La danse classique pour tous avec 3e Étage

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François Alu Hors Cadre

© Julien Benhamou

L’Opéra de Paris est une grande maison qui peut impressionner les néophytes. Mais elle a donné naissance à quelques compagnies, souvent fondées par des danseurs du corps de ballet, qui proposent des spectacles s’affranchissant de certaines conventions artistiques de la vénérable institution tout en en conservant l’excellence technique. Parmi elles, la compagnie 3e Étage offre une approche théâtrale et décalée parfaite pour ceux qui veulent entrer dans la danse.

Une jeune compagnie

La compagnie est créée en 2004 par le danseur et chorégraphe Samuel Murez. Il veut aller au-delà  de l’académisme de l’Opéra, laisser libre cours à son imagination et ses envies chorégraphiques, et répondre à ses envies de spectateur qui ne rejoignent pas toujours celles du public de l’Opéra. Autour de lui, répondent présents ses collègues les plus «  hors-normes » qui tous à l’époque logent…  au 3e étage de l’Opéra Garnier.

Depuis plus de 10 ans, la compagnie parcourt les routes de France et d’ailleurs – leur dernière tournée les a emmenés à Nouméa ­– avec des spectacles aussi extravagants qu’insolites qui revisitent les standards de la danse classique et contemporaine.

François Alu superstar

Leur saison débutera avec deux spectacles exceptionnels à Paris autour du prodige de l’Opéra de Paris, François Alu. À 23 ans, il peut se vanter d’avoir mis le public parisien dans sa poche avec des prestations toujours plus remarquées (et attendues) les unes que les autres. Il aime son art et la scène en général, et cela se voit à la façon dont il la dévore dès qu’il y pose le pied. Charismatique, magnétique, incontrôlable,  ce fan de hip-hop, d’Eminem et de films d’action fait exploser tous les préjugés sur le ballet. Pas étonnant qu’il se sente parfois à l’étroit dans son costume de danseur de l’Opéra. C’est ainsi qu’est née l’idée de ce spectacle « Hors-Cadre », qui lui permet de s’exprimer avec toute la fougue et la virtuosité qui le caractérisent, tout en faisant découvrir à son public une part plus intime de sa personnalité et de son travail.

Le spectacle alliera danse et théâtre avec des pièces du répertoire de 3e Étage et de nouvelles pièces créées par Samuel Murez.

Pour les novices, ce spectacle, et ceux de la compagnie en général, sont une occasion de découvrir le langage de la danse avec une théâtralité et une modernité qui la rendent plus accessible. Et les adolescents se reconnaitront à coup sûr dans la personnalité de show-man de François Alu.  

Et pour les plus initiés,  c’est une formidable occasion de découvrir ces danseurs de l’ombre qui brillent par leurs capacités techniques et scéniques alliées à une bonne dose de folie et d’humour. 

François Alu Hors Cadre
Une production 3e étage
Le dimanche 8 octobre à 17h
Le samedi 14 octobre à 19h30
Théâtre Antoine, 14 boulevard de Strasbourg, 75010 Paris
Réservations : store.3e-etage.com ou 07 82 27 29 30
Chorégraphie : Ben van Cauwenbergh, Raul Zeummes et Samuel Murez
Avec : François Alu, Takeru Coste, Clémence Gross, Chun Wing Lam, Simon Leborgne, Lydie Vareilhes, Hugo Vigliotti

Et pour voir la troupe en province avec d’autres spectacles rendez-vous sur leur site !

Une partie de la troupe de 3e étage

© Julien Benhamou

 

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Préparez le brevet avec vos élèves

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Dernière ligne droite avant le brevet des collèges. La NRP vous propose deux exercices complets conformes aux nouvelles épreuves pour entraîner vos élèves. Vous trouverez la fiche élève en PDF ou sous Word, accompagné d’une fiche enseignant qui contient les corrections et le texte de la dictée.

 Télécharger l’exercice de brevet de mars en format word et son corrigé.

 Télécharger l’exercice de brevet de mai en format word et son corrigé.

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Sortir au théâtre : La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht

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Cette année, deux metteurs en scène ont fait le choix de monter la pièce de  Bertolt Brecht.

Le spectacle mis en scène par Dominique Pitoiset, avec Philippe Torreton,  termine sa tournée à la Passerelle de Saint-Brieuc les 26 et 27 avril (réservations 02 96 68 18 40).

