Archives mensuelles : mai 2018

Programme 2018-2019

Publié le par La rédaction NRP

Découvrez le programme 2018-2019 de la NRP

Septembre 2018

Revue Je me souviens
Séquence 6e : La comtesse de Ségur, Mémoires d’un âne
Séquence 5e : Pagnol, Le Temps des secrets
Séquence 3e : Aragon, Le Collaborateur et autres nouvelles

Supplément
Marivaux, La Colonie Carrés classiques – Niveau 4e

Novembre 2018

Revue La musique et la danse
Séquence 6e : La Belle au bois dormant du conte au ballet
Séquence 4e : Créer et aimer : l’histoire d’Orphée, en mots, musique et danse
Séquence 3e : Le Choix de Rudi de Françoise Dargent, ou la naissance d’une étoile

Supplément
Jules Verne, Le Tour du monde en 80 jours – Niveau 5e

Janvier 2019

Revue Découvrir l’Amérique
Séquence 5e :Christophe Colomb : l’histoire et le mythe
Séquence 4e : Le monde de Calamity Jane
Séquence 3e : L’Attrape-cœur de Salinger

Supplément
Michel Tournier, Sept contes – Niveau 6e

Mars 2019

Revue Monstres
Séquence 6e : Les histoires de monstres racontées par Jacques Cassabois
Séquence 5e : Le merveilleux dans les aventures médiévales
Séquence 3e : La créature de Frankenstein dans le roman de Mary Shelley et au cinéma

Supplément
Quand le quotidien devient étrange, Une anthologie sur les objets maudits dans les nouvelles fantastiques Carrés classiques – Niveau 4e

Mai 2019

Revue La mer
Séquence 6e : Le Clézio, Mondo et autres histoires
Séquence 5e : Victor Hugo et la mer
Séquence 4e : Lire Moby Dick, le chef-d’œuvre de Melville

Supplément
Philippe Grimbert, Un secret– Niveau 3e

Publié le par La rédaction NRP

Xavier-Laurent Petit à l’honneur

Publié le par La rédaction NRP

image_petitOn ne présente plus Xavier-Laurent Petit, un écrivain plébiscité par les adolescents … et leurs parents.  Il nous a accordé un entretien à l’occasion de la parution du supplément NRP consacré aux trois romans de La trilogie Galshan publiés chez Flammarion.

 

 

Propos recueillis par Claire Beilin-Bourgeois

Depuis plus de 20 ans, les romans de Xavier-Laurent Petit, nourris de voyages, de rencontres et de lectures, entraînent son jeune public vers d’autres terres et d’autres hommes, loin de la cour de l’école et du collège. C’est un écrivain méticuleux et exigeant que nous avons rencontré à l’occasion de la sortie du Supplément NRP sur les trois romans qui constituent la trilogie de Galshan.

Comment êtes-vous devenu écrivain ?
Pendant une période de congé parental, je me suis mis à écrire. Deux premiers romans sont nés, des polars destinés à un public adulte. J’ai ensuite écrit un recueil de nouvelles. Mais l’éditeur qui les publiait m’a demandé d’en retrancher une. J’ai alors décidé de la « recycler » et d’en faire un récit court pour les jeunes enfants qui avait un drôle de titre, Colorbelle-ébène, et qui a été publié par L’École des loisirs. Cela m’a conduit à rencontrer l’éditrice Geneviève Brisac qui m’en alors demandé d’en écrire un second…

Vos romans s’adressent à des jeunes d’âges divers. Pensez-vous à eux en écrivant ?
Je ne crois pas les auteurs qui disent qu’ils écrivent sans savoir qui les lira. Je fais très attention justement aux destinataires de mes livres, et à la classe d’âge à laquelle ils appartiennent. Comme cesont des enfants, j’écris très souvent à la première personne – les aventures de Galshan échappent à cette règle. La plupart du temps, le personnage principal a l’âge des lecteurs. Enfin, je n’ajoute pas de description physique des personnages, à l’exception des éléments qui sont indispensables. Mais le plus important pour moi, c’est que les mots doivent faire image. Je fais beaucoup de photos, et je vis depuis longtemps avec une femme qui est peintre et sculpteur, ce qui me rend très attentif à l’aspect visuel de mes textes. L’enjeu est de produire des images grâce au choix des mots, sans trop charger les descriptions. Et tant que je n’ai pas le bon mot, celui qui sonne juste et qui fait apparaître une image, je cherche. C’est pourquoi l’écriture de chaque livre me prend beaucoup de temps.

