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« Cas d’école », une actu sur les bonnes pratiques en matière de gestion de classe

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À partir de septembre, dans la NRP collège, des professeurs et des formateurs traiteront sans tabous des difficultés qu’on peut rencontrer en classe et proposeront des pistes pour les affronter et les résoudre. Retrouvez ci-dessous la chronique de septembre

 

Le classeur de français, miroir du collégien, par Antony Soron, formateur à l’ESPE Paris Sorbonne

S’interroger sur un support de travail comme le classeur ne doit en rien apparaître dérisoire ou anecdotique. Revenons donc sur quelques aspects fondamentaux d’un objet susceptible de remplir sa double fonction : attester du travail effectué et servir d’outil de révision.

Le classeur et ses destinataires
Non content de demeurer une trace des apprentissages, le classeur donne à voir, à sa manière propre, la relation que l’élève établit avec le domaine du français tout entier. En outre, ce classeur, parfois évalué par le professeur, possède en réalité plusieurs lecteurs, dont une catégorie non négligeable : les parents. C’est sans doute en les interrogeant que l’on mesure à quel point le classeur de français ne leur parle pas vraiment. Pour repenser l’usage du classeur, il convient donc de partir des activités réelles notamment dans les séances liant lecture et écriture. Le plus souvent, le classeur apparaît comme le lieu de la trace écrite. En revanche, il n’est que très partiellement le miroir du travail réel effectué notamment au cours des phases orales et des situations d’écriture au brouillon.

La marge de digressions
Une première solution consiste à agrandir la marge gauche de la page de deux carreaux. Ainsi, on crée un espace suffisant pour noter les réponses générées par des questions impromptues au fil de la séance. C’est dans cette marge agrandie que pourront être consignés les mots dont les élèves ont demandé l’orthographe, les mots expliqués avec leurs synonymes et /ou antonymes, les éléments de contextualisation d’un texte (dates, noms d’une personnalité historique citée, etc.). Pour faciliter cette nouvelle organisation de la page du classeur, le professeur de lettres, s’il possède, idéalement, un tableau blanc en triptyque, matérialisera la marge par la partie de gauche, le centre de la page par le panneau central rectangulaire et le cas échéant, la partie de droite comme l’emplacement correspondant au cahier de textes de l’élève. L’idée est que le classeur ne soit pas uniquement le lieu dépositaire d’un cours recopié mais bien celui d’un apprentissage mené en interrelation.

Le brouillon à conserver
Dans le même esprit, il s’avère utile de laisser une place aux activités réalisées au brouillon à l’intérieur du classeur. Une première  manière de faire consiste à demander aux élèves de placer leur cahier de brouillon dans un protège-documents collé sur la couverture intérieure du classeur. On peut aussi choisir de « déchirer » la page de brouillon utilisée au cours d’une séance et la placer sous protège- documents en regard de la page de cours. Ainsi, les parents seront enfin en situation de mesurer que la séance de français inclut diverses modalités de travail et que, de fait, quatre lignes relevant de la trace écrite ne peuvent en aucun cas résumer l’activité réelle de classe. Cette attention portée au brouillon n’a pas qu’une fonction utilitaire. En effet, certains élèves se montrent très appliqués – et scolaires – quand on leur réclame de recopier le « cours ». à l’inverse, ils demeurent beaucoup moins investis quand il s’agit de se lancer dans de courtes activités écrites. Or, l’esprit des programmes du collège récemment instaurés tient à une revalorisation de ces phases de recherche et /ou de tâtonnement où l’élève entre réellement dans les apprentissages. Il serait par conséquent regrettable que les phases pédagogiques les plus dynamiques ne soient pas matérialisées dans le classeur. Le fait qu’elles y trouvent leur place ne pourra que participer à une meilleure représentation de la séance de français et de ses enjeux et pour les élèves et pour les parents.

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Gros plan sur le roman policier…

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…avec l’étude de classiques et de romans contemporains.

Loin d’être un genre mineur, il permet de conjuguer plaisir de lecture et découverte du monde.

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Tout l’été des séquences NRP à télécharger !

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En 3e « Chants de révolte, poèmes de la négritude »

Dans les archives de la NRP, d’autres idées : une étude de la BD de Tardi, C’était la guerre des tranchées (janvier 2016), des séquences à partir de la collections « Ceux qui ont dit non », Actes Sud junior (supplément, septembre 2015), Si c’est un homme de Primo Levi (janvier 2017).

