Découvrez la sélection du prix NRP 2015-2016

Publié le par La rédaction NRP

L’été dernier, notre jury, vos collègues professeurs de lettres et professeurs documentalistes, ont lu les 13 romans tous soigneusement choisis par les éditeurs de littérature jeunesse.

Découvrez les remerciements des trois lauréats : Clémentine Beauvais, Françoise Dargent et Eric Pessan

Les Petites reines, Clémentine Beauvais, Sarbacane

Les petites reines Cette année, Mireille Laplanche, Hakima Idriss et Astrid Blomvall ont respectivement été élues Boudin de Bronze, d’Argent et d’Or du collège-lycée Marie-Darrieussecq de Bourg-en-Bresse. Mais il en faut plus pour démonter Mireille qui a bien d’autres soucis en tête, comme son père biologique Klaus Von Strudel qui refuse de la reconnaître ou encore la future naissance du parfait Jacques-Aurélien. Aussi, lorsque les Boudins se rencontrent et découvrent que chacune d’elle a une bonne raison de se rendre à l’Élysée le 14 juillet, elles décident d’y aller et de s’introduire à la garden-party organisée ce jour-là ! Et voilà nos trois « boudinettes » lancées sur les routes de France, reliant, à vélo, Bourg-en-Bresse à Paris en vendant des boudins ! Ce ne sera pas un voyage de tout repos, mais elles peuvent heureusement compter sur le soutien de Kader, alias le Soleil, et les encouragements de nombreux internautes sur les réseaux sociaux. Leur périple ayant provoqué un engouement inattendu de la part des Français, journalistes de presse, de télévision et de radio suivent l’improbable trio tout au long de leur route. Mais quelles sont donc ces mystérieuses raisons qui les poussent à se rendre à Paris ?

Le Choix de Rudi, Françoise Dargent, Hachette jeunesse

Le choix de RudiRudi a cinq ans lorsque sa mère l’emmène pour la première fois à l’Opéra d’Oufa assister à un ballet. Dès cet instant, il sait ce qu’il sera danseur. Mais c’est sans compter sur le retour de son père, ancien soldat, pour qui un homme doit être ingénieur ou médecin, aimer la chasse, se comporter en bon camarade et participer aux réunions du Komsomol. Autrement dit, se fondre dans la masse et obéir aveuglément. Précisément tout ce que ne supporte pas Rudi. Lui, il veut danser, se montrer, il veut voyager dans les pays de l’Ouest, il ne veut pas qu’un obscur parti dirige sa vie. Il est fier, obstiné et insolent. Mais cela peut se révéler dangereux au milieu d’une époque troublée où l’URSS est refermée sur elle-même et où se démarquer du Parti risque à tout moment de vous mener dans un camp de rééducation. Cependant, c’est aussi ce qui permettra Rudi de s’imposer peu à peu à sur scène jusqu’à devenir Rudolf Noureev, le danseur étoile le plus admiré du XXe siècle.

Aussi loin que possible, Eric Pessan, L’École des loisirs

Aussi loin que possibleAntoine et Tony ont disparu. Tout commença par un défi : savoir lequel des deux courrait le plus vite. Rien ne fut prémédité. Aucune concertation. Pourtant, ce défi qui ne devait durer que quelques secondes se transforme en un marathon qui entraîne les deux collégiens loin de chez eux. Un sentiment nouveau de liberté s’empare d’eux, leur permettant d’échapper quelques instants à leurs problèmes : Antoine, à la violence de son père, Tony, à la peur d’être à tout moment expulsé de France avec sa famille. Mais, recherchés et à bout de force, les deux adolescents veulent donner un sens à leur course afin de transformer en victoire ce qui aux yeux de tous passe pour une simple fugue. C’est alors qu’Antoine a une idée…

Vous découvrirez dans un dossier riche et illustré les résumés, biographies et extraits des livres qui ont concouru au prix. Sans oublier des avis de lecture de chaque membre du jury sur les livres qui leur ont particulièrement plu. (Cliquez sur l’image pour le découvrir).

Prix NRP

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L’édito du supplément de septembre : Ceux qui ont dit non

Publié le par La rédaction NRP

Découvrir des romans engagés en 3e
Par Laure Péborde

Suite aux attentats de janvier, l’Éducation nationale a rappelé l’une des missions essentielles de l’école : « L’école de la République transmet aux élèves une culture commune de la tolérance mutuelle et du respect. Chaque élève y apprend à refuser l’intolérance, la haine et le racisme et la violence sous toutes leurs formes. » (Lettre de la ministre Najat Vallaud-Belkacem écrite le 7 janvier 2015). Or, l’enseignement moral passe d’abord par la culture et en particulier par la fiction. Le professeur de français est, autant que le professeur d’histoire, au cœur des préoccupations qui concernent l’éducation civique.
La collection « Ceux qui ont dit non » chez Actes Sud Junior

La collection « Ceux qui ont dit non », dirigée par Murielle Szac et publiée aux éditions Actes Sud Junior, regroupe des romans accessibles et courts pour faire découvrir à de jeunes lecteurs des hommes et des femmes qui ont su s’élever contre ce qu’il leur paraissait inacceptable. Ces œuvres sont de difficultés variées, ce qui permet de s’adapter facilement au niveau des élèves. De plus, la collection s’intéresse aux « incontournables » de la résistance comme Zola, Gandhi ou Mandela, ainsi qu’à des figures moins connues : Sophie Scholl ou Mordechaï Anielewicz. En proposant des modèles de papier, nous offrons aux élèves des parcours et nous leur permettons ainsi de s’identifier ou de se révolter contre un personnage, de se mettre à la place d’autrui et d’adopter pour une durée limitée son point de vue.