Le voyage est-il votre source principale d’inspiration ?
Il y a certes le voyage. Mais je n’ai pas forcément voyagé dans les pays dont je parle. Ce qui m’intéresse surtout, c’est de décentrer ceux qui vont me lire. Les jeunes ont une grande habitude des écrans et des images, et ont l’impression d’avoir accès à beaucoup d’informations à travers ces multiples médias. Mais il manque toujours les odeurs de marchés, la musique de la langue qu’on entend dans la rue, les sensations provoquées par les différents climats. Plein nord ou plein sud, les humains ont des coutumes, des langues d’une diversité incroyable. Cet aspect du monde tend à s’estomper, malheureusement, mais c’est de cela que je veux parler.

Comment est née l’idée de la trilogie de Galshan ?
153 jours en hiver a pour origine un trek au Népal, où j’ai vu des gens qui vivaient dans une grande solitude, entourés de leurs bêtes, isolés comme le sera le vieux Baytar dans le roman. L’impression que j’ai eue était celle d’un voyage géographique mais aussi d’un voyage dans le temps. Je me suis aussi inspiré d’un écrivain mongol, Galsan Tschinag, auquel j’ai d’ailleurs emprunté le prénom du personnage principal et dont les parents étaient bergers et nomades. Or, à un moment, le gouvernement mongol a décidé que tous les enfants devaient aller à l’école ; il a dû abandonner cette liberté pour se retrouver enfermé dans une sorte de pensionnat. Mais cela lui a permis de faire des études, et il est devenu chroniqueur de la vie nomade qu’il avait menée auparavant. Après ce premier tome, mon éditrice chez Flammarion a eu l’idée de reprendre le personnage de Galshan pour en faire un personnage récurrent, même si les trois histoires ne constituent pas une suite et sont indépendantes les unes des autres.

Dans vos romans, comment trouvez-vous le juste équilibre entre l’évocation d’un pays et d’une situation réels et les éléments propres à la fiction ?
Je n’ai écrit qu’un roman de science-fiction. Tout le reste est enraciné dans le monde. Je n’écris pas de romans historiques, et j’essaie d’éviter toute profusion de détails inutiles à l’histoire elle-même. Je n’ai aucune intention didactique, et ne pense jamais à une lecture scolaire de mes livres. Mes histoires frôlent la réalité. On comprend que les trois Galshan se passent en Mongolie, mais le nom du pays n’est jamais cité. Sous la chronique, je mêle des éléments variés : l’expérience du voyage, ce que j’ai lu, ce qu’on m’a raconté. Même si derrière, il y a beaucoup de documentation, l’essentiel reste de raconter des histoires qui représentent d’autres modes de vie et d’autres paysages, loin de notre quotidien.

Cliquez sur l’image pour afficher le sommaire du supplément.

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Publié le par La rédaction NRP

Entraînement au brevet

Publié le par La rédaction NRP

Le brevet change (encore !).  La NRP vous propose un exercice complet  pour préparer vos élèves à la version 2018 de l’examen.

Cliquez sur l’image pour afficher le brevet

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Publié le par La rédaction NRP

Chansons et poésie

Publié le par La rédaction NRP

Qu’est-ce qu’une chanson ? Comment étudier une chanson en classe, en tenant compte des caractéristiques du genre ? Lisez le dossier sur les liens subtils entre poésie et chanson, et les conseils de Ludovic Gourvennec, auteur d’une thèse sur l’utilisation des chansons en classe. 

Des pistes pour étudier le « genre » de la chanson

Propos recueillis par Claire Beilin-Bourgeois

Depuis sa thèse sur l’utilisation des chansons en classe de langue, Ludovic Gourvennec conjugue la réflexion théorique avec une pratique régulière de l’usage des chansons dans ses cours de français. Progressivement, il a mis au point une méthode et donne de nombreuses pistes pédagogiques dans un livre publié en 2017. Nous l’avons rencontré.