À la Comédie française, la pièce, mise en scène par Katharina Thalbach sera jouée jusqu’au 30 juin. La distribution est époustouflante, et les jeunes qui assistent à la représentation en sortent enthousiastes (réservation pour les groupes d’élèves : 01 44 58 15 03).

 

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Les systèmes éducatifs scandinaves

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En ces temps où les politiques exposent leurs projets pour l’École, les systèmes scandinaves sont souvent désignés comme des modèles. Qu’en est-il exactement ? Un débat sur le modèle éducatif finlandais est accompagné d’un article pour en comprendre les principes.

Régulièrement placée en haut du classement proposé par les enquêtes PISA, la Finlande est également l’un des pays qui affiche le moins de disparités entre les meilleurs élèves et les plus faibles. Depuis les années 2000, la Finlande fait donc figure de modèle en matière d’éducation. À l’instar de Paul Robert et de Fred Dervin (voir l’extrait du débat ci-dessous et en p.5 de la NRP collège de mars 2017) nombreux chercheurs voyagent chaque année jusqu’en Finlande pour tenter de comprendre son système éducatif, qui ne fait pourtant pas l’unanimité.

Un système curriculaire

Le système éducatif finlandais actuel est le fruit d’une réforme ambitieuse entreprise en 1970. Le gouvernement décide alors de mettre en place un système curriculaire abolissant les notions de « classe » ou de « filière » au profit de l’école fondamentale (l’équivalent en France du primaire et du collège) qui est obligatoire pour tous les enfants dès l’âge de 7 ans et ce jusqu’à leurs 16 ans. Cette dernière propose un parcours scolaire organisé autour de classes d’âge réparties sur neuf années, au cours desquelles les élèves acquièrent, à leur rythme, les contenus des programmes. La scolarité est scindée en deux cycles distincts : les six premières années les élèves suivent un enseignement général inculqué par un seul professeur, puis ils suivent un enseignement disciplinaire les trois dernières années. Bien que le redoublement n’existe pas dans le système finlandais et que tous les élèves passent nécessairement dans les classes d’âge suivantes, ils doivent se soumettre à un examen au terme du premier cycle, ce qui permet de mettre en exergue leurs éventuelles faiblesses et peut donner lieu à des cours de soutien. Si le début de la scolarité obligatoire est fixé à l’âge de 7 ans, il est toutefois possible pour les élèves d’entreprendre une année « préscolaire » (ce qui est le cas de 97 % des élèves) durant laquelle les enfants appréhendent, par le biais du jeu, leur futur rôle d’élève. Au terme de l’école obligatoire, les élèves auront le choix de poursuivre ou non leur cursus scolaire dans un lycée général ou un établissement professionnel, selon les résultats obtenus lors de leur « matriculation», qui certifie la fin de la scolarité obligatoire sous la forme d’un contrôle continu. Les élèves peuvent néanmoins choisir de rester une année supplémentaire à l’école fondamentale dans le but d’améliorer les résultats de leur matriculation. La continuité pédagogique caractérise le système éducatif finlandais, puisque l’ensemble de la scolarité est pensé comme un tout, de l’école préscolaire au lycée. […]

 Extraits du débat

Un système exemplaire

Par Paul Robert, agrégé de lettres classiques, proviseur du lycée Jacques Prévert à Saint-Christollès-Alès et auteur de La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? (ESF éditeur, 3e édition 2010)

Un des aspects intéressants du modèle finlandais est le processus de réforme : à partir du moment où des principes clairs sont établis, ils sont mis en œuvre de façon très progressive, très déterminée et en allant toujours dans le même sens, quels que soient les changements de majorité. C’est vraiment ce qui manque en France, car malgré l’évolution du système éducatif qui est réelle et somme toute relativement cohérente, il y a toujours cette fâcheuse impression qu’un changement de majorité va tout mettre par terre. J’en veux pour preuve la réforme initiée par Vincent Peillon, qui n’a pas été toujours accueillie avec enthousiasme par les professeurs, parce qu’ils ont toujours à l’esprit qu’elle risque de ne pas être pérenne. […]

Une renommée exagérée

Par Fred Dervin, professeur en éducation interculturelle à l’université d’Helsinki et auteur de La Meilleure Éducation au monde ? Contre-enquête sur la Finlande (L’Harmattan, Paris, 2013)