Choix pédagogiques
De nombreux thèmes sont abordés : la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, les opposants aux différentes dictatures, thèmes qui sont faciles à utiliser en classe puisqu’au cœur des programmes de 3e, mais également d’autres qui posent des questions concernant la société dans laquelle nous vivons. C’est le cas des romans consacrés à Harvey Milk (Non a l’homophobie), Gisèle Halimi (Non au viol) ou Gabriel Mouesca (Non a la violence carcerale), autant de sujets plus polémiques et plus délicats à traiter dans le cadre d’un cours, mais qui peuvent aussi être vecteurs de réflexion et de prise de conscience chez les élèves. Pour ce cahier, nous avons choisi des romans liés au thème de la Seconde Guerre mondiale afin de donner une unité au corpus et de faciliter l’articulation entre ce travail et le reste du programme de français. Dans la première partie, je vous propose l’étude d’une œuvre intégrale, Sophie Scholl, écrite par Jean-Claude Mourlevat, pour sa simplicité, sa clarté et sa pertinence. Dans un second temps, nous élargissons la réflexion à des récits qui abordent la question de la résistance à la dictature, essentiellement pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela permet un travail de lecture comparée et la mise en place d’échanges entre les lecteurs. Enfin, la dernière partie présente des activités orales et des activités d’écriture afin qu’à leur tour, les élèves s’interrogent sur ce à quoi ils diraient NON. Partout, une place importante est faite à l’oral et aux débats qui permettent aux élèves de s’exprimer et de s’interroger collectivement sur ce qu’ils lisent. Le travail proposé dans ce cahier sera aussi l’occasion en 3e d’aborder un point essentiel des programmes de 2de et 1re : la valeur argumentative et la force politique des textes littéraires.

Pour vous abonner à la revue, c’est par ici.

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Le harcèlement scolaire : une tragédie silencieuse

Publié le par La rédaction NRP

Le harcèlement scolaire est un phénomène très inquiétant qui commence de plus en plus tôt. Pour le combattre, il faut s’engager, réveiller les consciences, le dénoncer, pour que cesse le calvaire de ces milliers d’élèves qui chaque année en subissent les conséquences, parfois fatales.
Voici donc quelques témoignages et ressources pour ouvrir les yeux sur ce fléau et aider vos élèves à s’en sortir. 

Noémya Grohan, De la rage dans mon cartable,
Hachette Témoignages, 2013, 154 pages, 11,90 €

De la rage dans mon cartable, Noemya Grohan

Par Edith Wolf

Le harcèlement scolaire, drame privé, est aussi un danger social qui touche plus d’un million d’élèves. Constitué de faits qui, pris isolément, peuvent sembler petits, il a de grandes conséquences qui vont jusqu’à la mise en danger de la vie psychique et de la vie tout court des victimes.
L’auteure raconte la persécution qui a commencé pour elle dès la première semaine de l’année de 6e. La moquerie et le mépris affiché par deux filles sont relayés et se généralisent à l’ensemble des élèves de la classe. Des insultes, des coups, un quasi-racket, une mise à l’écart systématique sont les attitudes de ses persécuteurs. Cela dure quatre années entières, pendant lesquelles la jeune fille ne trouve de soutien auprès d’aucun adulte : elle dissimule la situation à sa mère, son père ne semble aucunement concerné par ce qui lui arrive ; et ni ses professeurs ni son CPE ne veulent voir ce qui se passe. L’arrivée au lycée met fin à son supplice mais les conséquences perdurent : la narratrice a perdu toute confiance en elle et toute capacité à apprendre.
Son parcours d’études et de formation est chaotique. Elle entame alors une difficile reconstruction, qui passe par l’aide aux autres : successivement éducatrice auprès de handicapés, volontaire du service civique, elle est devenue une porte-parole des victimes de harcèlement et a fondé sa propre association. L’écriture de son témoignage, commencée pour elle-même, est devenue un moyen pour la narratrice de faire connaître la réalité qu’elle a vécue.
Le constat de la situation est difficile à accepter pour un professeur tant il met en question l’attitude des enseignants envers leurs élèves. L’image donnée des adolescents est encore plus terrible : conformistes, jouissant du sentiment de puissance que leur donne la violence, certains paraissent dépourvus de toute capacité d’empathie.
Mais il faut faire cette lecture, pour prendre conscience de l’ampleur et de la gravité du problème que soulève cet ouvrage utile.

L’association de Noémya Grohan, Généraction Solidaire, mène des actions de prévention contre le harcèlement scolaire. Si vous souhaitez en savoir plus, organiser une intervention (elles ont lieu partout en France) ou soutenir l’association, rendez-vous sur le site de Généraction Solidaire.
Écoutez également son témoignage sur le site d’Europe 1.

Autres ressources

 - Du côté institutionnel, le ministère de l’Éducation,  a mis en place un site, Agir contre le harcèlement à l’école, pour expliquer et agir contre le harcèlement scolaire. De nombreux documents pédagogiques seront mis à disposition pour aider les parents, élèves et professeurs à faire face à ces situations. 

 - À lire également, le manifeste créé en collaboration avec France Télévision, il recueille des témoignages, parfois anonymes, de victimes ou proches de victime de harcèlement.  Un document a été diffusé en février 2015 à ce sujet.  Harcèlement scolaire, ils se manifestent  raconte l’enfer qu’ont vécus 6 jeunes à l’école.

 - Enfin, ce témoignage vidéo, d’une youtubeuse bien connue des adolescentes, EnjoyPhœnix  qui raconte le harcèlement qu’elle a vécu au lycée, comment cela a commencé, ce qu’elle a ressenti. Au-delà du témoignage, elle encourage ses abonné(e)s à parler, les rassure, les conseille  mais les met aussi en garde sur la portée des mots et des actes.

