Programme 2018-2019

Publié le par La rédaction NRP

Découvrez le programme 2018-2019 de la NRP

Septembre 2018

Revue Je me souviens
Séquence 6e : La comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne
Séquence 5e : Pagnol, Le Temps des secrets
Séquence 3e : Aragon, Le Collaborateur et autres nouvelles

Supplément
Marivaux, La Colonie Carrés classiques – Niveau 4e

Novembre 2018

Revue La musique et la danse
Séquence 6e : La Belle au bois dormant du conte au ballet
Séquence 4e : Créer et aimer : l’histoire d’Orphée, en mots, musique et danse
Séquence 3e : Le Choix de Rudi de Françoise Dargent, ou la naissance d’une étoile

Supplément
Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours – Niveau 5e

Janvier 2019

Revue Découvrir l’Amérique
Séquence 5e :Christophe Colomb : l’histoire et le mythe
Séquence 4e : Le monde de Calamity Jane
Séquence 3e : L’Attrape-cœur de Salinger

Supplément
Michel Tournier, Sept contes – Niveau 6e

Mars 2019

Revue Monstres
Séquence 6e : Les histoires de monstres racontées par Jacques Cassabois
Séquence 5e : Le merveilleux dans les aventures médiévales
Séquence 3e : La créature de Frankenstein dans le roman de Mary Shelley et au cinéma

Supplément
Quand le quotidien devient étrange, Une anthologie sur les objets maudits dans les nouvelles fantastiques Carrés classiques – Niveau 4e

Mai 2019

Revue La mer
Séquence 6e : Le Clézio, Mondo et autres histoires
Séquence 5e : Victor Hugo et la mer
Séquence 4e : Lire Moby Dick, le chef-d’œuvre de Melville

Supplément
Philippe Grimbert, Un secret– Niveau 3e

Publié le par La rédaction NRP

Chansons et poésie

Publié le par La rédaction NRP

Qu’est-ce qu’une chanson ? Comment étudier une chanson en classe, en tenant compte des caractéristiques du genre ? Lisez le dossier sur les liens subtils entre poésie et chanson, et les conseils de Ludovic Gourvennec, auteur d’une thèse sur l’utilisation des chansons en classe. 

Des pistes pour étudier le « genre » de la chanson

Propos recueillis par Claire Beilin-Bourgeois

Depuis sa thèse sur l’utilisation des chansons en classe de langue, Ludovic Gourvennec conjugue la réflexion théorique avec une pratique régulière de l’usage des chansons dans ses cours de français. Progressivement, il a mis au point une méthode et donne de nombreuses pistes pédagogiques dans un livre publié en 2017. Nous l’avons rencontré.

Quel est l’intérêt d’étudier des chansons en classe?
Dans le travail de recherche que j’ai mené, j’ai été conduit à définir précisément les caractéristiques du genre « chanson », en utilisant notamment le concept de « genre ». J’en suis arrivé à la conclusion que « la » chanson se décline en réalité en trois genres : la version studio, la version en concert et la version en clip vidéo, chacune ayant ses spécificités. De ce fait, et pour le dire schématiquement, la chanson version studio se rapprocherait du genre poétique, le live du genre théâtral et le clip du genre cinématographique (et publicitaire). Mais si on considère à présent la chanson version studio, elle est formée, dans son organisation systémique interne, de trois composantes : les paroles (le texte), la mise en musique (les instruments) et l’interprétation (la ou les voix). Cela signifie que la spécificité et le sens de la chanson naissent de l’interaction de ces trois composantes. Le risque est donc de ne se concentrer que sur le texte, ce qui relève de la démarche habituelle de l’étude d’un poème. Étudier et exploiter une chanson imposent d’envisager l’ensemble, ce qui n’est pas toujours facile dans un premier temps, car les professeurs – et les élèves – n’y sont pas toujours habitués.

Jusqu’où peut aller l’étude de la musique avec des élèves qui ne sont pas nécessairement musiciens ?
Pour prendre en compte la dimension musicale d’une chanson dans une séquence didactique, il n’est pas nécessaire d’avoir suivi des années de solfège. Bien sûr, les enseignants et les élèves très compétents dans ce domaine peuvent approfondir les choix musicaux ou instrumentaux des artistes, mais il me semble que, repérer la vitesse d’un rythme, la présence d’instruments familiers (guitare, batterie, basse), l’entrée ponctuelle d’un accord de violon, la dominante d’un style (reggae, rock…) ne constitue pas une tâche insurmontable. Il s’agit en fait d’intégrer, même modestement, le repérage et l’analyse de certains paramètres musicaux, de façon à construire un sens, des hypothèses, une interprétation, englobant la musique mais aussi les voix, à la fois le timbre et la façon de chanter. Par exemple, certaines chansons reposent sur une harmonie entre les trois composantes. « Deux pieds » de Thomas Fersen évoque un personnage d’étudiant pas très dynamique, la mise musique est assez lente et l’interprétation joue sur ce côté un peu « glandeur ». D’autres créent une rupture : « Ma jolie » d’Abd Al Malik traite du thème difficile de la violence conjugale, mais la mise en musique est tonique, avec un rythme très entraînant et dansant, qui conduit à une fin surprenante visant à amener l’auditeur à s’interroger sur la forme de manipulation dont il vient d’être l’objet. Tous ces choix doivent être interprétés pour élaborer un sens, parfois très évident, souvent à construire.