Les façons de présenter le « modèle finlandais» se fondent souvent sur des réalités déformées, construites par les médias, les hommes politiques ou les exportateurs de l’éducation finlandaise. Un discours a-critique et parfois exagéré est apparu sur cette éducation (il n’y a pas d’évaluation ; tous les enseignants sont bons ; la formation des enseignants est exemplaire, etc.). Présenté comme révolutionnaire, le nouveau curriculum finlandais contient des idées déjà un peu vieilles voire dépassées (autonomisation des apprenants, prise en compte de la diversité culturelle, interdisciplinarité, approche par le jeu, politesse, etc.). Ces idées sont comprises et interprétées de façon différente selon les enseignants, les décideurs locaux et mises en place en fonction des moyens financiers disponibles localement. Les derniers résultats (moins bons) de la Finlande aux études PISA montrent d’ailleurs qu’un écart est en train de se creuser entre les régions. […]

 

Lire la suite dans la NRP collège de mars 2017

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La passion des histoires : Le Monde comme il va de Voltaire

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Pour aborder <i>Le Monde comme il va</i> de Voltaire, voici le début du dossier écrit par Dominique Barbéris:

Nabokov demandait à ses étudiantes d’aimer d’abord les histoires. Dans les cours de littérature que j’ai suivis, ce postulat devait rester tacite, attaché à un reste de naïveté – celle de l’enfant –, signe d’une attente de distraction un peu simpliste, peut-être même d’une méconnaissance de l’art le plus exigeant. Pourtant, nous avons besoin des histoires, elles restent le ressort le plus puissant du roman ; c’est à travers les récits et les fables que nous nous comprenons, nous sentons révélés à nous-mêmes, nous sublimons, et trouvons à combler dans « la poésie des événements » notre attente rêveuse devant le monde.

À propos de Nabokov

D’abord cette anecdote à propos de Nabokov : il enseignait la littérature dans le collège d’une université  américaine et avait pour habitude, au début de l’année, de demander à ses étudiantes (exclusivement des jeunes filles) pourquoi elles avaient choisi son cours. On imagine naturellement les étudiantes cherchant la réponse la plus intelligente, la plus stimulante, en un mot la plus « universitaire », mais le romancier s’avoua comblé par la réponse la plus « naïve » – et peut-être la plus honnête – qu’il obtint un jour : « parce que j’aime les histoires ». Je ne suis pas sûre que la formule aurait autant de succès auprès de nos universitaires. Elle ferait suspecter la naïveté, l’amateurisme, pire : le  « bovarysme ». Emma Bovary, elle aussi aime les histoires. Et on en rit.

N’importe. Je me sens du côté d’Emma, non du côté de ceux qui se moquent d’elle. Moi aussi, j’ai commencé à lire, – et continué à lire, surtout parce que j’aimais les histoires, « les beaux contes d’amour et de mort ». Malheureusement, je n’ai pas suivi les cours de Nabokov. Je le regrette, car j’ai dû dissimuler ce penchant au cours de mes études, ce qui est tout de même un paradoxe. Je crois que c’est précisément ce paradoxe que Nabokov veut souligner. J’ai toujours également dissimulé le petit faible que j’avais pour les « histoires » d’amour. Tournant le dos à mes faiblesses, remontant ma « pente », comme Gide, je me suis scolairement attachée aux ennuyeuses (et desséchantes) questions de technique narrative : « Qui voit ? », « Qui parle ? ». J’ai appris à lire et à apprécier les romans pour autre chose que leur histoire : le style, les enjeux esthétiques ; j’ai vénéré l’hypothèse du « livre sur rien », du livre sans la moindre histoire qui se tiendrait devant nous, opaque et ambigu, dense comme la vie, peut-être illisible. Loin de moi, d’ailleurs, l’idée de critiquer cette hypothèse. Elle me hante. Je mets Flaubert au sommet de mon Panthéon personnel. Mais l’anecdote de Nabokov touche en moi un point sensible. Elle me libère (c’est donc que j’ai été contrainte) ; elle autorise l’aveu d’un plaisir un peu clandestin. Notre goût des histoires doit rester tacite, s’il n’est pas suspect. Il y a des raisons à cela, – et bien compréhensibles. C’est vrai que le mot « histoire » a des relents enfantins. C’est celui de l’enfant qui réclame un conte. Il ne fait pas partie des instruments de la critique. Il est trop flou. Le dictionnaire propose comme définition : « récit d’actions, d’événements réels ou imaginaires », puis aligne une suite de synonymes : fable, conte, mensonges, aventure. C’est vague ; autant dire qu’on ne sait pas trop ce qu’on saisit.