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On parle de nous dans la presse : L’Enfant de Schindler, Leon Leysson

Publié le par La rédaction NRP

À l’occasion de la sortie du supplément collège de mars 2015  L’Enfant de Schindler  de Leon Leysson deux articles sont parus dans L’Est Éclair.  Si le premier est consacré à l’ensemble du supplément, le second s’attache plus particulièrement au devoir de mémoire et présente la ressource numérique intitulée Pourquoi commémorer ? L’exemple d’une commune de l’Aube.  Exceptionnellement, cette ressource est accessible à tous, vous pourrez la télécharger dans l’espace « Ressources abonnés » du site de la NRP collège.

Les abonnés numériques, auront accès à une ressource exclusive composée de documents d’époques inédits. Une première à la NRP.

Nous en profitons pour remercier chaleureusement Léo Lamarche, notre auteur, grâce à qui nous avons pu vous proposer ce contenu exclusif.

Article du 11 janvier 2015

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Article du 19 février 2015

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Interview de Jérôme Leroy pour son livre « Norlande »

Publié le par La rédaction NRP

Par Claire Beilin-Bourgeois

norlandeLauréat du Prix NRP 2013-2014, Jérôme Leroy n’écrit pas seulement pour la jeunesse. Dans ses romans, qui doivent beaucoup au roman noir, il aborde des sujets politiques. Dans Norlande chez Syros, un pays imaginaire, on reconnaît à travers les lettres de Clara à son amie française celles d’une survivante de la tuerie d’Utoya.

Claire Beilin-Bourgeois. – Comment ce projet de roman est-il né ?
Jérôme Leroy. – La tuerie perpétrée par Breivik, en juillet 2011, m’a touché pour des raisons presque personnelles. Les victimes de ce tueur étaient des jeunes gens, très jeunes même, qui s’étaient engagés politiquement dans un combat pour l’émancipation et le vouloir vivre-ensemble. J’en connais un certain nombre dans mon entourage et j’ai pensé à eux. Je me suis aussi revu à leur âge. Il me semble aussi que cet événement marque une date décisive en Europe. Un tueur, conditionné par une idéologie xénophobe qui envahit le Net depuis quelques années en se nourrissant de la crise économique, est passé à l’acte. Et il n’a marqué aucun regret, persuadé d’être un des premiers combattants d’une guerre raciale. Il faut prendre ce qui s’est passé ce jour-là très au sérieux, comme un avertissement effrayant : nous devons de toute urgence refondre une société plus juste, plus égalitaire qui n’ira pas chercher des boucs émissaires chez les plus faibles, les immigrés, les Roms, etc…

C. B.-B. – Pourquoi avez-vous choisi de situer l’événement clé du roman, à savoir la tragédie d’Utoya, dans un espace imaginaire ?
J.-L. – Je parlerais plutôt d’un espace parallèle que d’un espace imaginaire. La Norlande résume tout ce qui me séduit dans les sociétés scandinaves et j’ai réuni dans un seul pays les caractéristiques de la Norvège, de la Suède, du Danemark afin de montrer le monde d’avant Breivik comme une utopie possible, une utopie concrète. Malgré leurs défauts, les sociétés nordiques ont quand même été, longtemps, des sociétés ouvertes où l’autre n’est pas vu a priori comme un concurrent mais comme un partenaire, où l’on préfère la coopération à la compétition, où l’on s’efforce de réduire les inégalités pour que tous aient l’impression de vivre, à peu près, dans la même société sans se sentir exclu.

C. B.-B. – En mêlant des personnages réels et des personnages fictifs de manière assez troublante, quel effet recherchez-vous ?
J.-L. – Je pense que vous donnez la définition même du roman, ou en tout cas de ce que j’aime dans le roman. Je n’arrive pas, en tant que lecteur, à adhérer à un univers qui ne me renvoie pas, d’une certaine manière, au monde dans lequel je vis. On peut appeler ça le réalisme, si vous voulez. Sinon, j’ai une impression de gratuité, je n’y crois pas. Et j’ai besoin d’y croire, même dans une fiction.

C. B.-B. – Qu’avez-vous gardé, dans ce roman-là, de la forme du roman policier ?
J.-L. – En règle générale, je préfère le terme de roman noir à roman policier. Le roman noir est un roman de la critique sociale qui prend en compte les contradictions parfois violentes de nos sociétés. C’est un roman qui aborde de front la violence, qui ressemble d’ailleurs à la tragédie, au sens classique du terme. Il y a souvent une enquête, ou une quête, dans le roman noir comme dans le roman policier, mais cette enquête n’a pas forcément besoin d’aboutir ou de ramener un ordre rassurant. Dans Norlande, l’enquête, c’est Clara qui la mène, sur ellemême et sur la Norlande. Elle recherche des réponses, et d’une certaine manière, elle y réussit en parvenant à dire le nom du tueur et à lui faire baisser les yeux. Et même si elle ne peut évidemment pas effacer ce qui s’est passé, c’est une victoire.

C. B.-B. – Vous avez publié en 2011 Le Bloc, dans lequel vous évoquez, comme dans Norlande, l’évolution en Europe des partis nationalistes : quel peut être aujourd’hui, le rôle, ou l’influence, de ces textes engagés ?
J.-L. – Il ne faut pas surestimer le pouvoir des livres, du roman. Mais il ne faut pas non plus le sous-estimer. Un roman engagé, ou même qui expose simplement des problématiques de notre temps, peut aider à des prises de conscience, à pousser une réflexion.

C. B.-B. – Dans vos choix de lectures, accordez- vous une importance particulière à la dimension politique d’une œuvre ?
J.-L. – Disons que la dimension sociale, politique, et même historique, me semble importante. J’aime les écrivains qui ont rendu compte de leur temps, des enjeux de leur époque. Je pense même que c’est ce qui assure leur postérité.Mais la dimension politique, je la prends au sens large. Il y a une dimension éminemment politique chez Rimbaud, par exemple, que je cite en exergue de Norlande.

