireille qui a bien d’autres soucis en tête, comme son père biologique Klaus Von Strudel qui refuse de la reconnaître ou encore la future naissance du parfait Jacques-Aurélien. Aussi, lorsque les Boudins se rencontrent et découvrent que chacune d’elle a une bonne raison de se rendre à l’Élysée le 14 juillet, elles décident d’y aller et de s’introduire à la garden-party organisée ce jour-là ! Et voilà nos trois « boudinettes » lancées sur les routes de France, reliant, à vélo, Bourg-en-Bresse à Paris en vendant des boudins ! Ce ne sera pas un voyage de tout repos, mais elles peuvent heureusement compter sur le soutien de Kader, alias le Soleil, et les encouragements de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Leur périple ayant provoqué un engouement inattendu de la part des Français, journalistes de presse, de télévision et de radio suivent l’improbable trio tout au long de leur route. Mais quelles sont donc ces mystérieuses raisons qui les poussent à se rendre à Paris ?

Le Choix de Rudi, Françoise Dargent, Hachette jeunesse

Le choix de RudiRudi a cinq ans lorsque sa mère l’emmène pour la première fois à l’Opéra d’Oufa assister à un ballet. Dès cet instant, il sait ce qu’il sera danseur. Mais c’est sans compter sur le retour de son père, ancien soldat, pour qui un homme doit être ingénieur ou médecin, aimer la chasse, se comporter en bon camarade et participer aux réunions du Komsomol. Autrement dit, se fondre dans la masse et obéir aveuglément. Précisément tout ce que ne supporte pas Rudi. Lui, il veut danser, se montrer, il veut voyager dans les pays de l’Ouest, il ne veut pas qu’un obscur parti dirige sa vie. Il est fier, obstiné et insolent. Mais cela peut se révéler dangereux au milieu d’une époque troublée où l’URSS est refermée sur elle-même et où se démarquer du Parti risque à tout moment de vous mener dans un camp de rééducation. Cependant, c’est aussi ce qui permettra Rudi de s’imposer peu à peu à sur scène jusqu’à devenir Rudolf Noureev, le danseur étoile le plus admiré du XXe siècle.

Aussi loin que possible, Eric Pessan, L’École des loisirs

Aussi loin que possibleAntoine et Tony ont disparu. Tout commença par un défi : savoir lequel des deux courrait le plus vite. Rien ne fut prémédité. Aucune concertation. Pourtant, ce défi qui ne devait durer que quelques secondes se transforme en un marathon qui entraîne les deux collégiens loin de chez eux. Un sentiment nouveau de liberté s’empare d’eux, leur permettant d’échapper quelques instants à leurs problèmes : Antoine, à la violence de son père, Tony, à la peur d’être à tout moment expulsé de France avec sa famille. Mais, recherchés et à bout de force, les deux adolescents veulent donner un sens à leur course afin de transformer en victoire ce qui aux yeux de tous passe pour une simple fugue. C’est alors qu’Antoine a une idée…

Vous découvrirez dans un dossier riche et illustré les résumés, biographies et extraits des livres qui ont concouru au prix. Sans oublier des avis de lecture de chaque membre du jury sur les livres qui leur ont particulièrement plu. (Cliquez sur l’image pour le découvrir).

Prix NRP

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Interviews des lauréats du Prix NRP 2014-2015

Publié le par La rédaction NRP

Par Claire Beilin-Bourgeois

Élise Fontenaille,Les Trois sœurs et le dictateur Le Rouergue

Les trois soeurs et le dictateur, Elise Fontenaille, Le RouergueLe 25 novembre 1960, Patria, Minerva et María Tereza Mirabal sont assassinées sur ordre de Rafael Trujillo, l’homme qui régna sans partage sur la République dominicaine pendant près de trente ans. À travers le regard de Mina, jeune Californienne partie sur les traces de sa grand-mère Minerva, Élise Fontenaille nous raconte cette histoire dans Les Trois Sœurs et le Dictateur (Le Rouergue, 2014).