À venir : La Ferme des animaux en mars 2018.

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En 4e «Être une femme aux XVIIIe et au XIXe siècles : quels horizons ? »

Dans les archives de la NRP, d’autres idées : la critique de la mode au XVIIIe siècle (septembre 2010), L’École des femmes (supplément mars 2014).

À venir, en septembre 2017 un supplément sur Carmen, dans la nouvelles et l’opéra.

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En 5e « L’Or bleu , de Danièle Martinigol.»

Dans les archives de la NRP, d’autres idées : Le Royaume de Kensuké, de Morpurgo (janvier 2014), Le Pays où l’on n’arrive jamais, d’André Dhôtel (mars 2017).

À venir : François Place, Le Secret d’Orbae, en mars 2018.

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En 6e « Les Fourberies de Scapin, un valet maître du jeu. »

Dans les archives de la NRP, d’autres idées : Les Aventures de Tom Sawyer (supplément de mars 2017), Les Métamorphoses d’Ovide (supplément composé à partir des 20 métamorphoses d’Annie Collognat, septembre 2014).
À venir, un supplément sur une anthologie Carrés classiques Ruses mensonges et masques (mars 2018).

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Horizons poétiques – n°653 mai/juin 2017

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Célébrer le monde : la poésie de l’éloge (6e)

Le poète, enfant de la ville (4e)

Paysages en poésie, paysages en peinture (3e)

 

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Marcel Pagnol, La Gloire de mon père – n°653-2 mai/juin 2017

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Préparez le brevet avec vos élèves

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Dernière ligne droite avant le brevet des collèges. La NRP vous propose deux exercices complets conformes aux nouvelles épreuves pour entraîner vos élèves. Vous trouverez la fiche élève en PDF ou sous Word, accompagné d’une fiche enseignant qui contient les corrections et le texte de la dictée.

 Télécharger l’exercice de brevet de mars en format word et son corrigé.

 Télécharger l’exercice de brevet de mai en format word et son corrigé.

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Le poète, enfant de la ville ?

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En 4e, la séquence présente un parcours au cœur de la poésie urbaine, traitant successivement la ville comme source d’inspiration, comme reflet de l’intimité du poète, comme le lieu où l’on ressent avec acuité la présence de l’autre.

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Redécouvrir Pagnol et La Gloire de mon père en 5e

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nrp_supplement_college_mai_couvertureLoin des clichés et des stéréotypes, l’écrivain provençal décrit les liens familiaux avec humour et tendresse. Il restitue aussi la lumière et la richesse de la nature méditerranéenne, ce qui faisait dire à Mauriac que Pagnol était parmi les écrivains de son temps « le seul qui sente l’air du dehors ».

Marcel Pagnol est un immortel : il a été reçu à l’Académie française en 1947. À la lecture de ses œuvres, on aurait pourtant du mal à l’imaginer engoncé et sérieux dans son habit vert si celui-ci n’était brodé de rameaux d’olivier. François Mauriac, dans Bloc-notes, écrivait à ce sujet : « Pagnol, le seul à ne pas avoir de socle. Il semble s’être glissé dans cette antichambre de l’éternité en passant par la fenêtre, le seul qui sente l’air du dehors. »

L’œuvre choisie et les questions au programme

La Gloire de mon père, récit d’enfance publié en 1957 et porté à l’écran en 1990 par Yves Robert, nous semble probablement familier. Il évoque aussitôt le chant des cigales, l’odeur du thym et l’accent provençal qui s’impose de lui-même à la lecture. Il appartient à ces classiques de l’enfance que chaque relecture nous fait découvrir autrement.

Si les élèves citadins sont bien souvent étrangers aux plaisirs des jeux, en toute liberté, dans la nature, ils seront invités dans cette séquence à un double dépaysement : géographique d’une part et historique d’autre part. À l’heure où l’on évoque avec nostalgie l’autorité des maîtres d’autrefois, l’œuvre de Pagnol est l’occasion aussi pour les élèves de découvrir ce qu’étaient vraiment la vie et l’instruction des enfants au début du xxe siècle. À travers la figure de l’instituteur anticlérical Joseph, ils seront sensibilisés au prestige lié au savoir et comprendront mieux la notion de laïcité en remontant aux lois de séparation des Églises et de l’État.