C. B.-B. – Abordez-vous l’écriture d’un roman pour la jeunesse de la même manière que celle d’un roman destiné à un public plus large ?
J.-L. – À peu de choses près, oui. C’est même la philosophie des collections Souris noire et Rat noir. On traite des « problèmes d’adultes » en prenant le point de vue de l’adolescent ou de l’enfant qui est souvent oublié dans l’histoire.

C. B.-B. – Le personnage d’Émilie relie Norlande à un précédent roman pour la jeunesse, La Grande Môme : pensez-vous ajouter un autre volume à cette série ?
J.-L. – Sans doute. J’ai envie de créer un univers romanesque cohérent avec des personnagesqui vivent dans le même univers et ont donc pu se croiser.

Article paru précédemment dans la NRP collège de janvier 2014

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Interviews des lauréats du Prix NRP 2014-2015

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Par Claire Beilin-Bourgeois

Élise Fontenaille,Les Trois sœurs et le dictateur Le Rouergue

Les trois soeurs et le dictateur, Elise Fontenaille, Le RouergueLe 25 novembre 1960, Patria, Minerva et María Tereza Mirabal sont assassinées sur ordre de Rafael Trujillo, l’homme qui régna sans partage sur la République dominicaine pendant près de trente ans. À travers le regard de Mina, jeune Californienne partie sur les traces de sa grand-mère Minerva, Élise Fontenaille nous raconte cette histoire dans Les Trois Sœurs et le Dictateur (Le Rouergue, 2014).

Qu’est-ce qui vous a menée vers ce récit?
C’est un couple de professeurs documentalistes. En poste au Canada, ils avaient aimé mon livre Les Disparues de Vancouver. Ils m’ont donc invitée à en parler, et nous avons sympathisé. Ils ont ensuite déménagé en République dominicaine, où je suis allée leur rendre visite. Or, c’était le 25 novembre, jour de l’assassinat des sœurs Mirabal. Nous avons visité la maison des Mirabal ce jour anniversaire, où a lieu le rassemblement des descendants. Je me suis retrouvée au cœur d’une famille très chaleureuse. Les petites-filles que j’ai rencontrées étaient élégantes, raffinées. Je me suis attachée à ces femmes qui n’étaient pas des pasionaria, qui représentaient à mes yeux la sophistication contre la barbarie, l’intelligence contre la bestialité. Parce qu’elles constituaient à mon sens une belle mythologie, très solaire, en revenant en France, j’ai proposé spontanément au Rouergue d’en faire un roman.
Comment cette rencontre s’est-elle déroulée ?
J’ai rencontré la dernière sœur survivante. D’une certaine manière, j’ai recueilli ses dernières paroles, puisqu’elle est morte peu après la parution du roman. Le jardin m’a marquée, car c’est là que j’ai rencontré la famille des sœurs Mirabal. Lieu de révélation mais aussi symbole, il est aussi devenu un personnage essentiel du roman.
Comment concevez-vous un roman historique ?
J’aime révéler des histoires méconnues. Chaque fois que j’écris un roman, je fais de telles recherches que j’apprends beaucoup, et j’en transmets une partie. Je n’avais jamais entendu parler de Trujillo, et mes amis m’ont prêté tous les livres possibles. Dans le roman, on invente pour transmettre quelque chose. Ce morceau d’Histoire avait pour moi quelque chose de mythologique : une trinité, le combat du bien contre le mal. C’est certes un texte politique, mais leur histoire dit bien davantage le combat de la liberté contre la tyrannie et de la culture contre la barbarie.
Comment envisagez-vous votre métier d’écrivain ?
J’écris une histoire pour que les enfants lisent. Chaque lecteur est créateur, l’impact du livre est différencié. Je suis très contente de la réception de ce livre ; l’accueil a été immédiatement chaleureux.
Est-ce qu’écrire pour la jeunesse est une activité particulière pour vous ?
J’écris très vite pour la jeunesse. Je peux écrire un roman en trois jours. Ça va beaucoup plus vite que pour les adultes, parce que je me sens proche des jeunes, ça m’est très naturel de communiquer avec eux. C’est la plus belle part de mon travail d’écrivain, et je crois que c’est le lectorat qui m’importe le plus. Je continue pour les adultes parce que ça me confère un statut : en n’écrivant que de la littérature jeunesse, on prend le risque de se sentir un peu en marge. Mais il n’y a pas pour autant de division entre les deux : le livre jeunesse doit être lu par des adultes avec plaisir. Cependant, soyons honnête : il faut plus de simplicité pour la jeunesse. La Fête au bouc de Vargas Llosa ne peut pas être lu par la jeunesse. J’écris court aussi pour que tous les jeunes de tous les milieux me lisent. Je n’ai qu’une règle, c’est ne pas désespérer la jeunesse. Il me faut une note d’espoir.
Qu’est-ce qui a motivé la forme de la fiction, à mi-chemin entre le récit et la lettre ?
Ce récit adressé par la petite fille à son amie d’origine haïtienne restée en Californie est un clin d’œil à la dualité Haïti-Saint-Domingue. La forme est donc symbolique. Les deux amies illustrent la dualité de l’île. Je voulais parler des Haïtiens car la dichotomie entre les deux côtés est très forte, et le racisme très présent. J’écris davantage par imprégnation. Pour Les
Trois Sœurs, je me suis laissée porter par le lieu, et par ces deux faces d’un même milieu.
Et comme c’est une histoire de sororité, le dialogue des deux amies fait miroir.
Quels sont vos projets ?
Mon prochain roman pour la jeunesse se passera au Pérou. Ce sera l’histoire d’une
jeune fille qui vient d’avoir son bac, et prend l’avion avec sa mère pour rejoindre son père.
L’avion est pulvérisé, et la jeune fille survit à une chute de dix mille mètres, sauvée d’une mort certaine par les arbres, qui ralentissent sa chute. C’est un personnage incroyable de survivante, et cette histoire vraie est aussi un conte de fée. Il me tarde vraiment de m’y mettre.