Lire la suite du dossier dans le numéro NRP collège de mars 2017.

Cliquer sur l’image pour découvrir un extrait de la séquence 3e   »La critique implicite dans Le monde comme il va de Voltaire ».

Séquence 3e : la critique implicite dans "Le Monde comme il va" de Voltaire

 

 

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Les 3 lauréats du Prix NRP Littérature Jeunesse 2016

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Les trois lauréats cette année sont, dans des genres très divers, particulièrement attachants. Les voici brièvement présentés par ordre alphabétique. Pour vous donner envie de les lire et de les faire lire à vos élèves. C’est un régal.

Sylvie Allouche, Twist again (Syros, 2016) se lit comme un polar, on ne le lâche pas avant de l’avoir fini. L’action se déroule principalement dans une banlieue dont les noms de quartier et les barres fleurent bon les bouquets de printemps : Les Magnolias, Les Iris… Sauf que rien n’y est rose. Et que le sang y coule et va y couler. Un roman d’amitié, de fratrie choisie, de famille, sans mièvrerie aucune, fort.

Pour Anne Lanoë, ce premier roman est un coup de maître. Le Ciel est la limite allie un récit de résilience et de voyage vers un pays lointain, avec une histoire d’amour. Pour reprendre les mots d’un membre du jury : « la plume est limpide et simple, elle nous emmène en voyage avec délicatesse et nous offre l’opportunité de découvrir un Brésil haut en couleur. Au-delà de l’histoire personnelle du narrateur, les questionnements de Sam sont universels : cesser de souffrir, est-ce trahir ? » Un très beau roman paru chez Fleurus.

Le livre de Bertrand Santini navigue à travers beaucoup de genres : le roman, le conte, fantastique, le polar, le gore… Hugo, poursuivi par un homme en noir, dans la nuit, tombe dans un étang et se noie. Tout pourrait s’arrêter là et ce serait un drame. Mais c’est là que le livre commence, enchanteur, drôle et surprenant Hugo de la Nuit,qu’on ne lâche pas non plus avant la dernière phrase. (Grasset Jeunesse, 2016.)

Le prix NRP a été remis aux lauréats au Salon du Livre et de la Presse Jeunesse à Montreuil le 2 décembre 2016. Merci à tous d’être venus nombreux pour cet événement et pour vos contributions enrichissantes au débat sur les pratiques de lecture au collège. Continuer, plus que jamais, à donner le goût de lire aux collégiens, voici notre vocation pédagogique commune !

Bonnes lectures à toutes et à tous !
Pour découvrir ou redécouvrir la sélection 2016-2017

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Le Prix NRP littérature jeunesse 2016-2017

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Bientôt, le suspens sera levé et nous saurons quels sont les trois lauréats du prix NRP de littérature jeunesse. Nous vous attendons le 2 décembre au salon du Livre jeunesse de Montreuil.  Et pour patienter, découvrez les romans en lice, leur auteur et les avis du jury. (Cliquez sur l’image pour afficher le supplément).

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L’édito du supplément de septembre : Ceux qui ont dit non

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Découvrir des romans engagés en 3e
Par Laure Péborde

Suite aux attentats de janvier, l’Éducation nationale a rappelé l’une des missions essentielles de l’école : « L’école de la République transmet aux élèves une culture commune de la tolérance mutuelle et du respect. Chaque élève y apprend à refuser l’intolérance, la haine et le racisme et la violence sous toutes leurs formes. » (Lettre de la ministre Najat Vallaud-Belkacem écrite le 7 janvier 2015). Or, l’enseignement moral passe d’abord par la culture et en particulier par la fiction. Le professeur de français est, autant que le professeur d’histoire, au cœur des préoccupations qui concernent l’éducation civique.
La collection « Ceux qui ont dit non » chez Actes Sud Junior

La collection « Ceux qui ont dit non », dirigée par Murielle Szac et publiée aux éditions Actes Sud Junior, regroupe des romans accessibles et courts pour faire découvrir à de jeunes lecteurs des hommes et des femmes qui ont su s’élever contre ce qu’il leur paraissait inacceptable. Ces œuvres sont de difficultés variées, ce qui permet de s’adapter facilement au niveau des élèves. De plus, la collection s’intéresse aux « incontournables » de la résistance comme Zola, Gandhi ou Mandela, ainsi qu’à des figures moins connues : Sophie Scholl ou Mordechaï Anielewicz. En proposant des modèles de papier, nous offrons aux élèves des parcours et nous leur permettons ainsi de s’identifier ou de se révolter contre un personnage, de se mettre à la place d’autrui et d’adopter pour une durée limitée son point de vue.