Qu’est-ce qui vous a menée vers ce récit?
C’est un couple de professeurs documentalistes. En poste au Canada, ils avaient aimé mon livre Les Disparues de Vancouver. Ils m’ont donc invitée à en parler, et nous avons sympathisé. Ils ont ensuite déménagé en République dominicaine, où je suis allée leur rendre visite. Or, c’était le 25 novembre, jour de l’assassinat des sœurs Mirabal. Nous avons visité la maison des Mirabal ce jour anniversaire, où a lieu le rassemblement des descendants. Je me suis retrouvée au cœur d’une famille très chaleureuse. Les petites-filles que j’ai rencontrées étaient élégantes, raffinées. Je me suis attachée à ces femmes qui n’étaient pas des pasionaria, qui représentaient à mes yeux la sophistication contre la barbarie, l’intelligence contre la bestialité. Parce qu’elles constituaient à mon sens une belle mythologie, très solaire, en revenant en France, j’ai proposé spontanément au Rouergue d’en faire un roman.
Comment cette rencontre s’est-elle déroulée ?
J’ai rencontré la dernière sœur survivante. D’une certaine manière, j’ai recueilli ses dernières paroles, puisqu’elle est morte peu après la parution du roman. Le jardin m’a marquée, car c’est là que j’ai rencontré la famille des sœurs Mirabal. Lieu de révélation mais aussi symbole, il est aussi devenu un personnage essentiel du roman.
Comment concevez-vous un roman historique ?
J’aime révéler des histoires méconnues. Chaque fois que j’écris un roman, je fais de telles recherches que j’apprends beaucoup, et j’en transmets une partie. Je n’avais jamais entendu parler de Trujillo, et mes amis m’ont prêté tous les livres possibles. Dans le roman, on invente pour transmettre quelque chose. Ce morceau d’Histoire avait pour moi quelque chose de mythologique : une trinité, le combat du bien contre le mal. C’est certes un texte politique, mais leur histoire dit bien davantage le combat de la liberté contre la tyrannie et de la culture contre la barbarie.
Comment envisagez-vous votre métier d’écrivain ?
J’écris une histoire pour que les enfants lisent. Chaque lecteur est créateur, l’impact du livre est différencié. Je suis très contente de la réception de ce livre ; l’accueil a été immédiatement chaleureux.
Est-ce qu’écrire pour la jeunesse est une activité particulière pour vous ?
J’écris très vite pour la jeunesse. Je peux écrire un roman en trois jours. Ça va beaucoup plus vite que pour les adultes, parce que je me sens proche des jeunes, ça m’est très naturel de communiquer avec eux. C’est la plus belle part de mon travail d’écrivain, et je crois que c’est le lectorat qui m’importe le plus. Je continue pour les adultes parce que ça me confère un statut : en n’écrivant que de la littérature jeunesse, on prend le risque de se sentir un peu en marge. Mais il n’y a pas pour autant de division entre les deux : le livre jeunesse doit être lu par des adultes avec plaisir. Cependant, soyons honnête : il faut plus de simplicité pour la jeunesse. La Fête au bouc de Vargas Llosa ne peut pas être lu par la jeunesse. J’écris court aussi pour que tous les jeunes de tous les milieux me lisent. Je n’ai qu’une règle, c’est ne pas désespérer la jeunesse. Il me faut une note d’espoir.
Qu’est-ce qui a motivé la forme de la fiction, à mi-chemin entre le récit et la lettre ?
Ce récit adressé par la petite fille à son amie d’origine haïtienne restée en Californie est un clin d’œil à la dualité Haïti-Saint-Domingue. La forme est donc symbolique. Les deux amies illustrent la dualité de l’île. Je voulais parler des Haïtiens car la dichotomie entre les deux côtés est très forte, et le racisme très présent. J’écris davantage par imprégnation. Pour Les
Trois Sœurs, je me suis laissée porter par le lieu, et par ces deux faces d’un même milieu.
Et comme c’est une histoire de sororité, le dialogue des deux amies fait miroir.
Quels sont vos projets ?
Mon prochain roman pour la jeunesse se passera au Pérou. Ce sera l’histoire d’une
jeune fille qui vient d’avoir son bac, et prend l’avion avec sa mère pour rejoindre son père.
L’avion est pulvérisé, et la jeune fille survit à une chute de dix mille mètres, sauvée d’une mort certaine par les arbres, qui ralentissent sa chute. C’est un personnage incroyable de survivante, et cette histoire vraie est aussi un conte de fée. Il me tarde vraiment de m’y mettre.

