Archives de l’auteur : La rédaction NRP

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La passion des histoires – n°652 Mars 2017

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Le Pays où l’on n’arrive jamais d’André Dhôtel (5e)

Être une femme aux XVIIIe>/sup> et XIX e siècles (4e)

La critique implicite dans Le Monde comme il va de Voltaire (3e)

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Mark Twain, Les Aventures de Tom Sawyer – n°652-2 Mars 2017

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6e

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Sortir au théâtre : La Résistible Ascension d’Arturo Ui de Bertolt Brecht

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Cette année, deux metteurs en scène ont fait le choix de monter la pièce de  Bertolt Brecht.

Le spectacle mis en scène par Dominique Pitoiset, avec Philippe Torreton,  termine sa tournée à la Passerelle de Saint-Brieuc les 26 et 27 avril (réservations 02 96 68 18 40).

À la Comédie française, la pièce, mise en scène par Katharina Thalbach sera jouée jusqu’au 30 juin. La distribution est époustouflante, et les jeunes qui assistent à la représentation en sortent enthousiastes (réservation pour les groupes d’élèves : 01 44 58 15 03).

 

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Les systèmes éducatifs scandinaves

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En ces temps où les politiques exposent leurs projets pour l’École, les systèmes scandinaves sont souvent désignés comme des modèles. Qu’en est-il exactement ? Un débat sur le modèle éducatif finlandais est accompagné d’un article pour en comprendre les principes.

Régulièrement placée en haut du classement proposé par les enquêtes PISA, la Finlande est également l’un des pays qui affiche le moins de disparités entre les meilleurs élèves et les plus faibles. Depuis les années 2000, la Finlande fait donc figure de modèle en matière d’éducation. À l’instar de Paul Robert et de Fred Dervin (voir l’extrait du débat ci-dessous et en p.5 de la NRP collège de mars 2017) nombreux chercheurs voyagent chaque année jusqu’en Finlande pour tenter de comprendre son système éducatif, qui ne fait pourtant pas l’unanimité.

Un système curriculaire

Le système éducatif finlandais actuel est le fruit d’une réforme ambitieuse entreprise en 1970. Le gouvernement décide alors de mettre en place un système curriculaire abolissant les notions de « classe » ou de « filière » au profit de l’école fondamentale (l’équivalent en France du primaire et du collège) qui est obligatoire pour tous les enfants dès l’âge de 7 ans et ce jusqu’à leurs 16 ans. Cette dernière propose un parcours scolaire organisé autour de classes d’âge réparties sur neuf années, au cours desquelles les élèves acquièrent, à leur rythme, les contenus des programmes. La scolarité est scindée en deux cycles distincts : les six premières années les élèves suivent un enseignement général inculqué par un seul professeur, puis ils suivent un enseignement disciplinaire les trois dernières années. Bien que le redoublement n’existe pas dans le système finlandais et que tous les élèves passent nécessairement dans les classes d’âge suivantes, ils doivent se soumettre à un examen au terme du premier cycle, ce qui permet de mettre en exergue leurs éventuelles faiblesses et peut donner lieu à des cours de soutien. Si le début de la scolarité obligatoire est fixé à l’âge de 7 ans, il est toutefois possible pour les élèves d’entreprendre une année « préscolaire » (ce qui est le cas de 97 % des élèves) durant laquelle les enfants appréhendent, par le biais du jeu, leur futur rôle d’élève. Au terme de l’école obligatoire, les élèves auront le choix de poursuivre ou non leur cursus scolaire dans un lycée général ou un établissement professionnel, selon les résultats obtenus lors de leur « matriculation», qui certifie la fin de la scolarité obligatoire sous la forme d’un contrôle continu. Les élèves peuvent néanmoins choisir de rester une année supplémentaire à l’école fondamentale dans le but d’améliorer les résultats de leur matriculation. La continuité pédagogique caractérise le système éducatif finlandais, puisque l’ensemble de la scolarité est pensé comme un tout, de l’école préscolaire au lycée. […]

 Extraits du débat

Un système exemplaire

Par Paul Robert, agrégé de lettres classiques, proviseur du lycée Jacques Prévert à Saint-Christollès-Alès et auteur de La Finlande : un modèle éducatif pour la France ? (ESF éditeur, 3e édition 2010)