Choix pédagogiques
De nombreux thèmes sont abordés : la Résistance pendant la Seconde Guerre mondiale, les opposants aux différentes dictatures, thèmes qui sont faciles à utiliser en classe puisqu’au cœur des programmes de 3e, mais également d’autres qui posent des questions concernant la société dans laquelle nous vivons. C’est le cas des romans consacrés à Harvey Milk (Non a l’homophobie), Gisèle Halimi (Non au viol) ou Gabriel Mouesca (Non a la violence carcerale), autant de sujets plus polémiques et plus délicats à traiter dans le cadre d’un cours, mais qui peuvent aussi être vecteurs de réflexion et de prise de conscience chez les élèves. Pour ce cahier, nous avons choisi des romans liés au thème de la Seconde Guerre mondiale afin de donner une unité au corpus et de faciliter l’articulation entre ce travail et le reste du programme de français. Dans la première partie, je vous propose l’étude d’une œuvre intégrale, Sophie Scholl, écrite par Jean-Claude Mourlevat, pour sa simplicité, sa clarté et sa pertinence. Dans un second temps, nous élargissons la réflexion à des récits qui abordent la question de la résistance à la dictature, essentiellement pendant la Seconde Guerre mondiale. Cela permet un travail de lecture comparée et la mise en place d’échanges entre les lecteurs. Enfin, la dernière partie présente des activités orales et des activités d’écriture afin qu’à leur tour, les élèves s’interrogent sur ce à quoi ils diraient NON. Partout, une place importante est faite à l’oral et aux débats qui permettent aux élèves de s’exprimer et de s’interroger collectivement sur ce qu’ils lisent. Le travail proposé dans ce cahier sera aussi l’occasion en 3e d’aborder un point essentiel des programmes de 2de et 1re : la valeur argumentative et la force politique des textes littéraires.

Pour vous abonner à la revue, c’est par ici.

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A lire dans la revue de septembre : Un établissement pas tout à fait comme les autres…

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Par l’équipe pédagogique du lycée Louis Pasteur (Mantes-la-Jolie)

Le nouveau collège Pasteur,  par Maria Chartier, principale adjointe
Il y a trois ans, le collège Pasteur à Mantes-la-Jolie a choisi de (presque) tout changer. Dans cet établissement, il fallait chercher des solutions pour prendre en charge les difficultés d’un grand nombre d’élèves tout en répondant à l’appétence des autres. En modifiant de manière radicale l’organisation des enseignements et en développant de nouvelles pratiques pédagogiques, c’est un véritable défi que l’ensemble de la communauté éducative s’est lancé.

Une nouvelle organisation
L’expérimentation a débuté en 2012 et s’articule autour de deux axes. Nous avons tout d’abord opté pour un nouveau rythme de travail pour tous avec des séances de 45 minutes ou assez souvent d’1 heure 30. Pour les niveaux 6e et 5e, nous avons imaginé deux temps pédagogiques distincts : tout d’abord un enseignement disciplinaire classique hebdomadaire de 19 heures en 6e et 16 h 50 en 5e. En 6e , pour le français, par exemple, cela représente 3 heures sur les 4 heures 30 obligatoires. À ces heures de tronc commun on ajoute un enseignement  modulaire de 6 heures (quatre modules de 1 h 30), personnalisé en fonction des besoins et des choix des élèves.

Les modules, mode d’emploi
Un module n’est pas par nature interdisciplinaire, mais il peut le devenir. Il peut donc être dispensé par un ou plusieurs professeurs en co-animation et concourt à l’acquisition de compétences communes à plusieurs disciplines. Il est enseigné sur une période de dix semaines. Chaque enseignant a pour objectif la réalisation de tâches complexes ou de projets. Il construit un parcours de compétences et de capacités à exploiter. L’élève est mis au cœur des apprentissages en produisant forcément quelque chose. Une volonté forte de l’équipe pédagogique de travailler avec des groupes à effectif allégé a conduit l’établissement à abonder des moyens supplémentaires (mais pris sur ses fonds propres) dans l’enseignement modulaire.