Avez-vous une préférence pour les chansons actuelles ?
Selon moi, il n’y a pas a priori de chansons « meilleures » que d’autres à utiliser. Tout dépend d’un certain nombre de paramètres liés au contexte d’enseignement apprentissage : le goût des professeurs et des élèves, le niveau linguistique des apprenants, les données institutionnelles (programmes), les objectifs visés, etc. Si vous avez un objectif historique et culturel général du type « Découvrir les chansons “ rive-gauche “ de l’après-guerre », vous allez évidemment, et de façon pertinente, écouter et analyser des morceaux de cette époque. Mais vous pouvez aussi très bien, et avec la même classe durant la même année scolaire, suivre des objectifs différents et aborder les artistes à succès actuels comme Orelsan ou Black M. Et si vous travaillez sur la chanson engagée, pourquoi ne pas mêler les supports de différentes époques ? Ainsi, ma démarche, plutôt que de présenter des fiches toutes faites, a été de favoriser une autonomie des enseignants et de proposer des clés générales, parfois théoriques pour exploiter les chansons en fonction des choix de chacun. Il me semble toutefois essentiel, au moment où on choisit la ou les chansons, d’avoir en tête le type de production (orale, écrite, individuelle, collective, etc.) auquel va aboutir l’exploitation.

Intégrez-vous l’étude des chansons aux séquences classiques ou préférez-vous le faire sous forme de projets ?
J’intègre souvent à des séquences « classiques » l’étude et l’exploitation approfondie d’une ou deux chansons en lien avec la thématique, mais je monte aussi des séquences relevant davantage d’une perspective actionnelle : réaliser une enquête puis un exposé sur un artiste actuel, inviter un artiste à rencontrer les élèves. Cela permet d’englober tous les supports disponibles (clips, concerts, pochettes, sites, etc.).

 

Proposition de séquence par Ludovic Gourvennec

 

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Enseigner à « L’École à l’hôpital » : pourquoi pas vous ?

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L’École à l’hôpital, association fondée en 1929, est la première à avoir donné des cours aux enfants hospitalisés.  Aujourd’hui, elle intervient en lien avec l’Éducation nationale. L’association a toujours besoin de nouveaux professeurs : vous aussi pouvez adhérer et donner quelques heures chaque semaine.

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Virginie : « Enseigner en ZEP est un combat ! »

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Par Sonia Goldie

Virginie, 32 ans, enseigne le français au collège Victor Hugo de Sarcelles (95). Après un parcours atypique qui la mène vers le professorat, elle mène depuis 6 ans un combat incessant avec le langage.

De l’école imposée à l’école choisie

Enfant, puis adolescente, l’école n’est pas la tasse de thé de Virginie, elle s’y ennuie ferme ! « C’était un long film sans fin, qui passait au ralenti. Rester assise pendant des heures à écouter, ça n’était pas vraiment mon truc. » La lecture ne la sauve de rien car sa famille, très croyante, n’a pas la culture du roman mais celle des Saintes Écritures. Après son bac littéraire, elle s’oriente en fac de lettres, par défaut, juste parce qu’elle est douée dans cette discipline. Après sa licence, la recherche ne l’attire pas du tout et elle s’engage dans une prépa CAPES. « Je n’avais pas vraiment envisagé à quoi ça m’engageait en cas de réussite. C’était à l’époque une formation très théorique où on n’était jamais mis face aux élèves. » Elle n’a aucun modèle d’enseignant, proche ou lointain, aucune vocation particulière pour ce métier et c’est sur cette page vierge de tout idéal, qu’elle va inventer sa propre posture, d’abord stagiaire dans un lycée de province, parfait pour apprendre le métier, puis en ZEP, en région parisienne, où ce recul naturel lui donne les facultés de s’adapter.