Un des aspects intéressants du modèle finlandais est le processus de réforme : à partir du moment où des principes clairs sont établis, ils sont mis en œuvre de façon très progressive, très déterminée et en allant toujours dans le même sens, quels que soient les changements de majorité. C’est vraiment ce qui manque en France, car malgré l’évolution du système éducatif qui est réelle et somme toute relativement cohérente, il y a toujours cette fâcheuse impression qu’un changement de majorité va tout mettre par terre. J’en veux pour preuve la réforme initiée par Vincent Peillon, qui n’a pas été toujours accueillie avec enthousiasme par les professeurs, parce qu’ils ont toujours à l’esprit qu’elle risque de ne pas être pérenne. […]

Une renommée exagérée

Par Fred Dervin, professeur en éducation interculturelle à l’université d’Helsinki et auteur de La Meilleure Éducation au monde ? Contre-enquête sur la Finlande (L’Harmattan, Paris, 2013)

Les façons de présenter le « modèle finlandais» se fondent souvent sur des réalités déformées, construites par les médias, les hommes politiques ou les exportateurs de l’éducation finlandaise. Un discours a-critique et parfois exagéré est apparu sur cette éducation (il n’y a pas d’évaluation ; tous les enseignants sont bons ; la formation des enseignants est exemplaire, etc.). Présenté comme révolutionnaire, le nouveau curriculum finlandais contient des idées déjà un peu vieilles voire dépassées (autonomisation des apprenants, prise en compte de la diversité culturelle, interdisciplinarité, approche par le jeu, politesse, etc.). Ces idées sont comprises et interprétées de façon différente selon les enseignants, les décideurs locaux et mises en place en fonction des moyens financiers disponibles localement. Les derniers résultats (moins bons) de la Finlande aux études PISA montrent d’ailleurs qu’un écart est en train de se creuser entre les régions. […]

 

Lire la suite dans la NRP collège de mars 2017

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La passion des histoires : Le Monde comme il va de Voltaire

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Pour aborder <i>Le Monde comme il va</i> de Voltaire, voici le début du dossier écrit par Dominique Barbéris:

Nabokov demandait à ses étudiantes d’aimer d’abord les histoires. Dans les cours de littérature que j’ai suivis, ce postulat devait rester tacite, attaché à un reste de naïveté – celle de l’enfant –, signe d’une attente de distraction un peu simpliste, peut-être même d’une méconnaissance de l’art le plus exigeant. Pourtant, nous avons besoin des histoires, elles restent le ressort le plus puissant du roman ; c’est à travers les récits et les fables que nous nous comprenons, nous sentons révélés à nous-mêmes, nous sublimons, et trouvons à combler dans « la poésie des événements » notre attente rêveuse devant le monde.

À propos de Nabokov

D’abord cette anecdote à propos de Nabokov : il enseignait la littérature dans le collège d’une université  américaine et avait pour habitude, au début de l’année, de demander à ses étudiantes (exclusivement des jeunes filles) pourquoi elles avaient choisi son cours. On imagine naturellement les étudiantes cherchant la réponse la plus intelligente, la plus stimulante, en un mot la plus « universitaire », mais le romancier s’avoua comblé par la réponse la plus « naïve » – et peut-être la plus honnête – qu’il obtint un jour : « parce que j’aime les histoires ». Je ne suis pas sûre que la formule aurait autant de succès auprès de nos universitaires. Elle ferait suspecter la naïveté, l’amateurisme, pire : le  « bovarysme ». Emma Bovary, elle aussi aime les histoires. Et on en rit.