Un exemple de module
Initier les élèves de 6e à l’histoire des arts, par Blandine Morée, professeur d’histoire-géographie
J’ai vu dans l’organisation modulaire la possibilité de construire et d’approfondir un enseignement d’histoire des arts sur un temps plus long que celui de la classe. L’objectif de ce module était triple. Il s’agissait d’abord de faire acquérir aux élèves la compétence « s’informer » et donc de maîtriser les principaux éléments pour décrire, analyser et interpréter une œuvre d’art, en vue de l’exigence de l’oral d’histoire des arts en classe de 3e. J’ai voulu ensuite amener les élèves à « être capable de porter un regard critique sur une œuvre d’art » en leur expliquant comment émettre un jugement de manière argumentée. Au fil des séances s’est ajouté un troisième objectif, celui de faire prendre conscience aux élèves de leur capacité à mémoriser un grand nombre d’informations.
Chaque séance a été construite autour d’une œuvre d’art sélectionnée dans le programme de 6e et conservée au musée du Louvre. Le fait d’avoir étudié les œuvres en amont a créé un réel intérêt et une impatience des élèves pour la visite au musée du Louvre qui a clôturé le module. La tâche finale demandée se composait de la réalisation d’un carnet de visite des œuvres d’art étudiées et d’une présentation orale d’une œuvre d’art au choix de l’élève. Chaque cours commençait par un rappel des éléments d’étude d’une œuvre d’art, puis sous forme de jeu, les élèves essayaient de se remémorer toutes les informations qu’ils avaient apprises lors des cours précédents. L’étude se faisait toujours de manière différente, à partir d’un texte, d’une vidéo ou du récit oral du professeur et s’achevait par la rédaction d’une fiche d’identité de l’œuvre. Enfin, les élèves devaient porter un avis argumenté sur d’autres œuvres d’art. Nous n’avons pas vu passer les dix séances !

Pour lire un deuxième témoignage, la méthode d’évaluation et le bilan, rendez-vous à la page 16 de la NRP de septembre 2015 ou connectez-vous à votre édition numérique.

Si vous souhaitez vous abonner c’est par ici.

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A lire dans la revue de septembre : La séquence didactique en question

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Propos recueillis par Claire Beilin-Bourgeois

Depuis un quart de siècle, la séquence pédagogique semble constituer l’alpha et l’omega de l’enseignement du français. L’idée est séduisante : associer au sein d’unités cohérentes toute la gamme des activités qui font l’objet du cours de français. Aujourd’hui pourtant, ce principe est contesté par de nombreux professeurs. Voici quelques rappels sur le cadre institutionnel, et un retour critique sur ces vingt ans de pratique avec Véronique Marchais, professeur à Joué-lès-Tours et auteur du manuel Terre des Lettres chez Nathan.

Le principe de la séquence pédagogique s’est imposé assez brusquement : comment l’expliquer ?
La séquence est apparue il y a un peu plus de vingt ans dans un enthousiasme sans précédent. Elle prétendait remédier à un supposé cloisonnement entre les domaines du français, censé occulter le sens des apprentissages. À rebours de ce cloisonnement, la séquence, c’était le grand œuvre de la pédagogie, la fusion réussie des éléments disparates d’une discipline. Finis, la grammaire pour elle-même, les conjugaisons à la chaîne et les sujets de rédactions tombés du cocotier : désormais, tous les domaines du français allaient concourir à la réalisation d’un même objectif. Le modèle semblait parfait, indépassable. Sur le terrain, les IPR se sont assurés de sa mise en œuvre immédiate.

