Enfance et adolescence dans « Collège au cinéma »

Publié le par la redaction nrp

Par Gaëlle Bebin

Le personnage de François dans L’enfance nue, image extraite du film

Le personnage de François dans L’enfance nue, image extraite du film

Trois films par an, accompagnés d’un projet pédagogique mené par les enseignants : « Collège au cinéma » donne l’opportunité de voir, de la 6e à la 3e, des films aussi différents que Les Glaneurs et la Glaneuse d’Agnès Varda, Persépolis de Marjane Satrapi et Vincent Paronnaud, Mon oncle de Tati, Les Temps modernes de Chaplin… Cette année, quelques nouveaux longs métrages s’ajoutent à ceux qui, parmi la cinquantaine de films programmés, s’attachent à décrire la dureté particulière au monde de l’enfance et de l’adolescence, lorsque le passage à l’âge adulte du personnage principal s’esquisse prématurément à travers une série d’expériences déterminantes.

Déjà, Sa majesté des mouches de Peter Brook (1963), adaptation du roman de William Golding, permettait aux collégiens d’observer la dérive cruelle d’une société enfantine livrée à elle-même. Une île déserte est le décor de cette contre-utopie où la violence d’un clan sur l’autre naît de la superstition et du besoin d’obéir à un chef autoritaire.
Dans Au revoir les enfants de Louis Malle (1987), c’est un pensionnat qui isole le groupe d’enfants sans les couper du monde des adultes. À 12 ans, Julien y fait l’expérience d’une amitié particulière, aussitôt perdue à la suite d’une trahison aux conséquences terribles. Louis Malle évoque à travers ce film la rencontre qu’il a faite lui-même au collège en 1944 avec un élève juif scolarisé sous une fausse identité. L’Enfance nue de Maurice Pialat (1968), également au programme de « Collège au cinéma », c’est l’enfance sans repères de François, qui à 10 ans quitte une famille d’accueil pour une autre, avant d’être envoyé dans une maison d’éducation surveillée. Dans cette fiction proche du documentaire, imaginée après enquête, Pialat filme un vrai couple de retraités qui a accueilli des enfants orphelins ou abandonnés de l’Assistance publique. Le réalisateur témoigne aussi d’une certaine façon de sa propre « enfance blessée ».

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