N’importe. Je me sens du côté d’Emma, non du côté de ceux qui se moquent d’elle. Moi aussi, j’ai commencé à lire, – et continué à lire, surtout parce que j’aimais les histoires, « les beaux contes d’amour et de mort ». Malheureusement, je n’ai pas suivi les cours de Nabokov. Je le regrette, car j’ai dû dissimuler ce penchant au cours de mes études, ce qui est tout de même un paradoxe. Je crois que c’est précisément ce paradoxe que Nabokov veut souligner. J’ai toujours également dissimulé le petit faible que j’avais pour les « histoires » d’amour. Tournant le dos à mes faiblesses, remontant ma « pente », comme Gide, je me suis scolairement attachée aux ennuyeuses (et desséchantes) questions de technique narrative : « Qui voit ? », « Qui parle ? ». J’ai appris à lire et à apprécier les romans pour autre chose que leur histoire : le style, les enjeux esthétiques ; j’ai vénéré l’hypothèse du « livre sur rien », du livre sans la moindre histoire qui se tiendrait devant nous, opaque et ambigu, dense comme la vie, peut-être illisible. Loin de moi, d’ailleurs, l’idée de critiquer cette hypothèse. Elle me hante. Je mets Flaubert au sommet de mon Panthéon personnel. Mais l’anecdote de Nabokov touche en moi un point sensible. Elle me libère (c’est donc que j’ai été contrainte) ; elle autorise l’aveu d’un plaisir un peu clandestin. Notre goût des histoires doit rester tacite, s’il n’est pas suspect. Il y a des raisons à cela, – et bien compréhensibles. C’est vrai que le mot « histoire » a des relents enfantins. C’est celui de l’enfant qui réclame un conte. Il ne fait pas partie des instruments de la critique. Il est trop flou. Le dictionnaire propose comme définition : « récit d’actions, d’événements réels ou imaginaires », puis aligne une suite de synonymes : fable, conte, mensonges, aventure. C’est vague ; autant dire qu’on ne sait pas trop ce qu’on saisit.

Lire la suite du dossier dans le numéro NRP collège de mars 2017.

Cliquer sur l’image pour découvrir un extrait de la séquence 3e   »La critique implicite dans Le monde comme il va de Voltaire ».

Séquence 3e : la critique implicite dans "Le Monde comme il va" de Voltaire

 

 

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Maîtres et serviteurs – n°651 Janvier 2017

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Les Fourberies de Scapin, un valet maître du jeu (6e)

L’Épreuve de Marivaux; échanges sociaux et échanges amoureux (4e)

R.U.R de Capek, de la science-fiction à la critique sociale (3e)

 

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Primo Levi, « Si c’est un homme » – n°651-2 Janvier 2017

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L’éducation aux médias – n°650-2 novembre 2016

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L’étoffe des héros – n°650 novembre 2016

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Les héros, ces traîtres ! (5e)

Le Colonel Chabert, un héros à l’épreuve du réalisme (4e)

Électre de Giraudoux, une héroïne tragique (3e)

 

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L’Antiquité au cœur de vos projets – n°649 septembre 2016

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Percy Jackson, un roman pour mieux lire (6e) AP

Pompéi, ville vivante (4e) EPI

Homme de sciences, qui es-tu ? (3e) EPI

 

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Figures de monstres – n°649-2 septembre 2016

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6e

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« Le goût des livres » compte rendu du colloque du 20 octobre 2016

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LOGO_70ANS_NRPPour ceux qui n’ont pas pu se rendre au colloque NRP (organisé le 20 octobre dernier à l’ENS) sur la transmission des œuvres littéraires au collège et au lycée, voici un compte rendu détaillé des interventions de Cécile Ladjali, Blandine Longhi, Pierre Péju, Antony Soron et Aurélie Stauder.

 

Les interventions

  • La petite musique de nuit des classiques, par Cécile Ladjali, écrivain
  • Entrer dans les textes littéraires par une approche concrète, par Antony Soron, maître de conférences à l’ESPE Paris-Sorbonne
  • Faire aimer la littérature médiévale, par Blandine Longhi, professeur-formatrice à l’ESPE Paris-Sorbonne
  • Des journées pour jouer avec la littérature par des associations d’élèves de l’ENS
  • Enseigner la littérature à l’heure d’Internet,par Aurélie Stauder, professeur de lettres
  • Le goût des livres et la chair de l’écrivain, par Pierre Péju, écrivain

Compte rendu du colloque

Une approche documentaire

Lisez à vos élèves une lettre de Madame de Sévigné. Si élégante que soit la plume de l’épistolière, il y a fort à parier qu’ils seront tout à fait insensibles aux accès d’inquiétude, de tristesse et d’espoir de cette mère éloignée de sa fille de quelques centaines de kilomètres. Mais parlez-leur de la poste au XVIIe siècle, des lettres qui n’arrivent jamais, de celles qui mettent des semaines à parvenir à leur destinataire, des routes envahies de brigands, et les élèves partageront les émotions de la marquise, son inquiétude extrême. Ils verront même une forme de suspense dans ces échanges différés et interrompus. C’est grâce à cette approche documentaire qu’Antony Soron, maître de conférences à Paris I et responsable du parcours lettres à l’ESPE, dessine des chemins vers l’œuvre d’art.