Johan Héliot ,Les Substituts Le Seuil jeunesse

Les substituts, Johan Héliot, le Seuil
Dans le monde imaginé par Johan Heliot, les substituts sont des esclaves dotés d’un vocabulaire minimum, privés de tout savoir superflu. Mais Tya n’est pas comme les autres, elle le sait, et quand, à l’âge de 14 ans, elle part travailler comme les autres substituts, elle trouve les moyens de décupler cette force qui l’habite. Les Substituts (Seuil, 2014) est un roman haletant, mais aussi une réflexion sur la puissance du savoir.

Le projet de ce roman très politique est-il né dans un contexte particulier ?
Pas vraiment, sinon l’envie de m’intéresser à un personnage dont l’intelligence et la perception du monde évoluent de manière radicale entre les premières et les dernières pages du roman, et de jouer avec le style en ce sens, puisque ce personnage est aussi la narratrice. Ce procédé a déjà été utilisé dans un classique de la science-fiction, Des fleurs pour Algernon, mais je l’ai adapté au cadre d’une dystopie dans laquelle la limitation de l’intelligence constitue une sanction à l’encontre des descendants des responsables de la catastrophe initiale.
Au-delà du plaisir d’être embarqué dans l’aventure, qu’attendez-vous du jeune lecteur ?
Qu’il réalise sa chance de vivre et grandir dans une société comme la nôtre, malgré ses imperfections, car la transmission des connaissances y joue un rôle prépondérant – mais est-elle un principe acquis pour toujours ? Je ne cite pas pour rien Condorcet en exergue ! J’aimerais que le jeune lecteur comprenne quel cauchemar serait une société sans apprentissage (donc sans école !), car elle ne produirait que des populations d’esclaves, comme les substituts.
Quelle liberté vous apporte le choix de la science-fiction ?
Celle de repousser très loin les limites du cadre réaliste, justement, pour mettre en lumière des problèmes très actuels, par effet d’opposition. La science-fiction utilise le futur comme décor, mais elle parle des problèmes d’aujourd’hui. Par exemple, la suppression des cours d’histoire dans certains niveaux de formation m’apparaît un phénomène inquiétant – quelles autres matières seront ensuite rayées de la carte ? Partant, quels élèves formera-t-on, coupés de leur passé ? Un problème actuel que j’ai donc transposé dans un futur relativement proche, et développé à l’extrême, car décrire un monde cauchemardesque est toujours plus amusant ! Ensuite, la science-fiction m’apporte une totale liberté dans le choix des personnages et créatures qui jalonnent le parcours de mes héros, dans l’élaboration de décors propres à frapper les imaginations (du moins je l’espère !).
Dans quel but avez-vous peuplé votre roman de personnages assez complexes, et rarement d’une seule pièce ?
J’assume totalement leur complexité et l’absence de manichéisme ! Chacun, qu’il soit d’abord perçu comme bon ou mauvais, est animé d’intentions justifiables de son point de vue, et mon héroïne finit par les comprendre, même si elle ne peut toutes les accepter. Son apprentissage du monde passe d’abord par celui du vocabulaire – elle découvre que nommer les choses lui confère un pouvoir sur elles – puis par celui de la complexité du réel. Elle poursuivra ce cheminement sur un plan plus personnel dans le tome 2, d’ailleurs.
Pour ce roman très dynamique, avez-vous voulu une écriture qu’on pourrait qualifier de cinématographique ?
J’aborde généralement tous mes romans avec un point de vue cinématographique, dans la mesure où je visualise les scènes avant leur écriture, imaginant parfois même les mouvements de caméra. Je ne sacrifie pas pour autant l’introspection, mais je m’arrange pour la mêler à l’action autant que possible. Cela me vient, je pense, de mon côté cinéphage (plutôt que cinéphile) et aussi de mon amour du roman noir où, le plus souvent, la psyché des personnages apparaît dans l’action.
Avez-vous pensé à d’autres romans qui allient ainsi la science-fiction, l’aventure, à la philosophie et la politique, en écrivant celui-ci ?
Je pourrais citer la plupart des dystopies classiques produites par la science-fiction, comme Le Meilleur des mondes ou Farenheit 451, pour le rôle crucial de la préservation et de la transmission des connaissances. Chaque fois que j’écris un roman de science-fiction, je sais – plus ou moins ! – sur quelles bases je m’appuie dans la déjà longue histoire de cette littérature, même si ce n’est pas forcément conscient au départ.
Vous écrivez des romans pour tous les publics : vous imposez-vous des contraintes spécifiques quand vous écrivez pour des enfants ou des adolescents ?
Pas au niveau de la complexité, surtout – les ados ne sont pas idiots, ils ont le même cerveau que nous, juste un peu moins rempli ! Au niveau du rythme de l’action, je m’efforce de le maintenir soutenu. J’écris plus rarement pour les plus jeunes, car justement de nouvelles contraintes s’imposent alors.