Johan Héliot ,Les Substituts Le Seuil jeunesse

Les substituts, Johan Héliot, le Seuil
Dans le monde imaginé par Johan Heliot, les substituts sont des esclaves dotés d’un vocabulaire minimum, privés de tout savoir superflu. Mais Tya n’est pas comme les autres, elle le sait, et quand, à l’âge de 14 ans, elle part travailler comme les autres substituts, elle trouve les moyens de décupler cette force qui l’habite. Les Substituts (Seuil, 2014) est un roman haletant, mais aussi une réflexion sur la puissance du savoir.

Le projet de ce roman très politique est-il né dans un contexte particulier ?
Pas vraiment, sinon l’envie de m’intéresser à un personnage dont l’intelligence et la perception du monde évoluent de manière radicale entre les premières et les dernières pages du roman, et de jouer avec le style en ce sens, puisque ce personnage est aussi la narratrice. Ce procédé a déjà été utilisé dans un classique de la science-fiction, Des fleurs pour Algernon, mais je l’ai adapté au cadre d’une dystopie dans laquelle la limitation de l’intelligence constitue une sanction à l’encontre des descendants des responsables de la catastrophe initiale.
Au-delà du plaisir d’être embarqué dans l’aventure, qu’attendez-vous du jeune lecteur ?
Qu’il réalise sa chance de vivre et grandir dans une société comme la nôtre, malgré ses imperfections, car la transmission des connaissances y joue un rôle prépondérant – mais est-elle un principe acquis pour toujours ? Je ne cite pas pour rien Condorcet en exergue ! J’aimerais que le jeune lecteur comprenne quel cauchemar serait une société sans apprentissage (donc sans école !), car elle ne produirait que des populations d’esclaves, comme les substituts.
Quelle liberté vous apporte le choix de la science-fiction ?
Celle de repousser très loin les limites du cadre réaliste, justement, pour mettre en lumière des problèmes très actuels, par effet d’opposition. La science-fiction utilise le futur comme décor, mais elle parle des problèmes d’aujourd’hui. Par exemple, la suppression des cours d’histoire dans certains niveaux de formation m’apparaît un phénomène inquiétant – quelles autres matières seront ensuite rayées de la carte ? Partant, quels élèves formera-t-on, coupés de leur passé ? Un problème actuel que j’ai donc transposé dans un futur relativement proche, et développé à l’extrême, car décrire un monde cauchemardesque est toujours plus amusant ! Ensuite, la science-fiction m’apporte une totale liberté dans le choix des personnages et créatures qui jalonnent le parcours de mes héros, dans l’élaboration de décors propres à frapper les imaginations (du moins je l’espère !).
Dans quel but avez-vous peuplé votre roman de personnages assez complexes, et rarement d’une seule pièce ?
J’assume totalement leur complexité et l’absence de manichéisme ! Chacun, qu’il soit d’abord perçu comme bon ou mauvais, est animé d’intentions justifiables de son point de vue, et mon héroïne finit par les comprendre, même si elle ne peut toutes les accepter. Son apprentissage du monde passe d’abord par celui du vocabulaire – elle découvre que nommer les choses lui confère un pouvoir sur elles – puis par celui de la complexité du réel. Elle poursuivra ce cheminement sur un plan plus personnel dans le tome 2, d’ailleurs.
Pour ce roman très dynamique, avez-vous voulu une écriture qu’on pourrait qualifier de cinématographique ?
J’aborde généralement tous mes romans avec un point de vue cinématographique, dans la mesure où je visualise les scènes avant leur écriture, imaginant parfois même les mouvements de caméra. Je ne sacrifie pas pour autant l’introspection, mais je m’arrange pour la mêler à l’action autant que possible. Cela me vient, je pense, de mon côté cinéphage (plutôt que cinéphile) et aussi de mon amour du roman noir où, le plus souvent, la psyché des personnages apparaît dans l’action.
Avez-vous pensé à d’autres romans qui allient ainsi la science-fiction, l’aventure, à la philosophie et la politique, en écrivant celui-ci ?
Je pourrais citer la plupart des dystopies classiques produites par la science-fiction, comme Le Meilleur des mondes ou Farenheit 451, pour le rôle crucial de la préservation et de la transmission des connaissances. Chaque fois que j’écris un roman de science-fiction, je sais – plus ou moins ! – sur quelles bases je m’appuie dans la déjà longue histoire de cette littérature, même si ce n’est pas forcément conscient au départ.
Vous écrivez des romans pour tous les publics : vous imposez-vous des contraintes spécifiques quand vous écrivez pour des enfants ou des adolescents ?
Pas au niveau de la complexité, surtout – les ados ne sont pas idiots, ils ont le même cerveau que nous, juste un peu moins rempli ! Au niveau du rythme de l’action, je m’efforce de le maintenir soutenu. J’écris plus rarement pour les plus jeunes, car justement de nouvelles contraintes s’imposent alors.

Yann Rambaud , Gaspard des profondeurs Hachette Jeunesse

Gaspard des profondeurs, Yann Rambaud, Hachette
La mère de Gaspard ne va pas bien. Elle passe ses journées à fabriquer des rideaux assise à sa machine à coudre. Et cela fait trop longtemps que Gaspard n’a pas vu son père. Technicien dans un théâtre, il est en tournée et ne répond à aucun de ses appels. Un soir, c’est est trop, il part le chercher pour le ramener à la maison. Mais chemin faisant, une étrange musique l’entraîne dans une forêt peuplée de rêves et de cauchemars. Ce premier roman, Gaspard des profondeurs (Hachette Jeunesse, 2014), nous raconte l’épopée de Gaspard, sa rencontre avec Honoré, un ami, un vrai, et le voyage initiatique qui le conduira à lui-même.