L’association Journées Découvrir l’Antiquité animée par des élèves de l’ENS propose aussi une approche concrète pour aborder une littérature plus lointaine encore, celle de l’Antiquité. Les collégiens et lycéens accueillis rue d’Ulm sont conduits par le biais d’objets, d’images et d’histoires vers les textes difficiles d’Euripide, d’Aristo­phane ou de Cicéron.

Le corps et l’esprit

Un moment clé du cours de français est la mise en voix du texte. Christine Culerier et Florient Azoulay, tous deux comédiens, ont montré, si besoin était, qu’une lecture précise autant qu’expressive est non seulement un outil de compréhension, mais aussi un cadeau pour l’auditoire. Cécile Ladjali, professeur et écrivain, est une militante de l’oralisation des textes, et du par-cœur. Ainsi, dit-elle, on n’apprend plus seulement avec la tête, mais aussi avec le cœur. Le texte inté­riorisé nous appartient.

Le sens avant toute chose

Cela a été un leitmotiv : on n’entre pas dans la littérature en se demandant qui est le narrateur ou en repérant des figures de style. En 2005, Pierre Péju a eu l’agréable surprise de voir qu’on avait choisi pour le brevet des collèges un extrait de son roman La Petite Chartreuse. Mais les questions posées aux élèves de 3e ont suscité en lui une certaine perplexité : il se savait pas très bien que répondre. Comment peut-on imaginer aider les élèves à ressentir de l’empathie avec cette petite fille sur le point de se faire renverser par une voiture et dont le destin bascule en demandant : « Qui les expressions « imperméables humides », « parapluies dégoulinants » et « silhouettes » désignent-elles ? » ? C’est pourtant la première question de l’exercice. Il faudra attendre une vingtaine de questions pour que le mot « accident » soit prononcé. Lui à qui le goût des mots est venu très tôt, par le rêve, dit avoir eu en lisant cet énoncé une impression de dessèchement. Pour Pierre Péju, il faut beaucoup de subtilité et de délicatesse au professeur de littérature, qui confirme et incarne ce rapport fragile à la langue et aux histoires, construit dans la petite enfance.

Aurélie Stauder, professeur de lettres, cherche des méthodes pour que ses élèves se concentrent sur l’essentiel : le sens texte. Pour cela, elle a aussi recours aux outils numériques. Forums, sites contributifs, enregistrements permettent à l’élève de s’engager dans la lecture, et de confronter une œuvre à ses propres représentations. Ses propositions ont déclenché des questions, des commentaires, des objections. Les outils numériques ont-ils un intérêt spécifique pour lire et comprendre un texte ? La littérature est-elle compatible avec le caractère cumulatif du savoir numérique ?

La musique des classiques

Ce qu’on aime, il faut le partager. C’est le sens de notre engagement de professeurs, d’écrivains, d’éditeurs. Blandine Longhi, professeur et formatrice à l ‘ESPE, nourrit depuis longtemps une véritable passion pour la littérature médiévale. En décodant des vers de Guillaume de Machaut comme s’il s’agissait d’un jeu, en comparant une ballade de Villon au lyrisme plus accessible de Victor Hugo, elle ouvre la porte aux raffinements des poètes du Moyen Âge. Cécile Ladjali a montré quant à elle qu’on ne gagne rien à vouloir adapter les contenus à un niveau supposé des élèves ou à l’idée fallacieuse que certains publics ne pourraient recevoir que ce qui est en lien avec le monde qui les entoure. Au contraire, c’est l’altérité du texte littéraire, son étrangeté qui en font le prix. Le rôle du professeur est de croire à la transmission d’une culture, de montrer à ses élèves que le patrimoine littéraire est notre bien commun. Soyons élitistes, dit-elle, en enseignant à tous ce qu’il y a de meilleur.

Les interventions

À venir

 

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