Yann Rambaud , Gaspard des profondeurs Hachette Jeunesse

Gaspard des profondeurs, Yann Rambaud, Hachette
La mère de Gaspard ne va pas bien. Elle passe ses journées à fabriquer des rideaux assise à sa machine à coudre. Et cela fait trop longtemps que Gaspard n’a pas vu son père. Technicien dans un théâtre, il est en tournée et ne répond à aucun de ses appels. Un soir, c’est est trop, il part le chercher pour le ramener à la maison. Mais chemin faisant, une étrange musique l’entraîne dans une forêt peuplée de rêves et de cauchemars. Ce premier roman, Gaspard des profondeurs (Hachette Jeunesse, 2014), nous raconte l’épopée de Gaspard, sa rencontre avec Honoré, un ami, un vrai, et le voyage initiatique qui le conduira à lui-même.

Quel était votre projet en amorçant l’écriture de ce roman : écrire sur l’enfance ?
J’avais envie avant tout d’écrire sur l’enfance, mais aussi sur l’histoire d’une amitié forte. Au départ, j’avais en tête les deux mondes, avec l’alternance des deux histoires, c’est à peu près tout. J’avais le début et la fin, mais pas grand-chose entre les deux.
Quel sens donnez-vous au thème de la « profondeur », par rapport à l’« épaisseur » psychologique, plus attendue ?
Quand j’ai travaillé sur les créatures de la forêt, j’ai fait en sorte que chacune renvoie à une partie de la vie de Gaspard, que chacun des personnages se rattache à des émotions.
À travers eux et grâce à eux, il affronte toutes ses peurs. Ils ont beau appartenir à un autre monde, ces personnages existent vraiment. Mamie est d’ailleurs, avec Honoré, un des personnages auxquels les lecteurs disent le plus s’identifier. Au début, le roman devait s’appeler Gaspard et les touchécorces. Le titre définitif est venu naturellement, il s’est imposé peu à peu. Il disait bien la troisième dimension du roman, la manière dont ce monde de la forêt rend compte de la complexité psychologique. Et puis, comme certains l’ont perçu, il crée un jeu de mots qui annonce la fin : la profondeur est une sorte d’annonce du De profundis de la messe des morts.
Diriez-vous de votre roman que c’est un récit fantastique ?
Ce n’est pas un univers fantastique comme on peut le penser. J’utilise le fantastique pour mieux encore ancrer mon histoire dans la réalité, celle des rêves, de l’intérieur. Je recherche ces moments où la frontière entre le surnaturel et le réel est ténue. Cela tient aussi à ma profession : je suis éducateur et je travaille avec des adultes handicapés mentaux. Avec eux, la confusion est souvent totale, et j’aime quand la frontière entre le monde tangible, rationnel et celui des rêves, de l’intérieur, de la folie est fragile. Et puis, j’ai choisi le fantastique parce qu’il véhicule de la poésie et de la mythologie. Je trouve utile de raviver le lien que les enfants peuvent entretenir avec le mythe.
Gaspard des profondeurs est un premier roman, et on a le sentiment que vous le portiez depuis longtemps : à juste titre ?
J’ai mis longtemps, en effet, à le digérer. J’ai dû aussi beaucoup travailler pour construire
les deux mondes parallèles. Le monde de la forêt a imposé une construction et beaucoup de réflexion pour qu’il soit cohérent et qu’il ait du sens. Il a fallu aussi prendre garde à ne pas tout dire, et à conserver une certaine linéarité pour ne pas perdre le lecteur.
Avez-vous éprouvé une difficulté particulière à traiter le thème du deuil dans un roman pour la jeunesse?