Quelles ont été les premières réserves ?
Très vite, quelques esprits chagrins ont pointé quelques travers du parfait modèle. Dès 1999, l’académie de Versailles publiait un bilan très critique  : absence de progression cohérente en grammaire, caractère trop impressionniste des leçons, manque d’exercices systématiques, instrumentalisation des textes qui devenaient des prétextes à l’étude du discours, dérive techniciste, abandon du vocabulaire… Finalement, la séquence ne profitait ni à la langue, atomisée jusqu’à la quasi-disparition, ni à la littérature, aliénée jusqu’à provoquer le dégoût de lire. Quelle misère que d’étudier Les Misérables pour travailler sur le portrait de personnages dont jamais l’élève ne connaîtra l’histoire, les expansions du nom, la connotation des termes et l’emploi de l’imparfait, plutôt que sur la relation de Valjean et Javert, la question de la rédemption, la capacité pour l’homme de changer, les combats hugoliens… Côté enseignants, nombreux sont les professeurs qui, lassés des errements du travail en séquences, ont décidé de s’essayer à deux progressions séparées en langue et en littérature. Ce fut souvent pour eux un travail difficile. Il n’existait plus guère de manuels – hormis Terre des Lettres, et nous en sommes fiers – proposant un travail différent. C’est à peine s’il existe encore des manuels de grammaire…

Pour lire la suite de l’interview, rendez-vous à la page 12 de votre numéro NRP de septembre ou connectez-vous à votre édition numérique.
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Le Français dans les nouveaux programmes pour l’école et le collège

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La première version du projet de programmes que Le Café pédagogique s’est procurée induit un changement profond dans l’esprit et la lettre du texte officiel.  Si l’orientation choisie est confirmée, ces programmes ne sont plus le bréviaire qu’on a connu mais une feuille de route.

La scolarité suivra désormais 4 cycles de trois ans. La 6e appartient au cycle 3, la 5e, 4e, 3e constituent le cycle 4. Le projet fixe seulement des objectifs à atteindre en fonction des compétences à maîtriser, ce qui a pour conséquence un accroissement considérable de la liberté pédagogique.

Un exemple pris dans les programmes de 4e pour illustrer le changement de cap :
Réalisme : films, fiction audiovisuelle, peinture

 
Programme de 2008 :
Le récit au XIXe siècle :  Le professeur fera lire au moins deux œuvres choisies dans les deux entrées suivantes : – une nouvelle réaliste et/ou une nouvelle fantastique, intégralement ; – un roman, intégralement ou par extraits. Les œuvres sont choisies parmi celles d’auteurs français ou étrangers : Honoré de Balzac, Victor Hugo, Alexandre Dumas, Prosper Mérimée, George Sand, Théophile Gautier, Gustave Flaubert, Guy de Maupassant, Emile Zola ; E. T. A. Hoffmann, Alexandre Pouchkine, Edgar Allan Poe, Nicolas Gogol, Charlotte ou Emily Brontë, Ivan Tourgueniev.
 
Projet de programme de 2016
La fiction pour interroger le réel
Repères : nouvelles et romans réalistes
Réalisme : films, fiction audiovisuelle, peinture

Reste la question de la langue. La maîtrise de la langue est affirmée dans les nouveaux programmes comme un objectif prioritaire. Pourtant, on note peu d’évolution de ce côté : la langue reste intégrée à la séquence :  « Des séances spécifiques en étude de la langue peuvent se trouver justifiées à l’intérieur de la séquence. L’étude de la langue se fait néanmoins prioritairement dans une dynamique d’ensemble incluant activités de lecture, d’écriture et d’oral dans une même perspective de développement des compétences langagières.»
Attention, rien n’est définitif dans ce texte. Il ne le sera qu’en septembre 2015, à l’issue de la consultation organisée par le ministère.

Cliquez pour voir la progression envisagée pour le cycle 4.

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On parle de nous dans la presse : L’Enfant de Schindler, Leon Leysson

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À l’occasion de la sortie du supplément collège de mars 2015  L’Enfant de Schindler  de Leon Leysson deux articles sont parus dans L’Est Éclair.  Si le premier est consacré à l’ensemble du supplément, le second s’attache plus particulièrement au devoir de mémoire et présente la ressource numérique intitulée Pourquoi commémorer ? L’exemple d’une commune de l’Aube.  Exceptionnellement, cette ressource est accessible à tous, vous pourrez la télécharger dans l’espace « Ressources abonnés » du site de la NRP collège.

Les abonnés numériques, auront accès à une ressource exclusive composée de documents d’époques inédits. Une première à la NRP.

Nous en profitons pour remercier chaleureusement Léo Lamarche, notre auteur, grâce à qui nous avons pu vous proposer ce contenu exclusif.

Article du 11 janvier 2015

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Article du 19 février 2015

Article NRP 2

 

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