Quel était votre projet en amorçant l’écriture de ce roman : écrire sur l’enfance ?
J’avais envie avant tout d’écrire sur l’enfance, mais aussi sur l’histoire d’une amitié forte. Au départ, j’avais en tête les deux mondes, avec l’alternance des deux histoires, c’est à peu près tout. J’avais le début et la fin, mais pas grand-chose entre les deux.
Quel sens donnez-vous au thème de la « profondeur », par rapport à l’« épaisseur » psychologique, plus attendue ?
Quand j’ai travaillé sur les créatures de la forêt, j’ai fait en sorte que chacune renvoie à une partie de la vie de Gaspard, que chacun des personnages se rattache à des émotions.
À travers eux et grâce à eux, il affronte toutes ses peurs. Ils ont beau appartenir à un autre monde, ces personnages existent vraiment. Mamie est d’ailleurs, avec Honoré, un des personnages auxquels les lecteurs disent le plus s’identifier. Au début, le roman devait s’appeler Gaspard et les touchécorces. Le titre définitif est venu naturellement, il s’est imposé peu à peu. Il disait bien la troisième dimension du roman, la manière dont ce monde de la forêt rend compte de la complexité psychologique. Et puis, comme certains l’ont perçu, il crée un jeu de mots qui annonce la fin : la profondeur est une sorte d’annonce du De profundis de la messe des morts.
Diriez-vous de votre roman que c’est un récit fantastique ?
Ce n’est pas un univers fantastique comme on peut le penser. J’utilise le fantastique pour mieux encore ancrer mon histoire dans la réalité, celle des rêves, de l’intérieur. Je recherche ces moments où la frontière entre le surnaturel et le réel est ténue. Cela tient aussi à ma profession : je suis éducateur et je travaille avec des adultes handicapés mentaux. Avec eux, la confusion est souvent totale, et j’aime quand la frontière entre le monde tangible, rationnel et celui des rêves, de l’intérieur, de la folie est fragile. Et puis, j’ai choisi le fantastique parce qu’il véhicule de la poésie et de la mythologie. Je trouve utile de raviver le lien que les enfants peuvent entretenir avec le mythe.
Gaspard des profondeurs est un premier roman, et on a le sentiment que vous le portiez depuis longtemps : à juste titre ?
J’ai mis longtemps, en effet, à le digérer. J’ai dû aussi beaucoup travailler pour construire
les deux mondes parallèles. Le monde de la forêt a imposé une construction et beaucoup de réflexion pour qu’il soit cohérent et qu’il ait du sens. Il a fallu aussi prendre garde à ne pas tout dire, et à conserver une certaine linéarité pour ne pas perdre le lecteur.
Avez-vous éprouvé une difficulté particulière à traiter le thème du deuil dans un roman pour la jeunesse?
Le thème du deuil est un thème difficile, dont on a toujours tendance à vouloir trop protéger les enfants, ce qui n’est pas nécessairement une idée très judicieuse. Et on arrive dans notre société à une situation inquiétante : on surprotège les enfants, et on voit des adultes qui à un âge avancé n’ont jamais été confrontés à la mort, qui n’ont jamais vu un cadavre.
Pourquoi, pour un premier roman, avez-vous choisi d’écrire un roman pour la jeunesse ?
Moi, je ne savais pas que j’écrivais pour la jeunesse. J’écrivais cette histoire, je la faisais lire, et progressivement, les lecteurs ont évoqué la littérature jeunesse. C’est aussi la rencontre avec Cécile Terouanne chez Hachette jeunesse qui a clairement orienté l’écriture vers ce public. Mais le roman s’adresse aussi à un public adulte. Lors d’une signature, un homme assez âgé qui avait perdu son père jeune m’a dit avoir retrouvé, dans cette lecture, des émotions qui le renvoyaient à cette période.
Avez-vous d’autres projets ?
Oui, plusieurs. J’ai écrit un livre qui sortira en avril, Teddy n’a qu’un œil. Il raconte l’histoire d’un frère et d’une sœur qui vivent près d’une maison de retraite. Ils s‘aventurent souvent vers la maison de retraite et découvrent Teddy, un gros lézard qui n’a qu’un œil. Intrigués, ils cherchent à comprendre de quoi se nourrit le gros lézard. J’ai écrit ce livre pour des enfants plus jeunes, mais il parle aussi de sujets graves.

Interviews parues dans la revue NRP Collège de janvier 2015

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Voyager au CDI

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Par Yannick Denoix, Fabden

Désert de Mauritanie. BIS/ Ph. Toshiko Hasahara

Désert de Mauritanie.
BIS/ Ph. Toshiko Hasahara

Par l’espace qu’il propose et sa variété de sources d’informations, le CDI est un lieu idéal dans l’établissement pour réaliser une exposition sur le thème du voyage. La production écrite sur le sujet est particulièrement variée. Nous vous proposons donc ici une sélection de documents, permettant de réaliser et d’animer une exposition sur ce thème.

Concevoir l’exposition

Une exposition sur le voyage peut aborder plusieurs aspects. Elle peut être très générale, afin d’apporter une approche ouverte, permettant de nombreuses actions pédagogiques, ou au contraire se centrer sur un aspect précis du voyage, tels les grandes découvertes, ou les voyageurs autour du monde, par exemple. Deux documents seront d’une grande aide lors de la composition de l’exposition : le numéro 794 de la revue TDC, qui aborde le thème des récits de voyage, ainsi que le numéro de septembre 2005 de la NRP, qui lui aussi apporte de très nombreuses informations sur les récits de voyage, et sur les voyages en général. Selon le ou les thèmes choisis, de nombreux documents permettent d’enrichir le propos d’une exposition. On utilisera à bon escient la revue Géo Ado, qui propose de très nombreux articles sur le thème du voyage : les voyageurs-bloggeurs, les détails pratiques à ne pas négliger… Les numéros 337 et 350 de la revue Phosphore seront également particulièrement intéressants à exploiter, puisqu’ils abordent le thème du voyage chez les jeunes, ainsi que des témoignages de « jeunes baroudeurs ».