Le thème du deuil est un thème difficile, dont on a toujours tendance à vouloir trop protéger les enfants, ce qui n’est pas nécessairement une idée très judicieuse. Et on arrive dans notre société à une situation inquiétante : on surprotège les enfants, et on voit des adultes qui à un âge avancé n’ont jamais été confrontés à la mort, qui n’ont jamais vu un cadavre.
Pourquoi, pour un premier roman, avez-vous choisi d’écrire un roman pour la jeunesse ?
Moi, je ne savais pas que j’écrivais pour la jeunesse. J’écrivais cette histoire, je la faisais lire, et progressivement, les lecteurs ont évoqué la littérature jeunesse. C’est aussi la rencontre avec Cécile Terouanne chez Hachette jeunesse qui a clairement orienté l’écriture vers ce public. Mais le roman s’adresse aussi à un public adulte. Lors d’une signature, un homme assez âgé qui avait perdu son père jeune m’a dit avoir retrouvé, dans cette lecture, des émotions qui le renvoyaient à cette période.
Avez-vous d’autres projets ?
Oui, plusieurs. J’ai écrit un livre qui sortira en avril, Teddy n’a qu’un œil. Il raconte l’histoire d’un frère et d’une sœur qui vivent près d’une maison de retraite. Ils s‘aventurent souvent vers la maison de retraite et découvrent Teddy, un gros lézard qui n’a qu’un œil. Intrigués, ils cherchent à comprendre de quoi se nourrit le gros lézard. J’ai écrit ce livre pour des enfants plus jeunes, mais il parle aussi de sujets graves.

Interviews parues dans la revue NRP Collège de janvier 2015

Publié le par La rédaction NRP
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Une Belle Saison pour l’enfance et la jeunesse

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

La Belle Saison

La Belle Saison, lancée par le ministère de la Culture, vise à faire découvrir toutes les richesses de la création dans le domaine des arts vivants pour le jeune public. Sa programmation dans toute la France s’étend jusqu’à fin 2015, mais elle a vocation à susciter une dynamique pérenne. L’ouverture a eu lieu lors du Festival d’Avignon cet été.

Au même moment, au Festival, était repris Mai, juin, juillet de Denis Guénoun dans la mise en scène de Christian Schiaretti. Un spectacle inégal qui, revenant sur divers événements de l’année 68 (occupation de l’Odéon dirigé à l’époque par Jean-Louis Barrault, réunion à Villeurbanne de directeurs de centres dramatiques et de maisons de la culture, altercations de jeunes spectateurs avec Jean Vilar à Avignon), a le mérite de faire réfléchir, justement, sur certains rapports de la jeunesse au théâtre. Le modèle de transmission que Vilar proposait aux jeunes n’est plus compris et s’écroule en 68, explique Schiaretti. En mai, une partie de cette jeunesse veut se couper de l’art en empêchant les représentations à l’Odéon et en lançant « Plus jamais Claudel ! ». En juillet, Vilar est contesté au profit de la contre-culture américaine – incarnée notamment par le Living Theatre de Julian Beck. Entretemps, en juin, les directeurs de théâtre prennent conscience du « non-public », c’est-à-dire de tous ceux qui sont coupés de la culture, et cherchent un moyen de développer la démocratisation culturelle. « Si le mot de culture peut encore être pris au sérieux, c’est dans la mesure où il implique l’exigence d’une intervention effective tendant à modifier les rapports actuels entre les hommes, et, par conséquent, d’une enquête active entreprise de proche en proche en direction de tous : c’est-à-dire, enfin, une authentique action culturelle » écrivaient-ils alors, soulignant aussi « l’urgence d’inclure l’étude du théâtre pour l’enfance dans toute réflexion sur la culture ».