La littérature remplit ici pleinement son rôle qui consiste à rencontrer l’altérité pour mieux se comprendre et se connaître soi-même. Elle pose également des questions cruciales, intimes, auxquelles elle aide à réfléchir. Ici, c’est la relation de Marcel à son père Joseph qui pose la question de la gêne, voire de la honte, qu’un enfant peut être amené à ressentir pour ses parents malgré tout l’amour qui les unit. Cela rejoint le thème au programme de la classe de 5e : « Avec autrui : familles, amis, réseaux » et en particulier l’objectif « Comprendre la complexité de ces relations, des attachements et des tensions qui sont figurés dans les textes, en mesurer les enjeux ».

Une séquence organisée en quatre étapes

Trois premières séances sont consacrées à la découverte du genre autobiographique et au choix du récit en prose que l’auteur préfère ici au théâtre. Une recherche familiarise les élèves avec la vie de Marcel Pagnol puis les invite à mesurer l’écart poétique entre biographie et autobiographie.

La seconde étape est centrée sur la famille et les relations entre ses membres perçues à travers leurs actions ou même à travers leurs discours sur les objets du quotidien. On distingue le point de vue de Pagnol, écrivain adulte, de celui de Marcel enfant que l’auteur retrouve notamment pour dire l’amour envers son père.

L’immersion dans la nature occupe la troisième étape : le paysage provençal ne se réduit pas à un simple décor pittoresque, il plonge Marcel dans un univers riche et vivant qui aiguise les sens autant que la curiosité. La langue de Pagnol anime cette nature et en fait un lieu poétique et merveilleux, aux airs de Paradis perdu.

L’épisode de la chasse à la bartavelle et la gloire qui en résulte pour Joseph après son « coup du roi » constituent l’acmé du récit. Cette dernière étape, qui met en relation des extraits de Vipère au poing d’Hervé Bazin et de La Gloire de mon père, invite à une réflexion sur la complexité des relations parents-enfants. Elle amène également à réfléchir aux ressources spécifiques du cinéma par rapport au récit en prose, à travers l’étude de l’épisode de la chasse dans l’adaptation cinématographique d’Yves Robert.

Les objectifs de la séquence

La séquence accompagne les élèves dans leur découverte progressive de l’œuvre  en alternant lectures analytiques et synthétiques, l’objectif poursuivi étant d’acquérir de l’autonomie dans la lecture. Une séance de méthodologie et un exercice de lecture différenciée les aideront ainsi à naviguer dans l’œuvre et à l’interpréter. Les élèves apprennent à sélectionner des citations et à les insérer dans leur réponse, à formuler des hypothèses de lecture. La quatrième étape de la séquence insiste sur une participation active du lecteur, aussi bien pour comprendre la différence entre l’explicite et l’implicite que pour réfléchir au processus d’identification qui lui permet de partager les émotions du personnage.

Certaines séances proposent un travail sur le vocabulaire et sur la langue pour comprendre la dimension poétique du récit. Les élèves abordent ainsi les figures de la comparaison et de la métaphore et sont attentifs aux changements de points de vue. Régulièrement, des exercices d’écriture les aident à s’approprier les notions étudiées.

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La passion des histoires – n°652 Mars 2017

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Le Pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel (5e)

Être une femme aux XVIIIe>/sup> et XIX e siècles (4e)

La critique implicite dans Le Monde comme il va de Voltaire (3e)

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Mark Twain, Les Aventures de Tom Sawyer – n°652-2 Mars 2017

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6e

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Sortir au théâtre : La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht

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Cette année, deux metteurs en scène ont fait le choix de monter la pièce de  Bertolt Brecht.

Le spectacle mis en scène par Dominique Pitoiset, avec Philippe Torreton,  termine sa tournée à la Passerelle de Saint-Brieuc les 26 et 27 avril (réservations 02 96 68 18 40).

À la Comédie française, la pièce, mise en scène par Katharina Thalbach sera jouée jusqu’au 30 juin. La distribution est époustouflante, et les jeunes qui assistent à la représentation en sortent enthousiastes (réservation pour les groupes d’élèves : 01 44 58 15 03).

 

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Les systèmes éducatifs scandinaves

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En ces temps où les politiques exposent leurs projets pour l’École, les systèmes scandinaves sont souvent désignés comme des modèles. Qu’en est-il exactement ? Un débat sur le modèle éducatif finlandais est accompagné d’un article pour en comprendre les principes.