Inventer son métier

« Je fais cours à une population issue très majoritairement de l’immigration. Historiquement, DSK, l’ancien maire de Sarcelles, a largement accueilli la population chaldéenne, persécutée au Proche-Orient, qui est très représentée ici et parle l’araméen. On trouve d’autre part une population aux origines variées ». Mais si Virginie, qui vit à Pantin, y rencontre une vraie mixité, c’est loin d’être le cas à Sarcelles. La vie quotidienne en ZEP est physiquement éprouvante : « obtenir le calme dans la classe est un défi. Il y a aussi beaucoup de bruit dans les couloirs, des bousculades parfois dangereuses pour les petits. Les élèves entre eux sont sans pitié et il faut sans cesse gérer les conflits ». Dans ce décor, la lourde tâche éducative laisse-t-elle du temps pour enseigner sa matière ?

Instaurer des règles

« Bien sûr, c’est difficile », concède Virginie. « Il ne faut jamais céder, tout en laissant la parole libre. Pour la bonne conduite du cours, il faut instaurer des règles inflexibles et pour le reste, tout est négociable. C’est paradoxal, mais les élèves me disent souvent, en cas de sanction, que j’ai eu raison de les punir. » Une fois ces règles respectées, peut commencer l’incessant combat de Virginie pour imposer le « bien parler ». « Pour mes élèves, c’est souvent insurmontable. Pour ce qui est de bien écrire, n’en parlons pas ! Ils s’amusent avec la langue, la déforment, fabriquent des expressions improbables… Ce serait drôle s’ils arrivaient à maîtriser un français correct avec les 5000 mots de base, mais ils se perdent dans le mésusage. » Un jour, alors qu’elle tente d’étudier avec ses élèves  de 5e le poème de Victor Hugo « Jeanne était au pain sec », les élèves s’insurgent : « Quoi ? Jeanne est punie pour avoir joué avec le chat et fait des grimaces ? De quoi il se mêle ? C’est quoi cette maquerelle ? Sachez qu’une maquerelle pour eux – homme ou femme – est quelqu’un qui se mêle des affaires des autres. » Quand Virginie leur apprend alors le sens original du mot, les élèves sont littéralement horrifiés ! Côté littérature, il faut choisir des œuvres qui accrochent ces élèves, rarement lecteurs.  Le Roman de Renart est un de leurs préférés car ils adorent les ruses et l’humour de Renart. Ils aiment aussi les histoires d’enfants en souffrance dont ils se sentent proches : Poil de Carotte, Vipère au poing. Les récits de vie comme Le Journal d’Anne Frank ou La Petite Fille du Vel d’Hiv ont du succès. En 3e, Virginie a même étudié Charlotte, de Foenkinos, dont la lecture l’avait émerveillée, et les élèves ont suivi. Il faut adapter sans cesse ses méthodes : jouer un dialogue, tenir un journal comme Anne Frank, écrire une lettre pour dénoncer les agissements de Folcoche, laisser aussi les élèves bouger, travailler en groupes… Virginie apprend beaucoup auprès de ses élèves et se sent profondément utile.

Donner du sens à son métier

« En ZEP, les élèves sont directs, s’ils n’aiment pas quelque chose, ils le disent et quand ils vous aiment, ils le disent aussi ! On dit souvent que les enseignants sont en manque de reconnaissance, pas dans mon collège. Mes élèves ne possèdent pas toujours les bonnes manières, mais ils sont reconnaissants du travail que je fais pour eux. » Ainsi, tout en menant son combat pour faire apprendre le passé simple ou le subjonctif à ses élèves, Virginie s’intéresse aussi à leurs goûts musicaux, pour créer des liens et des références communes. Mais elle est souvent déçue, car résume-telle, « mes élèves valent beaucoup mieux que ce qu’on leur sert ! » Vous avez dit combat ?

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Rire et séduire…

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Par Gabrielle Djouab de Critikat

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La sortie récente en version restaurée de Sérénade à Trois d’Ernst Lubitsch nous donne l’occasion de nous pencher sur le genre de la screwball comedy, né dans les années 1930 aux États-Unis. On y trouve un rapport renouvelé entre le masculin et le féminin fondé sur la rivalité mais aussi sur le partenariat ludique1. C’est le cas dans une séquence de L’Impossible Monsieur Bébé de Howard Hawks, où l’héroïne féminine, excentrique et extravertie, prend le dessus en poursuivant un homme dépassé par les événements.

La bataille des sexes

Katherine Hepburn y incarne une héritière irresponsable et fantasque qui met à mal les plans rigoureux du paléontologue incarné par Cary Grant en l’attirant dans une série de péripéties loufoques. L’intégralité de l’affrontement met en valeur la nature conflictuelle de la séduction : ils descendent et remontent l’escalier dans un jeu de poursuites dont la violence se matérialise par le déchirement des vêtements. Ainsi, la figure du chasseur et de la proie se substitue à celle du séducteur courtois et de sa dulcinée. Or, l’hostilité émane davantage de la chasseuse : Susan semble éprouver une sorte de plaisir cruel à mettre David Huxley dans des situations délicates. L’agacement mutuel entre les personnages souligne un trait essentiel de la screwball comedy : la mise en scène de différences idéologiques et sociologiques radicales entre l’homme et la femme. Là où Susan Vance représente une forme de spontanéité irresponsable, David incarne, au contraire, un cartésianisme exacerbé. Susan appartient à une forme d’aristocratie oisive dans laquelle évoluent les hommes puissants que l’intellectuel Huxley ne parvient jamais à rencontrer. Il ne cesse, par exemple, de manquer ses rendez-vous avec avec Mr. Peabody.

