Supplément Le Tour du monde en 80 jours

Publié le par La rédaction NRP

coll_couv_vernePar Amélie Berthou-Sergeant

Ayant appris que M. Phileas Fogg était l’homme le plus exact et le plus sédentaire du Royaume-Uni, je me suis présenté chez monsieur avec l’espérance d’y vivre tranquille et d’oublier jusqu’à ce nom de Passepartout…» (p. 12)1. Cet espoir déçu du valet Jean Passepartout ne cesse de réjouir les lecteurs depuis la parution du roman en 1872. Quant à l’éditeur Jules Hetzel, il ne s’y était pas trompé quand il signa avec l’auteur des Voyages extraordinaires pour une littérature instructive, pour tous, tournée vers le voyage géographique et l’imaginaire. Immédiatement, Le Tour du monde en quatre-vingts jours acquit une renommée internationale et constitue aujourd’hui un modèle incontournable du roman d’aventures.

Étudier le roman en classe de 5e
Simple pari entre amis, fuite d’un voleur ou souci d’exactitude, le tour du monde entrepris par Phileas Fogg correspond au thème du programme « Le voyage et l’aventure : pourquoi aller vers l’inconnu ? » avec pour enjeux « découvrir diverses formes de récits d’aventures » et surtout « s’interroger sur le sens des représentations qui sont données des voyages et de ce qu’ils font découvrir ». Les deux protagonistes, au caractère si contrasté, mettent en débat la définition même du verbe « voyager » et ouvrent également une réflexion sur le thème « Héros et héroïsmes » avec pour enjeu de « s’interroger sur la diversité des figures de héros et sur le sens de l’intérêt qu’elles suscitent. »

L’organisation de la séquence
La lecture du roman se fonde sur les grandes étapes du schéma narratif :
– les élèves découvrent l’art du portrait original dans la situation initiale ;
– l’élément déclencheur rappelle l’importance d’une participation active du lecteur qui élabore des hypothèses et se construit un horizon d’attente ;
– les péripéties sont l’occasion de réfléchir à la diversité des valeurs et des formes d’héroïsme ;
– la construction élaborée du dénouement, avec des éléments de résolution successifs et un retournement pour la situation finale, vient compléter l’étude de la fabrique du suspense de ce roman d’aventures palpitant.

Les objectifs
L’attention portée au suspense dans la narration conduit notamment à l’étude de la négation ou à la mise en voix à l’oral d’un passage. La séquence interroge également la façon dont la fiction fait voyager le lecteur – « Il crée le monde à chaque phrase », disait Claude Roy en parlant de Jules Verne – alors même que son protagoniste peut faire le tour du monde sans réellement « voyager ». C’est l’occasion de travailler le vocabulaire du voyage et de la sédentarité mais aussi les compléments du nom et les techniques qui dynamisent ou enrichissent une description pour la rendre pittoresque. À l’instar du roman, la séquence ouvre les horizons des lecteurs en leur faisant découvrir une variété de récits d’aventure parmi les plus célèbres et en favorisant le dialogue avec d’autres genres artistiques : la bande dessinée et le cinéma, pour se pencher sur différentes adaptations. Dès que possible, les élèves pratiquent l’écriture sous toutes ses formes : pour développer leur point de vue de façon argumentée ou pour pratiquer l’écriture d’invention et s’essayer à des genres précis comme l’article de presse, pour s’approprier les outils de la langue en imitant le style de Jules Verne ou pour défendre un projet de groupe et servir de support à un exposé.

1. L’édition de référence utilisée ici est : Le Tour du monde en 80 jours, texte intégral, Livre de Poche, 2000.

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