Mai, juin, juillet de Denis Guénoun, mise en scène de Christian Schiaretti Du 26 mai au 6 juin 2015, TNP de Villeurbanne

Aujourd’hui, et depuis longtemps, des créations et des projets de médiation de grande qualité sont diffusés par des professionnels engagés (enseignants, auteurs, artistes, éditeurs…). La Belle Saison les recense et leur donne un coup de projecteur. Cela fait grincer les dents de certains, qui déplorent une opération de communication – « Label Saison » ! – plutôt que de production, en l’absence de financements. Il est cependant important de favoriser les coopérations et de soutenir l’innovation dans les parcours et les créations tournés vers la jeunesse, ne serait-ce qu’en donnant aux meilleures d’entre eux une plus grande visibilité. Par ailleurs, le dispositif CLEA (contrat local d’éducation artistique) se développe sur l’ensemble du territoire. Il est destiné aux jeunes et permet notamment d’organiser des résidences-missions, financées par les DRAC : un artiste est présent plusieurs mois pour transmettre sa démarche, en lien avec les équipes éducatives. Pour les artistes qui viennent dans les classes, l’action culturelle devrait être plus souvent envisagée comme une recherche artistique enrichissante ; leurs échanges avec les jeunes peuvent leur apporter beaucoup. Certains auteurs sont même amenés, à travers des commandes d’écriture, à écrire spécifiquement pour la classe. C’est le cas de David Lescot, qui prépare une création pour salle de collège…

Publié le par La rédaction NRP
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Prix NRP 2013-2014… Les résultats

Publié le par La rédaction NRP

Et voilà nous y sommes… les résultats tant attendus de cette nouvelle édition du Prix NRP littérature jeunesse vont être dévoilés.  Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps…                   

Les lauréats sont : 

 

COUV bacha posh OK HDBacha Posh  de Charlotte Erlih, aux éditions Actes Sud junior

 

 

SweetSixteen HDSweet Sixteen d’Annelise Heurtier, aux éditions Casterman


 

norlande

Norlande de Jérôme Leroy, aux éditions Syros

 

 

Félicitations à nos trois lauréats… Merci également aux autres auteurs et éditeurs qui ont participé avec de très beaux ouvrages.  

Le prix à été remis officiellement ce mercredi 27 novembre dans une ambiance festive à l’occasion d’une rencontre entre les auteurs, les éditeurs, les membres du jury et bien sûr l’équipe NRP.

Charlotte Erlih, l'auteur de "Bacha Posh" chez Actes Sud Junior entourée de son éditeur et de son attachée de presse.

Charlotte Erlih, l’auteur de « Bacha Posh » chez Actes Sud Junior entourée de son éditeur et de son attachée de presse.

 

Brigitte Ventrillon, l'éditrice d'Annelise Heurtier, lit ses remerciements pour "Sweet Sixteen" (Casterman).

Brigitte Ventrillon, l’éditrice d’Annelise Heurtier, lit ses remerciements pour « Sweet Sixteen » (Casterman).

 

 

 

Natalie Beunat, directrice de la collection Rat noir chez Syros, lit les remerciements de l'auteur de "Norlande" Jérôme Leroy en compagnie de Sandrine Mini.