La flapper

Dans un certain nombre de screwball comedies l’héroïne féminine est une femme très investie dans un environnement professionnel (His Girl Friday, Howard Hawks, 1940). Le nouveau modèle féminin de la flapper, femme dynamique qui entretient une relation plus égalitaire avec les hommes, est apparu dans les années 1920. Susan Vance en présente certains traits dans la dernière scène, notamment dans l’indignation qui prend la forme d’une revendication d’autonomie : « Quand je suis en colère, je suis en colère. » Elle se caractérise également par une vitalité physique exaltée par les magazines de l’époque. Sa longue robe lamée associée à un voile sur le visage constitue un costume relativement peu sexualisé. Les rubans, qui encadrent son visage et semblent défier la gravité, lui prêtent une aura très étrange. Lorsque les gestes désordonnés de Susan la conduisent à commettre des maladresses comme déchirer le smoking de son partenaire et sa propre jupe, ces mises à nu soulignent métaphoriquement son aspiration à une forme d’authenticité naturelle loin d’un glamour plus hiératique.

Repenser le contrat de mariage

« Jouons à un jeu » : la suggestion de David Huxley enthousiasme immédiatement Susan Vance dont le visage trahit une euphorie enfantine. Il n’y a là rien d’étonnant si l’on considère que la séduction dans la screwball comedy entraîne très souvent une part de jeu de rôles. Les héroïnes prennent plaisir à multiplier les déguisements pour désorienter leurs amants. À bien des égards, le duo se livre ici à un numéro de music-hall, tant l’un et l’autre s’accusent de se donner en spectacle. La décennie précédente, caractérisée par un pic de divorces, a fait naître un nouveau discours sur le mariage, véhiculé par la publicité et par des réformateurs libéraux. L’union doit être un partenariat librement consenti, fondé sur l’amitié tout autant que sur la tendresse. On trouve des traces de cette injonction à l’équilibre dans les scènes d’affrontement. La fusion comme solution à l’embarras est presque chorégraphiée dans un pas-de-deux improvisé où les corps se mettent à marcher à l’unisson. Qu’il s’agisse de sauver Earl Williams dans His Girl Friday, ou d’organiser une fuite dans New York-Miami (de Frank Capra, 1934) l’héroïne de screwball comedy est avant tout celle qui réveille des énergies vitales, qui propose une entreprise déroutante, une « aventure » au sens propre du terme.

L’Impossible Monsieur Bébé de Howard Hawks, avec Katharine Hepburn et Cary Grant, DVD, Warner Bros, collection « Patrimoine ». La scène étudiée est à visionner sur le lien suivant https://tinyurl.com/hawksbringingup

1. C’est le cas aussi dans Un cœur pris au piège de Preston Sturges, (1941) ou L’Extravagant Mr. Deeds de Franck Capra (1936).

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Un récit autobiographique en 3e

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Dans Ça t’apprendra à vivre, Jeanne Benameur, raconte la violence de l’exil lorsqu’en 1958, sa famille quitte la maison d’Algérie pour un appartement trop grand dans une ville de l’ouest de la France. Ce récit autobiographique à l’écriture limpide, qui est aussi un miroir de l’Histoire, est un très bon choix pour une séquence en 3e.

cliquez sur l’image pour voir un extrait de la séquence

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Le numérique en question

Publié le par La rédaction NRP

numerique_article Alors qu’il tend à se développer, notamment avec les lycées 4.0, l’utilisation du numérique en classe est souvent remis en cause.  Les « pour » y voient un formidable outil de personnalisation et d’autonomie, les « contre » le dénigrent, l’accusant de vouloir se mettre à la place du professeur.  La réalité est beaucoup moins tranchée. Le numérique a ses forces et ses limites : c’est un outil pédagogique comme un autre.  