Régulièrement placée en haut du classement proposé par les enquêtes PISA, la Finlande est également l’un des pays qui affiche le moins de disparités entre les meilleurs élèves et les plus faibles. Depuis les années 2000, la Finlande fait donc figure de modèle en matière d’éducation. À l’instar de Paul Robert et de Fred Dervin (voir l’extrait du débat ci-dessous et en p.5 de la NRP collège de mars 2017) nombreux chercheurs voyagent chaque année jusqu’en Finlande pour tenter de comprendre son système éducatif, qui ne fait pourtant pas l’unanimité.

Un système curriculaire

Le système éducatif finlandais actuel est le fruit d’une réforme ambitieuse entreprise en 1970. Le gouvernement décide alors de mettre en place un système curriculaire abolissant les notions de « classe » ou de « filière » au profit de l’école fondamentale (l’équivalent en France du primaire et du collège) qui est obligatoire pour tous les enfants dès l’âge de 7 ans et ce jusqu’à leurs 16 ans. Cette dernière propose un parcours scolaire organisé autour de classes d’âge réparties sur neuf années, au cours desquelles les élèves acquièrent, à leur rythme, les contenus des programmes. La scolarité est scindée en deux cycles distincts : les six premières années les élèves suivent un enseignement général inculqué par un seul professeur, puis ils suivent un enseignement disciplinaire les trois dernières années. Bien que le redoublement n’existe pas dans le système finlandais et que tous les élèves passent nécessairement dans les classes d’âge suivantes, ils doivent se soumettre à un examen au terme du premier cycle, ce qui permet de mettre en exergue leurs éventuelles faiblesses et peut donner lieu à des cours de soutien. Si le début de la scolarité obligatoire est fixé à l’âge de 7 ans, il est toutefois possible pour les élèves d’entreprendre une année « préscolaire » (ce qui est le cas de 97 % des élèves) durant laquelle les enfants appréhendent, par le biais du jeu, leur futur rôle d’élève. Au terme de l’école obligatoire, les élèves auront le choix de poursuivre ou non leur cursus scolaire dans un lycée général ou un établissement professionnel, selon les résultats obtenus lors de leur « matriculation», qui certifie la fin de la scolarité obligatoire sous la forme d’un contrôle continu. Les élèves peuvent néanmoins choisir de rester une année supplémentaire à l’école fondamentale dans le but d’améliorer les résultats de leur matriculation. La continuité pédagogique caractérise le système éducatif finlandais, puisque l’ensemble de la scolarité est pensé comme un tout, de l’école préscolaire au lycée. […]

 Extraits du débat

Un système exemplaire

Par Paul Robert, agrégé de lettres classiques, proviseur du lycée Jacques Prévert à Saint-Christollès-Alès et auteur de La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? (ESF éditeur, 3e édition 2010)

Un des aspects intéressants du modèle finlandais est le processus de réforme : à partir du moment où des principes clairs sont établis, ils sont mis en œuvre de façon très progressive, très déterminée et en allant toujours dans le même sens, quels que soient les changements de majorité. C’est vraiment ce qui manque en France, car malgré l’évolution du système éducatif qui est réelle et somme toute relativement cohérente, il y a toujours cette fâcheuse impression qu’un changement de majorité va tout mettre par terre. J’en veux pour preuve la réforme initiée par Vincent Peillon, qui n’a pas été toujours accueillie avec enthousiasme par les professeurs, parce qu’ils ont toujours à l’esprit qu’elle risque de ne pas être pérenne. […]

Une renommée exagérée

Par Fred Dervin, professeur en éducation interculturelle à l’université d’Helsinki et auteur de La Meilleure Éducation au monde ? Contre-enquête sur la Finlande (L’Harmattan, Paris, 2013)

Les façons de présenter le « modèle finlandais» se fondent souvent sur des réalités déformées, construites par les médias, les hommes politiques ou les exportateurs de l’éducation finlandaise. Un discours a-critique et parfois exagéré est apparu sur cette éducation (il n’y a pas d’évaluation ; tous les enseignants sont bons ; la formation des enseignants est exemplaire, etc.). Présenté comme révolutionnaire, le nouveau curriculum finlandais contient des idées déjà un peu vieilles voire dépassées (autonomisation des apprenants, prise en compte de la diversité culturelle, interdisciplinarité, approche par le jeu, politesse, etc.). Ces idées sont comprises et interprétées de façon différente selon les enseignants, les décideurs locaux et mises en place en fonction des moyens financiers disponibles localement. Les derniers résultats (moins bons) de la Finlande aux études PISA montrent d’ailleurs qu’un écart est en train de se creuser entre les régions. […]

 

Lire la suite dans la NRP collège de mars 2017

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