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La danse classique pour tous avec 3e Étage

Publié le par La rédaction NRP
François Alu Hors Cadre

© Julien Benhamou

L’Opéra de Paris est une grande maison qui peut impressionner les néophytes. Mais elle a donné naissance à quelques compagnies, souvent fondées par des danseurs du corps de ballet, qui proposent des spectacles s’affranchissant de certaines conventions artistiques de la vénérable institution tout en en conservant l’excellence technique. Parmi elles, la compagnie 3e Étage offre une approche théâtrale et décalée parfaite pour ceux qui veulent entrer dans la danse.

Une jeune compagnie

La compagnie est créée en 2004 par le danseur et chorégraphe Samuel Murez. Il veut aller au-delà  de l’académisme de l’Opéra, laisser libre cours à son imagination et ses envies chorégraphiques, et répondre à ses envies de spectateur qui ne rejoignent pas toujours celles du public de l’Opéra. Autour de lui, répondent présents ses collègues les plus «  hors-normes » qui tous à l’époque logent…  au 3e étage de l’Opéra Garnier.

Depuis plus de 10 ans, la compagnie parcourt les routes de France et d’ailleurs – leur dernière tournée les a emmenés à Nouméa ­– avec des spectacles aussi extravagants qu’insolites qui revisitent les standards de la danse classique et contemporaine.

François Alu superstar

Leur saison débutera avec deux spectacles exceptionnels à Paris autour du prodige de l’Opéra de Paris, François Alu. À 23 ans, il peut se vanter d’avoir mis le public parisien dans sa poche avec des prestations toujours plus remarquées (et attendues) les unes que les autres. Il aime son art et la scène en général, et cela se voit à la façon dont il la dévore dès qu’il y pose le pied. Charismatique, magnétique, incontrôlable,  ce fan de hip-hop, d’Eminem et de films d’action fait exploser tous les préjugés sur le ballet. Pas étonnant qu’il se sente parfois à l’étroit dans son costume de danseur de l’Opéra. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce spectacle « Hors-Cadre », qui lui permet de s’exprimer avec toute la fougue et la virtuosité qui le caractérisent, tout en faisant découvrir à son public une part plus intime de sa personnalité et de son travail.

Le spectacle alliera danse et théâtre avec des pièces du répertoire de 3e Étage et de nouvelles pièces créées par Samuel Murez.

Pour les novices, ce spectacle, et ceux de la compagnie en général, sont une occasion de découvrir le langage de la danse avec une théâtralité et une modernité qui la rendent plus accessible. Et les adolescents se reconnaitront à coup sûr dans la personnalité de show-man de François Alu.  

Et pour les plus initiés,  c’est une formidable occasion de découvrir ces danseurs de l’ombre qui brillent par leurs capacités techniques et scéniques alliées à une bonne dose de folie et d’humour. 

François Alu Hors Cadre
Une production 3e étage
Le dimanche 8 octobre à 17h
Le samedi 14 octobre à 19h30
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
Réservations : store.3e-etage.com ou 07 82 27 29 30
Chorégraphie : Ben van Cauwenbergh, Raul Zeummes et Samuel Murez
Avec : François Alu, Takeru Coste, Clémence Gross, Chun Wing Lam, Simon Leborgne, Lydie Vareilhes, Hugo Vigliotti

Et pour voir la troupe en province avec d’autres spectacles rendez-vous sur leur site !

Une partie de la troupe de 3e étage

© Julien Benhamou

 

Publié le par La rédaction NRP
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Une Belle Saison pour l’enfance et la jeunesse

Publié le par La rédaction NRP

Par Gaëlle Bebin

La Belle Saison

La Belle Saison, lancée par le ministère de la Culture, vise à faire découvrir toutes les richesses de la création dans le domaine des arts vivants pour le jeune public. Sa programmation dans toute la France s’étend jusqu’à fin 2015, mais elle a vocation à susciter une dynamique pérenne. L’ouverture a eu lieu lors du Festival d’Avignon cet été.