Dans son livre Apprendre avec le numérique, mythes et réalités, Franck Amadieu, enseignant-chercheur en psychologie cognitive et ergonomie, revient sur 10 mythes à propos du numérique. On en retiendra principalement qu’il n’y a pas de magie « numérique », de la même manière qu’il n’y a pas de société numérique ni même de digital native, les différences sociales et culturelles se répercutant sur les aptitudes des élèves à se servir du numérique. De même, le numérique ne motivera pas davantage les élèves et ne les rendra pas plus autonomes.  Tout dépend du niveau de départ de l’élève : celui qui a déjà des connaissances et qui est capable de faire preuve d’autonomie dans son travail tirera plus facilement avantage du numérique qu’un élève en difficulté.  Ces derniers, peu importent les moyens mis en œuvre,  auront toujours besoin d’un encadrement renforcé pour avancer.

Alors comment utiliser au mieux le numérique ? Comment le professeur peut-il accompagner les élèves dans leur apprentissage ? Comment les outils peuvent-ils être mobilisés par les élèves ? Franck Amadieu, nous a donné quelques réponses à l’occasion d’une conférence Educatec-Educatice au salon en novembre 2017.

Tout d’abord, que sont les ressources et documents multimédias ? Le plus souvent des vidéos, des animations voire des liens hypertextes dans un document linéaire. Ces ressources apportent des informations nouvelles de manière  interactive et dynamique. Une interactivité supposée rendre plus attractifs les contenus et par conséquent favoriser l’apprentissage. Ces ressources, en raison de leur diversité de présentation, permettraient également aux élèves de choisir le moyen d’apprendre qui leur convient le mieux et participeraientt à une meilleure personnalisation. Ces présupposés reposent sur l’idée selon laquelle il y aurait plusieurs types d’apprentissage basés sur les différentes mémoires. Mais s’appuyant sur diverses expériences, Franck Amadieu  démontre que le processus de mémorisation n’est pas si segmenté.  Ainsi, il n’y aurait pas de mémoire « visuelle », « auditive » ou « corporelle ». Le meilleur moyen d’apprendre et de retenir serait d’associer du pictural (photo, illustration, schéma) à du verbal (texte lu ou écrit), le pictural renvoi à ce qui est concret et le verbal à l’abstrait ces formats n’ont pas la même fonction cognitive, il est nécessaire de stimuler les deux.  Dans cette optique, il faut prendre garde à ne pas multiplier les sources d’informations au risque de perdre les élèves et de diminuer leur performance. Là où nous aurions tendance à vouloir en faire beaucoup, il faudrait être simple et concret.  

Pour Franck Amadieu, si le numérique doit être adapté à tous les élèves, ceux-ci ne doivent pas avoir autant de choix, même si concrètement, ce système trop directif ne leur plait guère. Il propose d’utiliser un système de guidage de l’information qui reviendrait à contraindre l’élève à se fixer sur un point précis, puis sur un autre, et favoriserait la compréhension de l’élève. Il présente ce « guidage » comme « un ensemble d’instructions à suivre en plusieurs étapes orientant différents traitements de l’information » :

  • identification des informations principales ;
  • traitement des relations entre les informations ;
  • explication des relations entre les informations.

De même, pour faciliter la compréhension de l’information, il préconise un chemin d’accès clair. Il remet ainsi en question l’utilisation des cartes mentales, qui pour lui n’améliorent pas la performance des élèves. Le guidage en revanche, du moment qu’il est « structurant mais non restrictif », permet d’aider les élèves à prendre la bonne décision tout en leur laissant le choix.

Pour Franck Amadieu, le guidage des ressources numériques devraient donc :

  •  aider à la sélection d’informations pertinentes ;
  •  aider à la construction des relations entre informations et structure globale ;
  • accompagner la mise en œuvre d’informations utiles à l’apprentissage ;
  • accompagner des stratégies plutôt que de laisser trop de choix.

Il suggère également de faire disparaitre ce guidage à mesure que  l’élève progresse.

Pour conclure, il souligne qu’il est nécessaire de mieux comprendre comment les élèves apprennent tout en gardant en mémoire que chacun est différent.  Il insiste enfin sur la nécessité de former aux compétentes utiles permettant d’analyser les informations (comprendre un document, analyser une image) et sur la mise en œuvre d’un guidage habile.

Ces réflexions sur le guidage font écho à l’article paru dans le numéro NRP collège de novembre 2017 « Sciences cognitives et pédagogie, une association fertile » où Pascal Champain insiste sur l’importance de la mise en scène du support et propose des solutions d’accompagnement pour focaliser l’attention.  Les utilisateurs de manuels numériques,  par exemple, peuvent utiliser les fonctions « cache », « spot »  des viewer pour mettre en avant ou cacher une information. Mettre une flèche pour indiquer où le regard doit se poser. Le professeur peut ainsi structurer la double-page du manuel, pour guider les élèves en difficultés.

Dans tous les cas même le plus performant des outils ne remplacera le meilleur des guides, le professeur.

A.G.