Natalie Beunat, directrice de la collection Rat noir chez Syros, lit les remerciements de l’auteur de « Norlande » Jérôme Leroy en compagnie de Sandrine Mini.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur nos trois gagnants et sur les autres livres de la sélection ? Découvrez notre supplément interactif, en cliquant sur le visuel ci-dessous .  Vous y trouverez : biographie des auteurs, extraits, résumés, avis du jury… À moins d’un mois de Noël, cela vous donnera peut-être quelques idées de cadeaux… 

COUV

 

Encore merci à tous les participants et à l’année prochaine !

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PRIX NRP
Prix NRP littérature jeunesse 2012-2013

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En cette nouvelle année découvrez le l’ensemble de la sélection du prix NRP littérature jeunesse 2012-2013 et ses trois lauréats.

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Pour un été sur la route au son des guitares électriques…

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Pour bien finir l’année scolaire et bien commencer les vacances, voici une petite sélection de romans rock n’roll pour les ados d’aujourd’hui. Trois livres (et une collection) qui ont retenu notre attention par leurs histoires touchantes et authentiques et leurs styles particulièrement rythmés. Un subtil mélange de divertissement et de réflexion, des histoires de jeunes à la recherche d’eux-mêmes et d’une place dans la société.

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Rencontre avec Pierre Péju

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PIERRE PEJU photo C. HELIE

À l’occasion de son nouvel essai Enfance obscure, Pierre Péju, romancier et philosophe, est revenu pour la NRP sur quelques thèmes au centre de son oeuvre. De lui, il faut (re)lire, entre autres : La Petite fille dans la forêt des contes, Robert-Laffont, E.T.A. Hoffmann: une biographie, Phébus, Le Rire de l’ogre, Gallimard, et bien sûr, La Petite Chartreuse, Prix du livre Inter 2003. Lire la suite

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La lecture, une aventure collective

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Par Rachel Godefroy (responsable de la communication du Salon de Montreuil)

Lire est un acte personnel et souvent solitaire. En général, les espaces pour partager ses impressions de lecture sont souvent réduits et pour les enfants, ils se résument habituellement à ceux de la classe, ou sont circonscrits à des cercles de copains déjà lecteurs. La mise en commun de la lecture peut parfois permettre aux enfants d’aller vers un livre qu’ils n’auraient pas forcément choisi seuls ou sans la recommandation d’un parent ou d’un professeur. Chez les enfants et les adolescents, les phénomènes de mimesis peuvent les amener à aimer les mêmes vêtements, les mêmes films, et ceci est valable également pour les livres.

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Rencontre avec Anne Vantal

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Propos recueillis par Yun Sun Limet

Le cahier collège de janvier propose une étude de différentes adaptations de textes fondateurs. S’appuyant sur les livres de la collection Histoires de la Bible, chez Nathan, le cahier revient sur trois épisodes bibliques dont la trahison de Judas, peut-être l’épisode le plus difficile et le plus controversé.
À cette occasion nous avons interviewé Anne Vantal, l’auteur de Judas, l’amitié trahie. Une rencontre éclairante sur son travail de réécriture, ses inspirations et sur le message qu’elle a tenté de faire passer à travers son livre.

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Prix NRP Littérature Jeunesse 2010-2011

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Le prix NRP Littérature Jeunesse 2010-2011 suit son cours…
Vous avez été nombreux à répondre notre appel. Le jury est constitué et les livres sont arrivés des éditeurs. Cette année l’histoire et la vie des adolescents sont à l’honneur, la sélection nous promet aventures et émotions. Lire la suite

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Lire du théâtre

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Mersa Alam
Le numéro de mai-juin 2010 de la Nouvelle Revue pédagogique est consacré au théâtre. Il propose une étude de pièces du théâtre du XXe siècle, mais également des séances de mise en voix, d’improvisation et d’écriture. Dans le cadre de ce numéro, nous vous proposons deux lectures complémentaires qui vous permettront d’aborder en classe deux textes du répertoire de la littérature jeunesse, parus récemment et, pourquoi pas, d’imaginer une mise en scène avec vos élèves. Lire la suite

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