La réalisation : faire rêver le visiteur

Toute exposition sur le voyage qui se respecte se doit d’offrir à son visiteur un minimum de dépaysement, de rêve. Un soin tout particulier sera donc apporté à la composition des panneaux, qui par ailleurs n’en seront peut-être pas… Lorsque l’on pense à « voyage », on pense à mer, océan, coucher de soleil, forêt vierge… Certes, le voyage peut commencer au coin de la rue, ou même être intérieur, mais il implique avant tout un changement. D’optique, de cap, d’angle… Ce qu’une exposition devra offrir. On oubliera donc les classiques feuilles cartonnées simplement ornées de photocopies, et l’imagination prendra le pouvoir. Pour ce faire, une collection est indispensable, les excellents « Arts visuels et… », publiés par le Scérén. Cette collection propose de nombreuses idées d’ateliers, parmi ce qui a été fait de mieux dans les établissements scolaires. Pour le thème qui nous occupe aujourd’hui, le numéro Arts visuels et voyages, civilisations imaginaires est tout indiqué. On y trouvera une multitude d’idées pour orner des panneaux d’exposition, créer un univers original et dépaysant… Si l’espace s’y prête, le thème du voyage ouvre la voie à toutes sortes de mises en scène. Et si l’on oubliait les panneaux ? Une barque ou une gondole au milieu du CDI ? Pourquoi pas ? Les textes de l’exposition écrits sur des parchemins, roulés et enfermés dans une bouteille ? Des valises thématiques, dans lesquelles il faut fouiller pour trouver les informations ? Les idées de manquent pas, même s’il faut garder à l’esprit que le principal restera le contenu, qui sera mis en valeur par de telles activités. Et pour permettre un vrai dépaysement, les offices de tourisme de nombreux pays envoient gratuitement des affiches, des dépliants et autres documents, sur simple demande à leur siège français.

Animer une exposition autour du voyage

Une exposition sur le voyage se prêtera à de nombreuses activités. Parmi les grands classiques, la réalisation d’un carnet de voyage. Le numéro 228 de la revue Inter-CDI propose une intéressante réflexion sur les carnets de voyage. Plusieurs collègues peuvent s’associer à une telle démarche, selon le thème choisi au départ. On utilisera alors avec intérêt les livres Carnet de voyages, l’art de les réaliser, de Cécile-Alma Filliette, ainsi que Créer son carnet devoyage, d’Isy Ochoa, véritables mines d’or à utiliser pour une telle démarche. Notez qu’une séquence du numéro de mars de la NRP collège sera consacrée aux carnets de  voyage.

Bien entendu, des ateliers d’écriture, de poésie, de haïkus pourront trouver naturellement leur place au sein d’une telle exposition, qui ne peut que stimuler l’imagination créatrice des élèves !

Et puis, nous sommes au CDI, ne l’oublions pas, et une place importante pourra donc être réservée à la lecture. À côté des grands classiques des récits de voyage, de nombreuses œuvres de littérature jeunesse pourront être proposées aux élèves. Parmi elles, on pourra noter le magnifique 13 petites enveloppes bleues, de Maureen Johnson, publié chez Gallimard. Une jeune fille y parcourt un long voyage semé d’embûches, en suivant les consignes laissées par sa tante dans un paquet de lettres. Un voyage tout autant géographique qu’initiatique. On aimera aussi le fascinant voyage de Salamanca, dans Voyage à rebours, de Sharon Creech. Un road-movie sur les routes américaines, pour une jeune fille qui se découvre peu à peu.

Article paru précédemment dans la NRP Collège de janvier 2013

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Remise du Prix NRP au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil

Publié le par La rédaction NRP

Mais avant d’annoncer les trois lauréats, revenons un peu en arrière… L’été dernier, notre jury, vos collègues professeurs de lettres et professeurs documentalistes, ont lu 16 livres  sélectionnés par les éditeurs de littérature jeunesse. Chacun d’eux a écrit pour vous un avis de lecture  sur deux ou trois livres qu’ils ont particulièrement aimé. Nous vous invitons donc, comme un amuse-bouche avant le plat principal, à découvrir ces avis, ainsi que les résumés, biographies et extraits des livres qui ont concouru pour ce Prix 2014-2015. (Cliquez sur l’image pour le découvrir).

 Prix NRP la sélection

Bon, allez, nous n’allons pas vous faire patienter plus longtemps… les heureux lauréats du prix NRP sont :

Les trois soeurs et le dictateur, Elise Fontenaille, Le Rouergue 

Élise Fontenaille, Les Trois sœurs et le dictateur, aux éditions du Rouergue

 

Les substituts, Johan Héliot, le SeuilJohan Héliot, Les Substituts, au Seuil Jeunesse

 

 

Gaspard des profondeurs, Yann Rambaud, HachetteYann Rambaud, Gaspard des profondeurs, chez Hachette romans

 

 

 

 

Toutes nos félicitations à eux trois ! Et félicitations également aux 13 autres qui n’ont pas démérité.

La remise du prix a eu lieu le mercredi 26 novembre au Salon du livre et de la presse jeunesse de Montreuil en présence des auteurs, de leurs éditeurs et attachés de presse et de quelques membres du jury qui avaient fait le déplacement exprès. En attendant la vidéo, voici quelques photos.