Publié le par La rédaction NRP

Les lauréats du prix NRP : de beaux romans à découvrir

Publié le par La rédaction NRP

Cette année, 3 romans engagés vous emmènent à la rencontre de Sohn Kee-Chung, 1er coréen victorieux aux jeux olympique de Berlin 1936, de Rage, une jeune exilée qui cherche à se débarrasser d’un passé douloureux et d’Elliot,  jeune urbain qui découvre une nature prodigue.

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Rage, Orianne Charpentier, Gallimard Scripto ; Le Collège des éplucheurs de citrouilles, Laure Deslandes, L’École des loisirs ; Le Garçon qui courait, François-Guillaume Lorrain, Sarbacane.

Lauréats et éditeur lors de la remise du prix

Lauréats et éditeur lors de la remise du prix

Le prix NRP c’est aussi 15 autres romans tous choisis par leurs éditeurs que nous vous invitons à découvrir dans le supplément ci-dessous.

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La révolution russe à travers le grand écran

Publié le par La rédaction NRP

Propos recueillis par Rémi Boulle

Alors qu’on célèbre cette année le centenaire de la révolution de 1917, Lionel Lacour, créateur des conférences « Histoire et Cinéma » à l’Institut Lumière de Lyon, présente pour la NRP Collège trois films majeurs sur cette période de l’Histoire : Octobre, La Fin de Saint- Pétersbourg, Okraïna.

« Il est important de rappeler le rôle de propagande de ces films. À l’époque de leur réalisation, le régime communiste a compris l’importance du cinéma, art populaire, pour défendre son modèle idéologique. Par ailleurs, ils ont été réalisés aux débuts du cinéma et leurs réalisateurs ont contribué à faire évoluer la manière de raconter.

Octobre de Sergueï Eisenstein, (1898-1948)

Dans Octobre (1927), film de commande du régime communiste pour célébrer les dix ans de la révolution russe, Sergueï Eisenstein retrace les évènements de la révolution de février 1917 à celle d’octobre 1917. En montrant la prise de Saint-Pétersbourg par des vagues et des vagues de soldats, Octobre fait une entorse à l’Histoire. En réalité, il y a eu peu d’affrontements et peu de morts. L’activité de la ville a même continué normalement. Si les dirigeants du régime communiste ont commandé ce film à Eisenstein, c’est parce qu’ils le pensaient capable de mettre en valeur cette histoire. À cette époque, le réalisateur a déjà montré sa capacité à transformer une réalité en mythe, en réalisant en 1925 Le Cuirassé Potemkine. Sergueï Eisenstein a pu être considéré comme un réalisateur officiel de l’URSS. Mais pour beaucoup, Sergueï Eisenstein est plutôt un maître du septième art. Ses films ont montré que le cinéma n’est pas une simple reproduction de la réalité, que le cinéma peut s’affranchir du respect de l’espace et du temps par le montage. Ainsi, dans la séquence des escaliers du Cuirassé Potemkine, la foule pourrait descendre bien plus vite. Mais le réalisateur multiplie les plans, comme celui de la mère avec son enfant dans un landau, et cela donne de la force à cette séquence. D’ailleurs, elle a été reproduite dans un film de gangsters de Brian de Palma, Les Incorruptibles, sorti en 1987.

La Fin de Saint-Pétersbourg de Vsevolod Poudovkine (1893-1953)

Comme Octobre, La Fin de Saint-Pétersbourg (1927) est une commande pour célébrer les dix ans de la révolution Russe. Le film raconte la Première Guerre mondiale, les gens travaillant de manière acharnée dans les usines pour fabriquer les obus mais vivant dans la misère, les combats sur le front, puis la rébellion des soldats et la prise du Palais d’hiver. Le film légitime la mise en place du régime communiste. Et comme il raconte des choses que les gens du peuple ont vécues pendant cette période, le public de l’époque s’y reconnaît ! Il faut dire que Vsevolod Poudovkine a une capacité admirable à raconter des histoires. Les titres de ses films le montrent. Lorsque Eisenstein réalise un film sur une grève, il le nomme La Grève. Lorsque Poudovkine réalise un film sur une grève, il le nomme La Mère. Autrement dit, les personnages des films du premier ne sont que des archétypes. Et le second se sert davantage d’histoires individuelles pour raconter la grande Histoire.

Okraïna de Boris Barnet (1902-1965)

Okraïna (1933) raconte la Première Guerre mondiale, en montrant le départ de jeunes Russes pour le front, les combats meurtriers puis la fraternisation entre Russes et Allemands. Un soldat russe agite un drapeau blanc, se rend au milieu du champ de bataille, bientôt rejoint par les soldats des deux camps… C’est une manière de suggérer que les soldats qui appartiennent à la même classe sociale feraient mieux de se battre ensemble contre ceux qui les envoient. Mais aussi que le gouvernement provisoire mène la même politique que le tsar, aboutissant à la souffrance du peuple. Ce film ne montre pas la révolution russe d’octobre 1917 mais il la justifie. L’écriture de Boris Barnet, qui a été comédien et scénariste, est fine. Ainsi, dans la séquence du départ des soldats pour le front, il met en scène des réactions variées. L’un se fait embrasser par son père, à la moustache très fournie, sur la bouche, comme cela se fait en Russie. L’autre, voyant les acclamations de la foule, est enthousiaste.