Quel est l’intérêt d’étudier des chansons en classe?
Dans le travail de recherche que j’ai mené, j’ai été conduit à définir précisément les caractéristiques du genre « chanson », en utilisant notamment le concept de « genre ». J’en suis arrivé à la conclusion que « la » chanson se décline en réalité en trois genres : la version studio, la version en concert et la version en clip vidéo, chacune ayant ses spécificités. De ce fait, et pour le dire schématiquement, la chanson version studio se rapprocherait du genre poétique, le live du genre théâtral et le clip du genre cinématographique (et publicitaire). Mais si on considère à présent la chanson version studio, elle est formée, dans son organisation systémique interne, de trois composantes : les paroles (le texte), la mise en musique (les instruments) et l’interprétation (la ou les voix). Cela signifie que la spécificité et le sens de la chanson naissent de l’interaction de ces trois composantes. Le risque est donc de ne se concentrer que sur le texte, ce qui relève de la démarche habituelle de l’étude d’un poème. Étudier et exploiter une chanson imposent d’envisager l’ensemble, ce qui n’est pas toujours facile dans un premier temps, car les professeurs – et les élèves – n’y sont pas toujours habitués.

Jusqu’où peut aller l’étude de la musique avec des élèves qui ne sont pas nécessairement musiciens ?
Pour prendre en compte la dimension musicale d’une chanson dans une séquence didactique, il n’est pas nécessaire d’avoir suivi des années de solfège. Bien sûr, les enseignants et les élèves très compétents dans ce domaine peuvent approfondir les choix musicaux ou instrumentaux des artistes, mais il me semble que, repérer la vitesse d’un rythme, la présence d’instruments familiers (guitare, batterie, basse), l’entrée ponctuelle d’un accord de violon, la dominante d’un style (reggae, rock…) ne constitue pas une tâche insurmontable. Il s’agit en fait d’intégrer, même modestement, le repérage et l’analyse de certains paramètres musicaux, de façon à construire un sens, des hypothèses, une interprétation, englobant la musique mais aussi les voix, à la fois le timbre et la façon de chanter. Par exemple, certaines chansons reposent sur une harmonie entre les trois composantes. « Deux pieds » de Thomas Fersen évoque un personnage d’étudiant pas très dynamique, la mise musique est assez lente et l’interprétation joue sur ce côté un peu « glandeur ». D’autres créent une rupture : « Ma jolie » d’Abd Al Malik traite du thème difficile de la violence conjugale, mais la mise en musique est tonique, avec un rythme très entraînant et dansant, qui conduit à une fin surprenante visant à amener l’auditeur à s’interroger sur la forme de manipulation dont il vient d’être l’objet. Tous ces choix doivent être interprétés pour élaborer un sens, parfois très évident, souvent à construire.

Avez-vous une préférence pour les chansons actuelles ?
Selon moi, il n’y a pas a priori de chansons « meilleures » que d’autres à utiliser. Tout dépend d’un certain nombre de paramètres liés au contexte d’enseignement apprentissage : le goût des professeurs et des élèves, le niveau linguistique des apprenants, les données institutionnelles (programmes), les objectifs visés, etc. Si vous avez un objectif historique et culturel général du type « Découvrir les chansons “ rive-gauche “ de l’après-guerre », vous allez évidemment, et de façon pertinente, écouter et analyser des morceaux de cette époque. Mais vous pouvez aussi très bien, et avec la même classe durant la même année scolaire, suivre des objectifs différents et aborder les artistes à succès actuels comme Orelsan ou Black M. Et si vous travaillez sur la chanson engagée, pourquoi ne pas mêler les supports de différentes époques ? Ainsi, ma démarche, plutôt que de présenter des fiches toutes faites, a été de favoriser une autonomie des enseignants et de proposer des clés générales, parfois théoriques pour exploiter les chansons en fonction des choix de chacun. Il me semble toutefois essentiel, au moment où on choisit la ou les chansons, d’avoir en tête le type de production (orale, écrite, individuelle, collective, etc.) auquel va aboutir l’exploitation.

Intégrez-vous l’étude des chansons aux séquences classiques ou préférez-vous le faire sous forme de projets ?
J’intègre souvent à des séquences « classiques » l’étude et l’exploitation approfondie d’une ou deux chansons en lien avec la thématique, mais je monte aussi des séquences relevant davantage d’une perspective actionnelle : réaliser une enquête puis un exposé sur un artiste actuel, inviter un artiste à rencontrer les élèves. Cela permet d’englober tous les supports disponibles (clips, concerts, pochettes, sites, etc.).

 

Proposition de séquence par Ludovic Gourvennec

 

Cliquez sur l’image pour découvrir un extrait du dossier

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Publié le par La rédaction NRP