Discours d'introduction par Yun Sun Limet, directrice de la rédaction NRP

Discours d’introduction par Yun Sun Limet, directrice de la rédaction NRP

 

Claire Beilin-Bourgeois présente les lauréats

Claire Beilin-Bourgeois présente les lauréats

 

Johan Héliot reçoit son prix...

Johan Héliot reçoit son prix…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Un grand merci à toutes et à tous pour votre investissement, votre participation et pour tous ces beaux ouvrages qui nous ravissent chaque année.  Nous vous donnons rendez-vous l’année prochaine pour de nouvelles aventures !

 

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Clôture des inscriptions « jury » pour le prix NRP littérature jeunesse 2014-2015

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Vous avez été très nombreux à vous porter candidat pour faire partie du jury du prix NRP littérature jeunesse et nous vous en remercions vivement. C’est le signe de l’intérêt que vous portez à la littérature jeunesse et à sa transmission.

Nous devons clore ces inscriptions pour cette année.
Nous informerons les 7 membres retenus d’ici la fin de ce mois de mai.

Comme chaque année, vous pourrez suivre les étapes de ce prix dans la revue, sur le site et sur les réseaux sociaux : début novembre, une présentation des livres en lice, fin novembre remise du prix aux 3 lauréats, et début janvier, les interviews des écrivains lauréats.

Encore merci pour votre enthousiasme !

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Devenez membre du jury du prix NRP 2014-2015

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COUV

Vous êtes abonnés à la NRP et professeur de lettres ou documentaliste en collège, vous vous intéressez à la littérature jeunesse, vous pouvez devenir membre du jury de notre prix Littérature jeunesse.

Comme chaque année, la NRP Collège fait appel à ses abonnés pour constituer le jury du Prix NRP Littérature Jeunesse.

Devenez membre du jury de l’édition 2014-2015 !

Votre mission est simple et votre participation vous permettra d’avoir un beau panorama des meilleurs romans parus en 2014 :

  • Vous recevez fin juin à votre domicile les ouvrages sélectionnés par les éditeurs participants
  • Vous les lisez durant l’été
  • Vous nous adressez en septembre votre classement puis un avis de lecture sur les 3 ouvrages que nous vous indiquerons, choisis en fonction de vos préférences.

Pour devenir membre du jury, il vous suffit de nous écrire en nous expliquant en quelques lignes votre motivation. Merci de préciser également vos coordonnées (téléphone notamment) et votre fonction à :
nrpediteur@sejer.fr

Les 7 abonnés sélectionnés seront contactés par la rédaction d’ici fin juin.

Au plaisir de vous lire…

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Prix NRP 2013-2014… Les résultats

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Et voilà nous y sommes… les résultats tant attendus de cette nouvelle édition du Prix NRP littérature jeunesse vont être dévoilés.  Ne faisons pas durer le suspense plus longtemps…                   

Les lauréats sont : 

 

COUV bacha posh OK HDBacha Posh  de Charlotte Erlih, aux éditions Actes Sud junior

 

 

SweetSixteen HDSweet Sixteen d’Annelise Heurtier, aux éditions Casterman


 

norlande

Norlande de Jérôme Leroy, aux éditions Syros

 

 

Félicitations à nos trois lauréats… Merci également aux autres auteurs et éditeurs qui ont participé avec de très beaux ouvrages.  

Le prix à été remis officiellement ce mercredi 27 novembre dans une ambiance festive à l’occasion d’une rencontre entre les auteurs, les éditeurs, les membres du jury et bien sûr l’équipe NRP.

Charlotte Erlih, l'auteur de "Bacha Posh" chez Actes Sud Junior entourée de son éditeur et de son attachée de presse.

Charlotte Erlih, l’auteur de « Bacha Posh » chez Actes Sud Junior entourée de son éditeur et de son attachée de presse.

 

Brigitte Ventrillon, l'éditrice d'Annelise Heurtier, lit ses remerciements pour "Sweet Sixteen" (Casterman).

Brigitte Ventrillon, l’éditrice d’Annelise Heurtier, lit ses remerciements pour « Sweet Sixteen » (Casterman).

 

 

 

Natalie Beunat, directrice de la collection Rat noir chez Syros, lit les remerciements de l'auteur de "Norlande" Jérôme Leroy en compagnie de Sandrine Mini.

Natalie Beunat, directrice de la collection Rat noir chez Syros, lit les remerciements de l’auteur de « Norlande » Jérôme Leroy en compagnie de Sandrine Mini.

 

Vous souhaitez en savoir plus sur nos trois gagnants et sur les autres livres de la sélection ? Découvrez notre supplément interactif, en cliquant sur le visuel ci-dessous .  Vous y trouverez : biographie des auteurs, extraits, résumés, avis du jury… À moins d’un mois de Noël, cela vous donnera peut-être quelques idées de cadeaux… 

COUV

 

Encore merci à tous les participants et à l’année prochaine !

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Prix NRP 2013-2014 : les grandes tendances

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Comme l’an dernier, le roman historique occupe les devants de la scène, que le lecteur se plonge dans une fratrie des années 1970, dans un XVIIe siècle pittoresque ou dans une Pompéi encore vivante. Le passé se fait aussi l’écho des combats d’aujourd’hui, notamment contre le racisme. De même, quand le monde contemporain est abordé, c’est souvent pour sensibiliser le lecteur à ses aspects sombres : sexisme, violence, méfiance envers les immigrés, montée des extrémismes.  Mais cette sélection 2013 voit émerger une nouvelle tendance : la présence forte du personnage de l’artiste. Des adolescents en mal de vocation artistique au génie tourmenté, en passant par un écrivain en herbe pris au piège de l’écriture, la littérature de jeunesse s’interroge sur la création et la figure du créateur.

Pour découvrir les titres de la sélection, rendez-vous chaque semaine sur Twitter et Facebook et en novembre dans un supplément enrichi.

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