 Un troisième est triste de quitter sa petite amie. Le plan suivant montre que ce soldat tient son chien en laisse et que, pris par l’émotion, il la tire tandis que le chien, soulevé, s’étrangle presque. On reprochera au cinéaste de réaliser des films coupés des  grands évènements de l’Histoire. Mais des critiques français reconnaîtront que le talent de Boris Barnet a influencé des réalisateurs de la Nouvelle Vague à partir des années 1950. »

Profiter de l’Institut Lumière avec ses classes

• Visite guidée du musée Lumière, projections, initiations pratiques au cinéma… En 2017-2018, l’Institut Lumière de Lyon propose de nombreuses animations aux classes de collégiens, à Lyon mais pas seulement. En savoir plus : www.institut-lumiere.org/pédagogie/activités-éducatives.html

Publié le par La rédaction NRP

Le redoublement peut-il être profitable ?

Publié le par La rédaction NRP

Propos recueillis par Fabrice d’Orso

Dès sa prise de fonctions, le nouveau ministre de l’Éducation nationale Jean-Michel Blanquer a annoncé qu’il souhaitait à nouveau autoriser les redoublements. Cette prise de position, en rupture totale avec la politique menée par Najat Vallaud-Belkacem, constitue-t-elle un retour en arrière ou une chance supplémentaire laissée aux élèves ayant accumulé trop de retard ? Regards croisés d’une professeure de mathématiques et d’un ancien redoublant.

UNE VRAIE SECONDE CHANCE

Joseph Bridge, 30 ans, directeur commercial

Mes années de primaire ont été un long calvaire. Année après année, mes lacunes s’accumulaient. En maths, en français, dans toutes les matières… J’avais le sentiment permanent de perdre pied. De ne pas « imprimer » les connaissances. De ne pas comprendre la moindre des consignes. Dans mon école, un établissement privé du Ve arrondissement de Paris, le redoublement n’existait pas. Je suis donc passé de classe en classe, avec cette désagréable impression de traverser ma scolarité comme un zombie. Lorsque je suis arrivé en classe de 6e au collège Georges Méliès, dans le XXe arrondissement, je n’ai jamais pu m’accrocher au train de la classe : les mauvaises notes s’enchaînaient malgré mes efforts et les nombreux cours de soutien. C’est en fin de second semestre que les professeurs ont commencé à évoquer la possibilité d’un redoublement. Je n’ai pas pris cela comme une sanction, mais plutôt comme une seconde chance qui m’était offerte. J’ai donc abordé ma seconde 6e dans de bien meilleures conditions. J’assimilais les connaissances avec plus de facilité. La confiance revenait et mes notes s’amélioraient. Avec le recul, je peux dire que ce redoublement m’a changé la vie. Il m’a replacé sur des rails. La suite de mon parcours scolaire n’a certes pas été un long fleuve tranquille – j’ai aussi redoublé ma terminale ES – mais j’ai fini par obtenir mon Bac et j’ai pu poursuivre mes études : BTS de Commerce, Licence de Commerce international, LEA, Mastère I et II en École de commerce. Que pèse finalement une année de retard en fin de parcours ? Aujourd’hui encore, je remercie ceux qui m’ont laissé cette possibilité de reprendre le fil de mes études.

AIDER, ACCOMPAGNER

Denise Galtier, 62 ans, professeure de mathématiques à Marseille

Lorsque j’ai entendu que le redoublement n’était plus banni du vocabulaire de l’éducation, j’ai été soulagée. Pourquoi se priver de cette possibilité qui, sans être la panacée, peut parfois s’avérer bénéfique pour l’élève en difficulté ? Lorsque trop de lacunes se sont accumulées, que les notions clés ne sont pas assimilées, n’est-il pas judicieux de proposer un nouveau départ ? Supprimer complètement le redoublement a des effets pervers. Les élèves savent qu’ils passeront de classe en classe, même avec des notes catastrophiques et des lacunes abyssales… Or, nous sommes à un âge fragile où les adolescents se cherchent. Les mauvaises notes sont beaucoup moins inquiétantes que le mal-être de ces jeunes qui perdent confiance. Les mathématiques sont une discipline dans laquelle les connaissances viennent s’agréger d’année en année. Il faut pouvoir bâtir sur un socle solide. D’autant que plus tard, en 3e, d’autres matières comme la physique ou les SVT vont faire appel à certaines notions mathématiques : il faut calculer des pourcentages, établir des graphiques, des tableaux, avoir recours à un raisonnement déductif. Ce qui est vrai pour les mathématiques l’est aussi pour d’autres matières comme les langues vivantes. Là encore, le socle des connaissances est primordial. Alors, oui, dans certains cas, le redoublement peut être une nouvelle chance. L’occasion de reprendre confiance, de se remotiver. Mais il y a une condition essentielle à mes yeux : pour être constructif, un redoublement doit être bien préparé et bien accompagné. Il faut prendre le temps de l’expliquer à l’enfant comme aux parents, afin qu’il soit compris et accepté. L’expérience m’a malheureusement appris que, dans les faits, un tel accompagnement ne va pas de soi.