Au même moment, au Festival, était repris Mai, juin, juillet de Denis Guénoun dans la mise en scène de Christian Schiaretti. Un spectacle inégal qui, revenant sur divers événements de l’année 68 (occupation de l’Odéon dirigé à l’époque par Jean-Louis Barrault, réunion à Villeurbanne de directeurs de centres dramatiques et de maisons de la culture, altercations de jeunes spectateurs avec Jean Vilar à Avignon), a le mérite de faire réfléchir, justement, sur certains rapports de la jeunesse au théâtre. Le modèle de transmission que Vilar proposait aux jeunes n’est plus compris et s’écroule en 68, explique Schiaretti. En mai, une partie de cette jeunesse veut se couper de l’art en empêchant les représentations à l’Odéon et en lançant « Plus jamais Claudel ! ». En juillet, Vilar est contesté au profit de la contre-culture américaine – incarnée notamment par le Living Theatre de Julian Beck. Entretemps, en juin, les directeurs de théâtre prennent conscience du « non-public », c’est-à-dire de tous ceux qui sont coupés de la culture, et cherchent un moyen de développer la démocratisation culturelle. « Si le mot de culture peut encore être pris au sérieux, c’est dans la mesure où il implique l’exigence d’une intervention effective tendant à modifier les rapports actuels entre les hommes, et, par conséquent, d’une enquête active entreprise de proche en proche en direction de tous : c’est-à-dire, enfin, une authentique action culturelle » écrivaient-ils alors, soulignant aussi « l’urgence d’inclure l’étude du théâtre pour l’enfance dans toute réflexion sur la culture ».

Mai, juin, juillet de Denis Guénoun, mise en scène de Christian Schiaretti Du 26 mai au 6 juin 2015, TNP de Villeurbanne

Aujourd’hui, et depuis longtemps, des créations et des projets de médiation de grande qualité sont diffusés par des professionnels engagés (enseignants, auteurs, artistes, éditeurs…). La Belle Saison les recense et leur donne un coup de projecteur. Cela fait grincer les dents de certains, qui déplorent une opération de communication – « Label Saison » ! – plutôt que de production, en l’absence de financements. Il est cependant important de favoriser les coopérations et de soutenir l’innovation dans les parcours et les créations tournés vers la jeunesse, ne serait-ce qu’en donnant aux meilleures d’entre eux une plus grande visibilité. Par ailleurs, le dispositif CLEA (contrat local d’éducation artistique) se développe sur l’ensemble du territoire. Il est destiné aux jeunes et permet notamment d’organiser des résidences-missions, financées par les DRAC : un artiste est présent plusieurs mois pour transmettre sa démarche, en lien avec les équipes éducatives. Pour les artistes qui viennent dans les classes, l’action culturelle devrait être plus souvent envisagée comme une recherche artistique enrichissante ; leurs échanges avec les jeunes peuvent leur apporter beaucoup. Certains auteurs sont même amenés, à travers des commandes d’écriture, à écrire spécifiquement pour la classe. C’est le cas de David Lescot, qui prépare une création pour salle de collège…

Publié le par La rédaction NRP
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Les rendez-vous de la compagnie Montalvo-Hervieu

Publié le par la redaction nrp

Photo Laurent Philippe Copyright CCN Créteil Cie M-H (Muriel Henry et danseurs)P.27
Vous avez pu découvrir dans les pages du numéro de janvier 2011,  une fiche « histoire des arts »  consacrée au spectacle « On danfe » de la compagnie Montalvo-Hervieu.

Découvrez dès maintenant  la dernière création de José Montalvo et Dominique Hervieu : Orphée. Actuellement en tournée, la troupe jouera en février au théâtre de Namur, en mars au théâtre de Caen et à l’Opéra de Vichy, en avril au  MC2 Grenoble et en mai à l’Olympia-Arcachon Culture et à la Maison de la Danse de Lyon.

D’autres rendez-vous avec la compagnie s’offrent à vous :

Du 3 au 12 mars le festival Anticodes, au Théâtre National de Chaillot, qui proposera danse, théâtre, performances, installations et débats. Vous pouvez dès à présent réservez vos places.

Enfin suivez tout au long de la saison le fil rouge de la compagnie : Savant & Populaire.  Les ateliers et conférences qui l’accompagnent sont  à découvrir sur le site du théâtre de Chaillot.

Publié le par la redaction nrp
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