Publié le par La rédaction NRP

La danse classique pour tous avec 3e Étage

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François Alu Hors Cadre

© Julien Benhamou

L’Opéra de Paris est une grande maison qui peut impressionner les néophytes. Mais elle a donné naissance à quelques compagnies, souvent fondées par des danseurs du corps de ballet, qui proposent des spectacles s’affranchissant de certaines conventions artistiques de la vénérable institution tout en en conservant l’excellence technique. Parmi elles, la compagnie 3e Étage offre une approche théâtrale et décalée parfaite pour ceux qui veulent entrer dans la danse.

Une jeune compagnie

La compagnie est créée en 2004 par le danseur et chorégraphe Samuel Murez. Il veut aller au-delà  de l’académisme de l’Opéra, laisser libre cours à son imagination et ses envies chorégraphiques, et répondre à ses envies de spectateur qui ne rejoignent pas toujours celles du public de l’Opéra. Autour de lui, répondent présents ses collègues les plus «  hors-normes » qui tous à l’époque logent…  au 3e étage de l’Opéra Garnier.

Depuis plus de 10 ans, la compagnie parcourt les routes de France et d’ailleurs – leur dernière tournée les a emmenés à Nouméa ­– avec des spectacles aussi extravagants qu’insolites qui revisitent les standards de la danse classique et contemporaine.

François Alu superstar

Leur saison débutera avec deux spectacles exceptionnels à Paris autour du prodige de l’Opéra de Paris, François Alu. À 23 ans, il peut se vanter d’avoir mis le public parisien dans sa poche avec des prestations toujours plus remarquées (et attendues) les unes que les autres. Il aime son art et la scène en général, et cela se voit à la façon dont il la dévore dès qu’il y pose le pied. Charismatique, magnétique, incontrôlable,  ce fan de hip-hop, d’Eminem et de films d’action fait exploser tous les préjugés sur le ballet. Pas étonnant qu’il se sente parfois à l’étroit dans son costume de danseur de l’Opéra. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce spectacle « Hors-Cadre », qui lui permet de s’exprimer avec toute la fougue et la virtuosité qui le caractérisent, tout en faisant découvrir à son public une part plus intime de sa personnalité et de son travail.

Le spectacle alliera danse et théâtre avec des pièces du répertoire de 3e Étage et de nouvelles pièces créées par Samuel Murez.

Pour les novices, ce spectacle, et ceux de la compagnie en général, sont une occasion de découvrir le langage de la danse avec une théâtralité et une modernité qui la rendent plus accessible. Et les adolescents se reconnaitront à coup sûr dans la personnalité de show-man de François Alu.  

Et pour les plus initiés,  c’est une formidable occasion de découvrir ces danseurs de l’ombre qui brillent par leurs capacités techniques et scéniques alliées à une bonne dose de folie et d’humour. 

François Alu Hors Cadre
Une production 3e étage
Le dimanche 8 octobre à 17h
Le samedi 14 octobre à 19h30
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
Réservations : store.3e-etage.com ou 07 82 27 29 30
Chorégraphie : Ben van Cauwenbergh, Raul Zeummes et Samuel Murez
Avec : François Alu, Takeru Coste, Clémence Gross, Chun Wing Lam, Simon Leborgne, Lydie Vareilhes, Hugo Vigliotti

Et pour voir la troupe en province avec d’autres spectacles rendez-vous sur leur site !

Une partie de la troupe de 3e étage

© Julien Benhamou

A.G.

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Préparez le brevet avec vos élèves

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Dernière ligne droite avant le brevet des collèges. La NRP vous propose deux exercices complets conformes aux nouvelles épreuves pour entraîner vos élèves. Vous trouverez la fiche élève en PDF ou sous Word, accompagné d’une fiche enseignant qui contient les corrections et le texte de la dictée.

 Télécharger l’exercice de brevet de mars en format word et son corrigé.

 Télécharger l’exercice de brevet de mai en format word et son corrigé.

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